Le mensonge collectif

Par Noindep • 26 April 2006

C’est fait, et cela à partir d’aujourd’hui. Les prix des cigarettes et de l’alcool vont subir leur rééchelonnement fiscal, afin de lever des fonds propres pour financer la réforme solidarité obèse en objectifs, maigre en incidences. Ce pacte solidarité, qui a provoqué le blocus des voies publiques il y a seulement trois mois, a été rangé aux oubliettes sociales, au profit de scènes de ménage politiques, à la fois déconcertantes et dénigrantes.

Les 2.3% d’inflation des prix à la consommation viennent de tomber pour 2005 d’après l’IPSF, soit 1.5 points d’augmentation depuis 2004. Les statisticiens tentent de corriger ce glissement des prix, par des ressources énergétiques et alimentaires devenues plus rares, donc plus onéreuses. Cependant le discours est incomplet. L’augmentation pré-électorale du salaire minimum en 2004, a sa part de responsabilité dans cette envolée des prix. Le territoire a semble t-il sous-estimé le mal être de toutes les économies des années 70, en augmentant de 25% le SMIG pour flatter les minorités sociales et acheter leur bonne conscience d’électeur qui n’ont semblent t-il jamais bénéficié des retombées d’une telle politique. Allez savoir pourquoi.

Le niveau de vie d’ailleurs, parlons en, de cette croûte dure qui stérilise notre développement.

L’augmentation des salaires, induit forcément, et indubitablement de l’inflation, surtout lorsque l’augmentation des salaires n’est pas corrélée avec celle de la productivité. Une productivité, d’ailleurs, qui est absente de toutes les proses analytiques de nos politiciens, et dont le débat économique néglige tout bonnement la notion, alors qu’elle figure au sommet de toutes les préoccupations des gouvernants qui osent avoir la prétention de vouloir développer leur pays. La productivité du pays, est, à tout égard symbolique, dû à un secteur tertiaire majoritaire et improductif de biens, représentant presque 90% de la richesse annuelle, et d’un niveau de vie artificiel, exponentiel et providentiel. Son augmentation accroît le préjudice d’une équité sociale.

Le niveau de vie d’ailleurs, parlons en, cette croûte dure qui stérilise notre développement. Il a été augmenté de plus de 1000% depuis les années 50, dû principalement aux transferts massifs de l’Etat. Ce sont les fonctionnaires d’Etat, qui, grâce à leur indexation salariale de 1.84, font vivre l’économie du territoire, qui s’est depuis des années assoupie sur cet oreiller en or. Un avantage coûteux, selon les dires de la commission des finances de l’Assemblée Nationale, en proie à cette subvention publique d’ancien régime. Pourtant retirer cette indexation, mettrait l’économie sur le flanc, c’est le suicide statistique d’emblée, de l’inflation à la croissance. Le niveau de vie diminuerait, en effet ! Les plus naïfs, seront donc favorables à cette suppression de l’indexation, comme une solution visant à favoriser l’essor du tourisme, l’investissement étranger et la croissance sociale.

Développer, rappelons le, c’est augmenter le niveau de vie d’un pays, en tentant d’améliorer la qualité de vie de ces citoyens.

Seulement, rien n’est si simple. Une baisse du niveau de vie, n’attirerait pas les investisseurs, mais les ferait fuir. Investir relève de trois critères : la liquidité, le rendement espéré et le risque. Si le niveau de vie du pays décroît, c’est le risque qui croît pour les investisseurs, car un pays à l’inflation négative, ne fonde que l’inquiétude et l’incertitude économique, pire, lorsque c’est une économie fragile. De plus, un pays à vocation touristique, doit instaurer en plus d’une société de confiance, un crédit de confiance. Le touriste fuit tout lieu où un risque d’instabilité politique ou économique existe. Voilà pour ceux qui clament que la baisse du niveau de vie est le seul moyen de fonder notre stratégie de développement.

A celà, s’ajoute la décrue de notre pouvoir d’achat. Si notre niveau de vie décroît, notre pouvoir d’achat global diminuera conjointement, alors que le prix de nos importations stagnera, voire réagira à la hausse. Baisser le niveau de vie n’est guère la solution. Il faut aujourd’hui procéder à de nouvelles études de stratégies, et arrêter de sauter pieds joints dans la marmite de la naïveté. Développer, rappelons le, c’est augmenter le niveau de vie d’un pays, en tentant d’améliorer la qualité de vie de ses citoyens. Le problème de la Polynésie française, est celui d’avoir développé avant de créer.

  • Aujourd’hui, la croissance est bonne, le PIB augmente, mais combien de temps allons-nous continuer à croire à ce mensonge collectif que nous voulons, à tout prix, tous protéger ?

Commentaires

Par Pépé Tama le 27 April 2006 at 3:42

Effectivement une bonne gouvernance en autonomie impose de ne pas se contenter du moindre effort en s’appuyant sur le filet de sécurité que sont les transferts d’Etat, il faut au contraire avoir une politique du mieux possible avec des réformes intelligentes, plutot que du minimum, avec simple gestion des affaires courantes.

Cela impose de faire avec les contraintes qui sont les notres un haut niveaux de vie, qui peut aussi etre notre force pour construire comme l’a Dit Noindep une société de confiance. Et cela en tenant compte des réalités de la mondialisation en sortant de notre bulle artificielle, qui nous offre l’illusion de croire que les salaires peuvent augmenter sans commune mesure avec la productivité sans effets néfastes !

