Archive for April, 2006
Une impression de déjà vu
Nous pourrions avoir l’impression de déjà vu, surtout au niveau des déceptions. Souvenons nous, qu’au premier Taui, tout le monde parlait d’erreur politique. De l’impossibilité de ce nouveau gouvernement tauiste de gouverner par manque de capacité ou encore d’expérience en la matière. Pourtant,il a subsisté.
Encore une fois pour le deuxième taui. Tout le monde disait [...]
Le scandale de la connivence
Entre des démissions fantoches, des malversations politiques, et des politiciens immatures, c’est la presse qui sourit. Mais derrière ces slogans de soutien, se cachent des parlementaires en errance politique, réagissant au coup par coup. But Rules rather than discretion.
Les premiers qui souffrent de cette pathologie de la conscience, sont sans équivoques les prétendus « ni-ni », [...]
Le paradoxe d’Oscar
Après la réaction à chaud, j’ai voulu prendre un peu de recul et analyser ces dernières semaines de vie politique polynésienne avant et après la venue de François BAROIN. J’ai découvert un nouvel objet d’étude politique et je l’ai appelé le “paradoxe d’oscar”.
Voilà, en effet, un Président du Pays qui, depuis plusieurs semaines, suit une trajectoire de radicalisation idéologique progressive en excipant son dogme dominant : l’Indépendance. Profitant de ses “missions” à l’étranger, il communique à tour de bras sur l’Indépendance, multiplie les “petites” provocations, profite de diverses tribunes pour semer ses petites graines souverainistes, “banaliser” la question, appeler à l’aide pour le libérer du joug colonial, “éduquer” les réfractaires, rassurer les inquiets, réveiller ses militants endormis, effrayer la bonne société des beaux quartiers, rendre illisible l’avenir économique de nos entrepreneurs, faire rêver nos agriculteurs à propos de la “Noni Republic Maohi”, culpabiliser “l’Etat colonial et sanguinaire”, savonner la planche de Baroin. Bref, Oscar a décidé de dire : Je suis indépendantiste et fier de l’être.
Le bateau ivre…
Pour conserver à n’importe quel prix le pouvoir, Oscar Temaru a employé les grands moyens : retour de ses poids lourds à l’Assemblée, « promotion ministérielle » de certains élus autonomistes des îles. Une stratégie politicienne particulièrement étudiée pour maintenir une majorité à l’Assemblée de Polynésie française
La crise de la démocratie
La démocratie, un grand mot cité par tous les dirigeants politiques en mal de parole, que peut on dire à un peuple sans être controversé ? « Je suis pour la démocratie », d’ailleurs UPLD = union pour la démocratie. Dans cette logique, nous combattons la dictature et le totalitarisme, pourtant c’était une union « d’autonomistes » à l’époque pour contrer des autonomistes. Que vient faire la démocratie ici ? En gros, c’est un grand mot comme « capital humain, développement durable » qui noie le poisson.Passons. Parlons de la crise démocratique en Europe. Attaquer la démocratie ne se fait pas dans l’éthique nationale, alors constatons. La démocratie c’est le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple.
Nicole BOUTEAU : une drôle d’autonomiste
“Pas question de déposer ou voter une motion de censure !” a déclaré Nicole BOUTEAU dans un communiqué relaté par l’Agence tahitienne de presse.
Au moins, les choses sont dites clairement et fortement. Pour ceux qui douteraient encore du positionnement de Nicole BOUTEAU, les masques tombent.
Voilà une élue qui, quelle que soit les attitudes, comportements, déclarations, décisions de la majorité UPLD qu’elle a contribué à faire accéder au pouvoir, annonce tout de go, qu’elle la soutiendra mordicus. Un chèque en blanc en bonne et due forme. Une garantie de soutien sans faille.Un représentant de l’UPLD n’aurait pu mieux dire pour affirmer son allégeance !
Et pendant ce temps là…
On apprend que le prix du pétrole bat des records de hausse. Que nos embouteillages du matin et de l’après-midi vont encore coûter quelques millions supplémentaires qui vont se rajouter aux centaines de millions de F CFP gaspillés en pure perte chaque année par manque d’anticipation et de prospective collective. Que, de colloque en séminaire sur le “développement durable”, on ne sait toujours pas quelle stratégie énergétique nos gouvernants vont mettre en place pour contrôler, voire réduire notre dépendance énergétique.
Et chacun pense à la même question : a quand la hausse -forcément douloureuse - à nos pompes ?
Un développement stérile
La France a fait entrer la Polynésie française dans le 20ème siècle, malgré que l’objectif premier de sa présence résidait dans l’exhibition de sa force de dissuasion. Sans négliger l’Histoire, la prospérité du pays agace nos voisins du pacifique, et fait rougir nos consommateurs, heureux et satisfaits d’être membres de ce village planétaire, que McLuhan appelle la mondialisation. Cependant, les choses évoluent, mais pas toujours dans le bon sens…
L’Assemblée de Polynésie française : lieu de débat, de proposition et de décision ?
A la lecture du discours de son Président sortant, Monsieur Tony GEROS, j’ai été surpris par la faible ambition qui l’a animé pendant son année de mandat. Pour le dire franchement, ses propos ont singulièrement manqué de hauteur de vues. Il s’est beaucoup attardé sur l’organisation interne de l’institution, à l’image d’un chef de service qui décline son rapport d’activité : est- ce celà que l’on attend du Président de l’assemblée délibérante de notre Pays ?
Au chapitre de la politique de l’emploi, j’ai retenu que l’Assemblée avait entériné les mesures d’emplois aidés présentés par le Gouvernement. J’ai aussi noté que la parole avait été libérée : mais a-t-elle été productive ?
Au regard des moyens humains ( une administration autonome à l’effectif important et encadré par un statut du personnel très généreux), budgétaires (plusieurs milliards de F CFP par an) et matériels ( une commission permanente et 9 commissions dôtés de chargés de mission hautement qualifiés) très conséquents que s’est octroyée l’Assemblée, les citoyens-contribuables que nous sommes ne peuvent-ils pas en attendre un rendement plus important ? Une capacité de proposition plus riche ? Un contrôle de l’exécutif plus rigoureux ? Une mission d’évaluation des programmes plus effective ?
Poker Menteur
Le vieux lion se précipite pour féliciter Monsieur Schyle, quelque peu étonné de cette élection dès le premier tour, Madame Bouteau s’en va dire « désolé » à monsieur Géros, ex-président de l’assemblée ; Madame Birk quitte l’assemblée dégoutée : le « bluff » a fonctionné.