Le Président du Pays est sorti conforté de la récente mini- crise, ce qui lui permet de retrouver une majorité à l’ Assemblée, majorité fragile il est vrai. On a vu également, toutefois, que certains représentants semblaient plus soucieux de leur intérêt personnel que du respect de leur électorat, et de l’ électorat en général. Ces représentants peuvent aisément passer d’un camp à l’autre, sans état d’âme affiché.

Dans ce cas, le Président aurait toujours la possibilité légale de faire ” redescendre “deux Ministres et d’obtenir la majorité absolue , pourquoi pas, sans que soient pris en compte les deux sièges qui favorisèrent son élection en 2004, puis 2005. Ainsi, sauf événement fortuit, ou troubles sociaux, le Président et son équipe gouvernementale disposent de trois années pleines, jusqu’ en 2009 dans un premier temps, pour mener à bien leur politique et leurs projets. Ils disposent du facteur temps.

Le Président convenons- en, a bien joué, jouant intelligemment des qualités des uns et des autres ces dernières années. Les faits sont là, il connaît bien les ressorts élémentaires de l’ humain, et maîtrise parfaitement la communication à tous niveaux. Ce constat n’ est qu’ un constat, et renvoie à d’ autres dimensions , comme la dimension éthique, que nous avons passée sous silence, et que nous croyons essentielle.

Nos amis lecteurs, s’ils le souhaitent, peuvent la prendre en compte, et commenter son absence, source de dangers pour la démocratie. Cette carence éthique en effet, d’où qu’elle vienne, pourrait avoir des répercussions sur les comportements de nos concitoyens, et ceux de la jeunesse en particulier.

Ne détenant pas la vérité, ni de solution miracle, nous espérons tout simplement amener nos lecteurs à s’ engager dans l’action politique en fonction des quelques principes fondateurs de la démocratie.