Voila de bien bonnes analyses,
mais que fait on avec de tels ploucs au pouvoir?!
C’est vraiment dommage d’avoir de tels incompétents qui nous dirigent! A les voir "s"exhiber" et se fahua a la télé toutes classes confondues, on dirait qu’ils sont enarques ou diplomé de harvard! ils ont jamais tort!
sapristi va, mettez vous au boulot messsieurs les politiciens "pito-iste"!
Les idées ne manquent pas pourtant!
qu’attendez vous pour monter ne seraient ce que des veilles strategiques dans tous les domaines polynesiens?!
On devrait imprimer tous les articles de ce site et les envoyer en recommandé a la presidence ou a la depeche!

Merci pour ce bon site ou les idées "argumentées" ne manquent pas, et où c’est toujours agréable "passer",et voir que des gens a tahiti savent encore refléchir OBJECTIVEMENT …
maururu roa d’un tahitien résidant à Angers (FRANCE) pour les etudes. . .

Par Noindep le 27 April 2006 at 15:12

En effet, Pépé Tama, l’autonomie n’est pas un droit, c’est un devoir et une responsabilité, qu’il faut savoir entretenir en tentant d’être chaque jour plus performant que la veille. Il manque l’existence d’une réelle politique de confiance, ce qui ne permet en outre pas d’instaurer la dite société de confiance.

Il est également vrai, que les politiciens continuent de vivre dans leur bulles collectives, celle de méconnaître l’analyse économique de leur politique, puisque ils ne s’attardent que sur l’audience que leur réformes prendront, plus que sur l’efficacité qu’elles sont censées en résulter. Il s’agit ici de l’analyse faite par le Public Choice, les politiciens recherchent avant tout leur satisfaction personnelle, loin même de celle de ses populations.

Néanmoins, je maintiens, que nous pouvons encore tenter convaincre la société qu’il n’est pas trop tard, et leur faire comprendre que les apprences sont très souvent trompeuses. Regardez le SMIG et son augmentation, la plus part des gens sont convaincues que cela améliore le bien être social, alors que ça accentue la précarité et le chômage.

De plus, faire comprendre aux gens, que la précense financière, mais aussi régalienne de l’Etat est indispensable relève d’un défit de logique pour les indépendantistes. Nous venons de le voir, les fonctionnaires sont les premiers à soutenir la croissance et la consommation. Le retrait de l’Etat serait s’attrophier du poumon de la consommation, et mettre notre économique dans le péril le plus absolu.

Néanmoins, il faut commencer à s’auto gérer, à apprendre à s’émanciper, en développant des ressources financières durable, car il est certain que le participation financière de l’Etat risque de diminuer, et pire, si la Polynésie de son côté de ne fait pas l’effort de se développer.

Que proposons-nous donc pour développer durablement notre pays ?

Par pedigree pall le 27 April 2006 at 17:22

alors, quelqun à la fameuse réponse ?

car crise il y a vraiment !

Par Noindep le 27 April 2006 at 17:34

Oui la crise s’est installée, et elle semble perdurer.
La réponse doit émaner de nous tous de cette jeunesse polynésienne, qui doit à la fois prendre position, et avoir conscience d’être les acteurs du développement de demain.

Je reitère donc la question :
Que proposons nous donc pour développer durbalement notre pays ?

Par inflation le 27 April 2006 at 19:18

Ia orana,

vous avez du écouter l’analyse concernant l’inflation polynésienne replacait dans le contexte mondiale.

3 remarques intéressantes :
- la reprise de la montée du dollar
- la hausse du pétrole qui a eu un rôle prépondérante dans l’augmentation des charges de toutes les entreprises de transports conduisant pour exemple pour les transports aériens à une hausse de 15 %
- pourle reste du monde la hausse est entre 2 et 4 %.

Par Oscar le 27 April 2006 at 20:40

"Veille stratégiques" ? C’est quoi alors ?

Par Noindep le 27 April 2006 at 21:18

J’aimerais eclaircir certaines choses concernant les propos de Mr Inflation, qui j’espère connaît ses poésies monétaires.

Première chose, une croissance forte, est en tout état cause inflationniste. Car la consommation est forte, le crédit l’est aussi, et l’investissement également. Une croissance forte s’accompagne souvent d’une légère inflation, et est même très favorable. C’est le cas de la Polynésie française.

Néanmoins, les analystes de l’ISPF n’ont démontré uniquement les causes de l’inflation mondiale, soyons clément, l’inflation régionale (pacifique), et non les causes de l’inflation locale. Ils essaient en plus ce cela, de nous faire avaler la pilule qui dirait, que l’inflation polynésienne et son augmentation de 1.5 points, est dû principalement à la conjoncture mondiale. Erreur !

Primo, la hausse des produits pétroliers a été largement compensé par le fond de régulation des produits pétroliers, qui a réussi à maintenir le prix du litre d’essence en dessous du prix de marché. Jetez un coup d’œil sur les prix à la pompe française : Plus de 170 Frs /litre.

La reprise de la montée du dollar est tout sauf un facteur explicatif, puisque nos avoirs sont en Euro, et à savoir on exporte rien, donc cela ne nous pénalise pas, étant donné que nous sommes dans une zone euro, et non une zone dollar. L’augmentation du dollar, nuirait à l’exportation de nos bien vers les marchés américains, encore faut-il que l’on exporte quelque chose.

Et enfin, les transports aériens. L’augmentation du prix du billet n’a eu aucun effets néfastes sur le tourisme. Puisque le nombre de billets vendus a augmenter. Et ce n’est pas parce que Air Tahiti Nui augmente ses tarifs, que l’inflation globale des prix va subitement prendre 1.5 points. Seuls les politiques de prix d’ATN ont un impact significatif sur l’inflation des prix à la consommation.

Il faut savoir être réaliste, les perpétuelles politiques des gouvernements, autant celui de Mr Flosse que de Mr Temaru, ont été pour la plus part inflationniste. Augmenter le SMIG provoque immédiatement de l’inflation. C’est un fait ! L’analyse de l’IPSF est par mesure incomplète et seuls les naïfs seront convaincus et noyés sous un effet d’autorité. N’oubliez pas, « les statistiques sont la deuxième forme de mensonge » dixit Churchill.

De plus l’inflation mondiale que l’ISPF et que Mr Inflation récite dans le commentaire 5 est une inflation monétaire. Celle de la Polynésie française est une inflation des prix à la consommation. Ce sont deux entités différente, à ne surtout pas confondre. Ce sont deux analyses certes non indépendantes mais différentes. L’inflation est en plus, un phénomène toujours et partout un phénomène monétaire. Relisez Milton Friedman.

Je demanderai donc à Mr Inflation, et à tous ceux qui veulent démontrer certaines choses, d’argumenter et ne pas se contenter de recracher des proses journalistiques comme celle de Tahiti Presse, qui ne sont juste exposées et jamais expliquées. Le journalisme et l’économie sont séparés par un fossé, que l’on nomme la réflexion.

Par Noindep le 27 April 2006 at 21:29

"Veilles stratégiques ?"
Que veux-tu dire au peuple Oscar ?

Par pedigree pall le 28 April 2006 at 12:20

ben alors, pas d’idée pour le développement durable ?

1 - donner de l’eau potable à tous et de l’eau propre pour se laver et se baigner
2- donner de la nourriture saine à tous
3- traiter l’(ensemble des déchets produits par la société (ordures ménagères, eaux usées, eau pluviales, déchets industriels)
4- supprimer ou limiter au max les nuisances (odeurs, pollutions, qlté de l’air, bruit…) pour un cadre de vie "normal"
5- assurer l’éducation de base de tous
6- ensuite, donner un travail à tous,
7 pour finir, le toit !

et ça dans l’ordre , et après on aura une société qui tient debout et qui peut envisager de se développer !

Par Mr INFLATION (bis) le 28 April 2006 at 12:23

Ia orana,

petit indicatif sur le cout pétrolier et le fonds de régulation qui selon NOINDEP n’a pas d’influence.
Je bosse dans une société qui a une flotille de 60 véhicules (PL / VL) nous nous retrouvons depuis la dernière augmentation avec un surcout de 600 000 F par mois soit 7 200 000 F de charges de produits non stockés par an. Résultat des marges qui sont rognés.

Entre autre je rappelle que toute augmentation du coût du pétrole induit aussi une augmentation du Gaz pourquoi à cause de convention stupide qui se pratique mondialement, résultat depuis la dernière augmentation 5 F de plus par kilo de butane soit 65 F par soit une inflation de 2.35 %.

Cette augmentation a des effets induits sur tous les produits manufacturés voir produits finis qui sont importés puisque si ici nous avons un surcout des charges non stockés, il est clair que l’on en europe ou en amérique, les effets sont identiques et pour certains industriels c’et une répercussion directe dans les prix de revient, il ne faut pas non plus^être dupe, cette augmentation a eu des effets sur nombreux prix.

Pour le cas de notre société, nous échangeons sur 2 monnaies Euro et Dollar mais 60 % des échanges se fait sur la monnaie européenne, je ne te parle pas de ce qui échange avec la chine.

Je rappelle aussi que certains échanges avec la NZ et l’australie et pour ceux qui suivent les Taux de change en 1 an on a vu le dollar NZ passait de 56 à 65 F et le dollar Aussie de 64 F à 75 F, nombreuses sociétés qui échangeait ont connu des difficulté de trésorerie et de fonds de roulements.

Pour terminer, l’analyse du coût de la vie et de l’inflation faite par l’ISPF n’est faite que sur un panel de produit bien défini ainsi certains produits manufacturés ne sont pas pris en compte dans cette étude permettant ainsi de dégager une moyenne pondérée.

En espérant avoir apporter quelques réponses à la REFLEXION

Par Noindep le 28 April 2006 at 13:10

Je suis tout à fait d’accord avec ton analyse, la mienne n’infirme pas tes propos. Mais je maintiens que refuser d’admettre que cette inflation de 2.3% ne relève que de la conjoncture mondiale, je maintiens que le débat est erroné et que l’analyse est incomplète.

Je suis d’accord avec toi, l’inflation mondiale a eu un effet conjoncturel, sur l’inflation à la consommation, chose normale, nous vivons de nos importations, accentutant le déficit commercial vers la dégradation.

Ton entreprise a certes accusé des sucroût, concernant cette augmentation fulgurante de l’or noir. Néanmoins, le fond de régulation a amplement compensé les effets de cette hausse mondiale, et permis à tous de ne pas subir d’effets systémiques.

Mais si le gouvernement de 2004, comme celui d’aujourd’hui, n’avait pas EN PLUS, ajouter des politiques conjoncturelles inflationnistes, je suis certain que les 2.3% d’inflation, notant les 1.5 points d’augmentation, n’aurait pas atteint une telle hausse.
Oser vouloir faire porter le chapeau à l’économie mondiale, qui serait responsable de notre mauvaise gestion à la fois économique et politique paraît très déplacé.

A ce moment là, il aurait fallu pratique une déflation des prix, en réduisant les taxes d’entrées d’importations, au lieu d’augmenter tout les salaires de 6000frs, qui ont tout fait, sauf relancer la bonne vieille croissance. La relance par la consommation, n’a plus aucun impact aujourd’hui, les années 80 l’ont démontré, les politiques conjoncturelles, n’ont de toute manière que des effets néfastes.

Mais les coûts qui ont le plus augmenté aujourd’hui, ne sont les frais logistiques et énergétiques. Ce sont bien les frais salariaux, avec une augmentation de la masse salariale, rendu obligatoire dû à la hausse de 6000frs de chaque salaires, qui rend symbolique, le rabais octroyé par le gouvernement sur les cotisations patronales. Donc ne venez pas me dire, que les augmentations du court du Brut, qui a augmenté de moins de 10frs en 2004 est le responsable de cette inflation, sachant que les entreprises utilisent beaucoup plus le diesel que le sans plomb. 10 frs d’augmentation à la pompe à tout casse, disant 600 000frs par mois, penses-tu que cela compense les 6000frs d’augmentation, qui n’ont seulement accru la masse salariale, mais qui de sucroît favorise l’augmentation du niveau de vie, et de facto la naissance d’une véritable fracture sociale ? En sachant que le cours du baril va finir par redscendre comme à son habitude, alors que les coûts salaraux seront toujours les mêmes et continueront de péréniser une inflation STRUCTURELLE, et NON CONJONCTURELLE ?

Et face à cette inflation, que penses-tu que va faire ton patron, qui voient ses marges bénéficiaires diminuer et ses coût augmenter ? Quelle est la réaction première d’un chef d’entreprise ? Liciencier, car cela lui permet de rétablir l’équilibre de sa masse salariale, et de faite permettre de rétablir sa marge. Voilà les conséquences de cette augmentation des salaires que chacun continu de protéger, en disant que l’augmentation des salaires améliore le bien être social. Mensonge !

Les seuls moyens de réaliser des politiques efficaces seraient de pratiquer des politiques monétaires, des pratiques libres des taux d’intérêt, qui nous permettrait ainsi de compenser les caprices des monnaies internationales, devant lesquelles on reste impuissant. Mais c’est une compétence, qui malheureusement reste de compétence étatique, à mon sens, cela est bien dommage.

Par Mr inflation (ter) le 28 April 2006 at 15:49

Salut NOINDEP,

Concernant l’augmentation de la masse salariale, je te dirai qu’elle est moindre que s’il n’y avait pas eu les effets de Autaeaera’a à savoir + 6 000 F sur tous les salaires compris entre 125 000 F et 700 000 F avec en contre partie une baisse des charges patronales.

En effet, la société dans un contexte normal se retrouve avec 1 % d’anciennété s’ajoutant chaque année sur l’ensemble de la masse salariale + X % lié à l’indice du cout de la vie, mais grâce à Autaeaera’a les syndicats ne peuvent plus sur une période de 3 ans négociés l’indice du coût résultat nous nous retrouvons avec une augmentation de 3.5 % de la masse salariale au lieu des 5 % habituel.

Pour l’heure, l’augmentation de 6 000 F est compensé par une baisse des charges patronales ce qui est intéressant pour ton patron qui se respecte, seulement certains n’hésitent pas à répercuter cette augmentation de 6 000 F sur leur prix de revient ce qui est une fraude car il bénéficie d’allégement.

Donc si j’étudie le cas de ma société, voici les postes en augmentations :
- Achat non stockés (gazoil/gaz)
- Achat extérieurs (NZ / USA / Euro)dont les PR ont augmenté depuis la crise pétrolière
- Achat Matériel (locale) idem prix de revient en hausse.

Poste en baisse
- OPT / Vini / Mana / EDT

Pour notre part, nous n’avons effectué aucunes hausses de prix liés à la conjoncture car pour notre Fonds de Roulement est toujours positif ce qui ne doit pas être le cas pour toutes les sociétés, par contre nous avons procédé à un redéploiement du personnel pour réoptimiser les postes, par contre nous ne prévoyons pas de création d’emploi jsutement dans cette logique de maitrîse des dépenses et de rentabilisation.

Pour en revenir aux nouvelles taxes (alcool & tabacs), bien que ce soit des taxes qui auront un effet sur la consommation je pense qu’elle auront un effet positif sur le poste dépense santé du gouvernement car moins de consommation d’alcool et de tabac conduisent à moins de maladies qui coute cher à notre société (Cancer, sirose, alcoolisme, etc…) mais oui elle joue un rôle dans l’augmentation de l’inflation.

Je voudrai juste te rappeler que du temps de l’ancien gouvernement des taxes supplémentaires avaient été mis en place (Véhicule utilitaire, Double taxation sur les produits sucrées et alcools) et avaient aussi un effet inflationniste.

Il est claire que toute taxe influe s’il n’y a pas de phénomène de compensation (baisse des droits d’entrée, etc..)

Pour finir, l’inflation est lié à plusieurs éléments conjoncturelles et structurelles (crise de certains secteurs d’activités, taxes, pétrole).

Au moins nous sommes sur la même longueur.

Il est évident que la fiscalité polynésienne doit être revu car un produit que tu achètes 100 F à l’extérieur une fois sorti de douane frêt compris te reviens à 182 F, à cela tu ajoutes la marge moyenne de 30 % (couvrant les frais de sièges, immobilisations, investissements) cela conduit à prix de vente de 236 F soit 136 % entre le prix de départ et le prix de vente… C’est là qu’il faut actionner et nulle part ailleurs pour voir le cout de la vie baisser.

Allez bon week end (Le partisan)

Par Noindep le 28 April 2006 at 19:48

Cette fois-ci je suis d’accord Mr Inflation, car tu reconnais une part de structurelle, mais Je le reconnais également, une part de conjoncturelle.
Nos analyses se complètent, mais malheureusement, ne produisent qu’un constat malheureux de la santé de notre économie.

Il faut désormais trouver des solutions, pour améliorer le rendement de nos investissement, et développer une véritable productivité, et la place au coeur des débats et au sommet des objectifs de croissance. Le pouvoir, comme chacun, doivent comprendre, que ce n’est pas à coût de politiques de relance budgétaire, qui ne fonctionnent plus, que l’on rend notre économie plus performante. Bien au contraire, cela accentue l’handicap social, et ne développe pas le marché de l’emploi. Car rendre l’économie plus performante coûte cher, et ce n’est pas à coup de matracage fiscal, que l’on peut lever des fonds d’une façon efficiente.

Il convient de trouver, après ce beau constat de faits, les solutions pour garantir une économie productive.

Quelles solutions fiscales, économiques, et politiques, envisageons nous pour rendre notre économie plus performante ?

Par Mr INFLATION (partisan) le 2 May 2006 at 14:45

Ia orana,

- Abattre les positions monopolistiques dans certaines activités (EDT/OPT)
- Diminuer le taux d’endettement des foyers (Achat de gros 4 X 4)
- Relancer une dynamique au niveau de la création d’emploi, hélàs, je dirai que très peu ose franchir le pas de la création d’emploi car le parcours est long & difficile
- alléger la fiscalité (droit d’entrée, TDL, etc…)

Les pistes sont nombreuses faut il qu’elles deviennent une priorité pour le gouvernement actuel…

A +

Par Noindep le 2 May 2006 at 21:17

Les propositions sont claires et précises, je ne peux qu’y adhérer.
Cependant…

Abattre les positions monopolistiques, dans le domaine des télécoms et de l’électricité nécessite un désengagement massif du gouvernement, et l’arrêt des subventions publiques. Reste à savoir si la fin d’un monopole sur un marché aussi concentré et étroit qu’est celui de l’électricité à Tahiti, ne risque pas de faire augmenter les prix. Car, EDT en tant que monopole publique, dispose de rabais fiscaux conséquents, sur ses importations de brut, et de très fortes défiscalisations. Cela s’appliquera t-il autant pour toute la concurrence si un jour il y en avait une ?
Et le marché n’est-il pas trop étroit pour s’ouvrir à la concurrence ? Le coût d’entrée n’est-il pas supérieur aux profits escomptés ?

Il faudrait en effet diminuer l’endettement des ménages, dont le CESC a statué l’an dernier que presque 70% des ménages étaient surendentés c’est à dire d’un taux d’endettement supérieur à 40%.
Mais cet endettement n’est-il pas quelque part, le moteur de la consommation, et donc de la croissance économique ?
Cependant, je suis d’accord, les banques devraient arrêter de favoriser les crédits à la consommation, notamment concernant les véhicules, avec des taux de plus en plus bas, uniquement dans un but de satisfaire les désirs des concessionnaires de la place. Il faut à mon avis, privatiser le secteur bancaire, c’est à dire la Socredo, qui soutient les politiques gouvernementales, parfois défaillante.

Pour l’allègement de la fiscalité, je suis tout à fait d’accord, cela va réduire certes les marges de 30% des grandes entreprises, mais il est aberrant de faire encore du protectionnisme en 2006 !

Par Serge le 2 May 2006 at 22:03

L’électricité est un monopole naturel et il me semble difficile de faire jouer la concurrence quand on connait les coûts fixes de cette activité pour un nouveau venu.Mais il est vrai qu’à l’abri de ce monopole, les dirigeants et les salariés de cette entreprise se "gâtent" par des salaires très élevés et des profits plantureux.

OPT : oui en ce qui concerne les mobiles, ainsi que les sevices dérivés.Difficile pour les lignes fixes ( ex France).

La création d’emploi vient de l’activité et de l’esprit d’entreprise. On peut donc pas la décréter.

Alléger la fiscalité : oui, mais…
la TDL sert à protéger les activités locales. si on ne les protège plus, que fait-on pour reconvertir les salairés concernés ? Où les met-on ? Il convient donc d’abord d’identifier les secteurs d’avenir et les développer et faire en sorte que les demandeurs d’emploi s’orientent vers ces activités porteuses. A partir de là, le coût de reconversion des activités obsolètes sera limité.

Réduire le train de vie gouvernemental et administratif permettra déjà d’alléger ou de maitriser la pression fiscale. Il faut donc d’abord identifier les sources d’économies et mettre à exécution un plan d’économies.

On peut notamment se demander si tous les secteurs doivent être traités à égalité : culture, artisanat, économie, sports… A un moment donné, il faut faire des choix.

Construisons d’abord une bonne économie.C’est la priorité des priorités.

Par JEAN le 3 May 2006 at 11:58

Pour rebondir sur la question de l’inflation (+2,3% en 2005), il est vrai que l’inflation importée a joué un rôle. Cela étant, l’explosion du poste alimentaire (+3,6%) doit beaucoup à la réforme des PPN. Quant au manque de concurrence, je crains que dans la grande distribution il soit trop tard. Pendant que le gouvernement tergiverse sur l’opportunité de mettre en place un droit de la concurrence et une limitation des position dominante, le Groupe WANE a atteint une taille critique en acquérant sur la presqu’île un supermarché (désormais CHAMPION) et en en ouvrant un autre à Mahina. Aujourd’hui, la présence est telle (75 % des hyper/super; 30% des ventes alimentaires du territoire) que nul fournisseur ne peut plus refuser les conditions du groupe s’il veut vendre…

Bonne nouvelle pourtant, dans le secteur bancaire.

L’Etat vient d’étendre en Polynésie toute la partie du Code de Commerce sur les abus de position dominante et les atteintes à la concurrence.

La SOCREDO risque d’en prendre plein les dents une fois que l’information aura circulé.

Voici qq propositions, rendues publics par ailleurs, sur les qq points développés par Mr INLFATION:
- Abattre les positions monopolistiques d’EDT/OPT. Pour l’OPT, il suffirait déjà de supprimer le droit d’entrée prévu par FRITCH pour pouvoir avoir une licence d’opérateur (s’applique pour internet, téléphone mobile et téléphone fixe avec des niveaux variables). Ces droit d’entrée ont été fixés si haut qu’aujourd’hui, l’investissement déjà lourd à réaliser interdit toute ocntestation du marché. BD MULTIMEDIA et le Groupe SIU sont sur les rangs…mais rien ne bouge, l’indécision étant le trait caractéristique de nos nouveaux "décideurs".
Pour EDT, la question est plus complexe. EDT n’a pas le monopole sur la Polynésie en amtière de production d’électricité. Dans nombre de communes des îles, c’est d’ailleurs encore les municipalités qui produisent directement l’électricité pour leurs administrés. Progressivement, cependant, la concession de l’EDT/ELECTRA est étendue.

Sur TAHITI, EDT possède une cv avec le PAYS. Elle doit faire l’objet d’une renégociation cette année. L’affaire avance peu, le Vice-président cherchant un nouveau conseiller spécialisé dans la compréhension des structures de prix pour négocier au mieux la nouvelle convention. Comme tout gouvernement efficace, après trois mois de recherche, on n’a pas embauché un économiste ou un financier, mais…. un halyeute (un spécialiste des bêtes à nageoire). Une façon de noyer le poisson?

Mais bon, cela étant, une bonne renégociation de la Cv avec EDT nécessiterait au préalable la détermination d’une stratégie énergatique qui irait de la rationalisation du transport des hydrocarbures jusqu’à la promotion d’énergie alternative (production solaire ou hydro, centrales à biocarburants)et à l’incitation à la baisse de la consommation (pénalisation des véhicules consommant plus de 5l/100 km, somme utilisée pour baisser le prix des véhicules à moins de 5l/100km).

A ce jour, seul le transport d’hydrocarbures a fait l’objet d’un début de rationalisation (classé service public depuis peu).

Mais comme pour le reste, rien n’a a été fait, il faut bien comprendre que toute annonce de baisse ou de maintien du prix à la pompe des hydrocarbures est pure démagogie (ou populisme).

Car, les problèmes fondamentaux ayant conduit à la ruine du FRPH ne sont pas résolus (forte consommation et prix élevé)et que l’alimentation par des subventions du budget général ne font que remplacer un mode de financement (la péréquation) par un autre (c’est indirectement la TVA et les impôts sur les sociétés qui assurent l’équilibre du fonds).
- De l’allégement de la fiscalité d’entrée. C’est une bonne chose pour stimuler la concurrence. Une réduction des barrières douanières est d’ailleurs essentielle si le ministre de l’Economie ne veut pas se planter avec sa réforme des prix. Libéralisation sans ouverture barrières doaunières se traduira immanquablement par une hausse importante des prix.
- Relancer uen dynamique de création d’entreprise. Il est vrai que le CFE, s’il a améliorer les procédures, n’est pas la panacée. Les patentés sont toujours obligés d’aller aux contributions où l’accueil et les horaires sont loin d’être à la hauteur. La polynésie est très en retard en matière de téléprocédure. A titre de comparaison, en Nouvelle-Zélande, les entreprises peuvent mettre à jour toute les déclarations obligatoires directement sur le site du registre du Commerce. Je me souviens avoir discuter avec une chef des contributions sur l’intérêt de décentraliser le recouvrement des impôts dans les communes, avec une borne d’accès dans les mairies permettant aux contribuables qui n’ont pas internet (essentiellement des patentés) d’entrer les éléments servant au calcul de leur impôt (avec l’assistance éventuelle d’un agent communal partiellement rémunéré sur le rôle du personnel des Contributions).

"Vous n’y pensez pas : compétence Territoire! Info confidentielles! Ca ne se fait pas en métropole!" (ah! la bonne référence)

Des arguments tous plus fallacieux les uns que les autres pour éviter toute réforme (à noter que la Douane qui possède des compétences fiscales a opté pour un système décentralisé depuis quelques années avec SOFIX et qui satisfait aujourd’hui tous le monde, utilisateurs comme administration.

Par Noindep le 3 May 2006 at 15:05

“Les gens doivent faire des choix” . Principe n°1 des principes d’économies de Gregory Mankiw. En effet Serge, nous devons faire des choix sur les priorités à donner à tel ou tel secteurs, et éviter de décréter 85 priorités nationales comme le font les politiciens en France. A mon sens, il faut privilégier les marchés qui favorisent l’essor de l’emploi, et ceux qui permettent d’asseoir notre autonomie financière. Car « en général, les marchés constituent une façon efficace d’organiser l’activité économique ». (Principe n°6)

La pêche notamment, secteur qui traverse ces temps ci une crise majeure, et qui doit faire face à un ministre muet, risque encore de poursuivre sa faillite conjoncturelle.

Je pense que le gouvernement doit apprendre à vivre de manière modeste, comme ils prennent plaisir à faire en Suède, et avec une gestion transparente. Mais nous héritons de cette “grandeur française”, d’un train de vie digne des monarchies anciennes, l’héritage culturelle est bien sauvegardé, malgré que le gouvernement actuel local se réclame d’une modestie de gestion. 18 ministères, et un budget en déséquilibre, j’ai peine à y croire.

En tous les cas, construire une bonne économie, passe par un cadre institutionnel favorable, tel que Fogel et North le détaillent. Il faut à mon sens, favoriser la concurrence, et ne pas tolérer que les 5 premières entreprises du territoire soient des monopoles, ou des quasi-monopoles. Carrefour, EDT, OPT, Air Tahiti…

Ouvrir à la concurrence, comme je l’ai dis dans l’article, une concurrence clientéliste est loin aujourd’hui de faire l’unanimité, car nous sommes ancrée dans un marché, où il existe des monopoles naturels, comme celui de l’EDT. Pourquoi pas, à condition d’être transparent de gestion, et de favoriser le développement global, plus que l’enrichissement d’une seule firme. Principe n°7, « le gouvernement peut améliorer les résultats du marché ».

Il faut donc mettre en place une société de confiance, une relation de confiance entre le territoire et la population, et que les relations soient soutenue par un contrat légitime. L’un ne vivant pas sans l’autre et réciproquement.

Il s’agit donc, et c’est un défit pour ce gouvernement, de mettre en place une stratégie, redonnant à l’économie la priorité qu’elle doit détenir, tout en réformant la structure de cette dernière, très archaïque, et très sclérosé, et de redonner vie à une société en panne de croissance sociale, une nouvelle impulsion. Principe n°4, « les gens réagissent aux incitations ».

Le défit est là, à nous de voir si nous avons le courage de le relever.

Par JEAN le 5 May 2006 at 11:59

Contrairement à NOINDEP, je nourris de sérieux doutes sur le caractère "conjoncturel" de la crise de la pêche. Une crise conjoncturelle ne dure pas 5 ans.

Plus fondamentalement, je crains que les ressources aient été surévaluées. Certains scientifiques à l’origine des premières estimations d’un stock de 100.000 t sont revenus sur la solidité de leurs chiffres (en indiquant avec insistance sur le fait que la fragilité de l’estimation avait été communiqué aux décideurs de l’époque). L’étude faite récemment par la Commission du Pacifique Sud en collaboration avec le ministère local de la pêche ne semble pas remettre en question cette estimation (je dis semble, car je n’ai pas eu l’étude sous les yeux).

En fait, dès 2003 des conseils avaient prévenu les ministres concernés qu’il fallait suspendre la production de thoniers, la ressource n’étant plus là (sans qu’on ait à ergoter sur l’origine de la fuite des poissons, qu’il s’agisse de surpêche liée aux coréens qui pêchent illégalement dans la zone, El Nino, ou tout simplement de surpêche locale), il fallait réduire la voilure, d’autant que Tahiti Nui Ravai connaissait de sérieux problèmes de gestion (et là c’était moins un pb de ressources thonières que de ressources humaines et de petits arrangements entre amis qui ont amené à siphoner les maigres fonds de TNR via le marché de convoyage des thoniers de Chine vers Tahiti, cf affaire SHIPSCHANDLER).

Aujourd’hui, le secteur de la pêche est un secteur sinistré et cela est lié tant au manque de vue des autorités (on a produit les bateaux, mais on a oublié de former les marins!!!!)et de l’individualisme des acteurs de la filière, dont la vision se limite à enregistrer un bénéfice immédiat. Et pourtant, ils sont choyés!
Gazole à prix superréduit; Glace subventionnée; Bateau subventionné; Pas de sécurité sociale pour les marins (qui n’ont pas le statut de salariés); Subvention du fret vers l’étranger; Taux de change garanti pour les exportations.

Tous ces systèmes ont été mis en place très rapidement et ne font l’objet que d’un contrôle très, très succinct, ce qui facilite d’autant plus facilement la fraude. Et cela, sans garantie d’efficacité, car à la base, il n’y a pas de poissons à pêcher.

Ce n’est donc pas pour demain, ni après demain que la pêche sera notre troisième ressource….

Il est même fort probable qu’après avoir subventionné la construction de bateaux, leur exploitation, on financera sous peu le rachat de ces navires (pour les détruire) et qu’on financera des formations de reconversion pour les marins.

L’histoire se répéte : A la fin de années 1980, la première tentative de développement avec la POMAFREX devenue SA TUNA avait fini lamentablement par une liquidation et des dettes épongées par nos impôts, une déclaration de gestion de fait pour qq politiques (dont Edouard FRITCH), et des pêcheurs déconvenus. L’affaire reçut son épilogue seulement en 2004 avec la déclaration d’utilité publique par le Parlement des redevances des pêcheurs coréens et japonais irrégulièrement versées à la SA TUNA et POMAFREX.
Un épilogue gravé dans le marbre, puisqu’il figure… dans les dispositions diverses de la Loi statutaire de 2004.

Il y a fort à parier que les responsable du gâchis actuel passeront, comme leur aînés de POMAFREX, entre les gouttes, laissant sombrer corps et biens derrière eux tous les imbéciles qui ont cru au développement du secteur de la pêche en Polynésie.

Par Teihotu le 5 May 2006 at 21:33

Pomafrex, c’était du temps d’Alexandre et de Boris Léontieff. Il y avait aussi les sieurs Marchesini ( reconverti dans le duty free à Faaa) , Olivier MARAN ( reconverti dans le poisson fumé à l’export -tiens,tiens, tiens…) et Paulo VERNAUDON, tout puissant paron des pêcheurs de l’époque…Il ya eu des procés retentissants à l’époque et Boris avait été concerné aussi.
Ton résumé de l’histoire est un peu partiel…et partial, JEAN…

Idem pour Tahiti Nui Ravaai…Il ne faut pas oublier le rôle d’un certain Pierre A Teriitehau, maintenant bien loin de nos cointrées…

Il ne s’agit pas de noircir un peu trop facilement toujours les mêmes personnes.

Et puis refaire l’histoire de la pêche à postériori, c’est un peu facile. Et le rôle des techniciens dans tout celà ? Ceux-là, on les blanchit un peu facilement.Ils orientent les politiques et c’est toujours la faute aux politiques. Techniciens responsables, mais pas coupables ?

Et les scientifiques qui ont évalué la ressource ?

Les politiques, après tout, se sont appuyés sur tout ce beau monde pour mener une politique pour une fois volontariste ( qui a commencé d’ailleurs avec Boris LEONTIEFF).

Non, la critique est facile, mais l’art est difficile.

Et si la ressource était au rendez-vous ( comme c’était prévu et estimé), on aurait dit : ah ! ces politiques, quels visionnaires !

Il faut savoir ce que l’on veut : la pêche était, est bien et restera bien notre deuxième filière à l’exportation de biens, après la perle.

On a l’habitude de s’auto-flageller à bon compte, soit quand nos hommes politiques ne font rien, soit quand ils en font trop.

On est dans cette situation par une conjonction de facteurs défavorables. Maintenant essayons de trouver des solutions pour en sortir.

Il ne sert à rien de dire, c’est la faute à X ou à Y. On n’en est plus à la recherche de boucs émissaires.

Par JEAN le 8 May 2006 at 21:48

La référence à POMAFREX n’était citée que pour une mise en perspective pour nos plus jeunes intervenants.

Forcément, l’évocation est partiel. Mais la conclusion est la même, car les mêmes péchés sont à la base (mauvaise gestion, prévisions irréalistes, clientélisme et affairisme)

Quant au secteur de la pêche, les rapports de préparation du IVé plan en 1955 indiquait déjà que les ressources en poissons étaient très limitées.

Quant à l’exploitation de la ressource, depuis la fin officielles des campagnes des longliners coréens et japonais, on n’a que peu de moyens de contrôler la peche illégale (une frégate de la Marine + une des Douanes…. ça fait faible).

Il ne sert à rien d’interdire so on ne peut contrôler l’interdiction. La collectivité aurait très bien pu investir dans des équipements pour la police de la mer, en passant une convention avec l’Etat qui armerait les navires.

Je te rejoins sur un point : Les techniciens qui ont caressé dans le sens du poil les politiques passeront entre les gouttes.

Quant à TNR, le scandale sera à la hauteur de POMAFREX, je te le promets.

Pour mémoire, plus de 500 MF de subventions directes et indirectes vis la création d’une filiale chargée d’ammoindrir les pertes ont été allouée en 2005 à la société pour éviter la cessation de paiement…

La pêche a peu d’espoir. L’aquaculture par contre, a de l’avenir… pour peu que les ministres ne veuillent pas se réserver l’embouchure des rivières destinées à accueillir les élevages.

Il est tout de même affligeant de voir que la technologie aquacole en amtière de crevettes, développée à Taravao, a servi au développement de nos importations de crevettes de Calédonie où elles constituent la deuxième ressource à l’export…

Et sur cet échec là mon cher TEIHOTU, tu ne pourras pas mettre en cause les techniciens…

 

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