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vendredi 21 avril 2006

Editorial

Par La Rédaction, vendredi 21 avril 2006 à 22:38 :: Editorial

A nos lecteurs.

Les rédacteurs amateurs de Politita vous remercient de votre fidélité et de votre contribution. Ils tiennent par ailleurs à vous préciser leur ligne de conduite. Politita n'est apolitique que dans la mesure où il n'est pas l'émanation d'un parti, d'un groupe, ni d'une association. C'est son droit le plus absolu.

Politita participe cependant au débat politique en cours dans le cadre du droit à l' expression. Il considère qu'actuellement et pour longtemps sans doute l'autonomie est et restera le seul moyen pour ce Pays de préserver le niveau de vie de ses habitants, voire de l'améliorer, dans le respect de ses spécificités. Politita revendique son droit à l'erreur à ce sujet. C'est son droit le plus absolu.

La démarche de Politita ne relève évidemment que de ses rédacteurs. Très simplement Politita se réserve de dire ce qui lui semble utile de dire, et répétons-le ne se situe pas par rapport aux structures existantes. Politita a vocation à l'autonomie de la pensée, l'indépendance de la pensée n'existant pas selon elle: d'où sa volonté de dialogue constructif. C'est son droit le plus absolu.

Politita a pour objectif premier d' inciter la jeunesse de ce Pays à participer à la réflexion sur l' avenir de la Polynésie

Politita considère que l'échéance du 13 avril revenait, au fond, à approuver ou non les grandes orientations du Président du Pays, tout particulièrement la volonté inébranlable d'une marche très rapide vers l'indépendance. C'est son droit le plus absolu. Politita a le plus grand respect pour toutes les opinions, qu'elles qu'elles soient, qui s' inscrivent dans le cadre des règles démocratiques, y compris donc celles qui, dans ce contexte, argumentent en faveur de l'indépendance. C'est son devoir le plus absolu.

Politita n' a pas vocation à tenter de concurrencer les quotidiens ou hebdomadaires existants, très implantés,qui disposent de journalistes qualifiés et rompus à l'exercice de ce métier. C'est un blog, doublé d'un bulletin recto-verso qui sera occasionnel faute de moyens, et tiré à quelques centaines d'exemplaires seulement.

Politita a pour objectif premier d'inciter la jeunesse de ce Pays à participer à la réflexion sur l'avenir de la Polynésie, donc sur son avenir, en meilleure connaissance de cause, et de s' engager dans l'action politique. Il vise à convaincre par l'échange d'arguments, non pas à embrigader (procédé totalitaire) ou à corrompre (procédé mafieux), dans le cadre de la liberté d' expression toujours. Et dans ce cadre, son droit le plus absolu est d'argumenter en faveur de la thèse qui est sienne, l'autonomie de ce Pays.

Nous sommes flattés de votre intérêt, et y voyons le signe d' une connivence éthique.

La Rédaction

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Une impression de déjà vu

Par Mana, vendredi 21 avril 2006 à 22:25 :: Brèves

Nous pourrions avoir l’impression de déjà vu, surtout au niveau des déceptions. Souvenons nous, qu’au premier Taui, tout le monde parlait d’erreur politique. De l’impossibilité de ce nouveau gouvernement tauiste de gouverner par manque de capacité ou encore d’expérience en la matière. Pourtant,il a subsisté.

Encore une fois pour le deuxième taui. Tout le monde disait que la situation allait se renverser, ce n’est pas possible de continuer comme ça. Pourtant, encore une fois, il a subsisté.

Aujourd’hui nous assistons à la même erreur.

Tout le monde parlait déjà de l’échec d’ OT. De son abdication. Calculer et essayer de déterminer le nouveau gouvernement. Aujourd’hui, le « poker menteur » continue…

Comme dirait Jean Gabin « La vie l’amour, l’argent les amis et les roses. On ne connaît ni le bruit ni la couleur des choses, c’est tout ce que je sais, mais ça jle sais »

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Le scandale de la connivence

Par Noindep, vendredi 21 avril 2006 à 17:32 :: Chroniques

Entre des démissions fantoches, des malversations politiques, et des politiciens immatures, c’est la presse qui sourit. Mais derrière ces slogans de soutien, se cachent des parlementaires en errance politique, réagissant au coup par coup. But Rules rather than discretion.

Les premiers qui souffrent de cette pathologie de la conscience, sont sans équivoques les prétendus « ni-ni », qui n’hésitent pas à rallier le camps de la colère, lorsque ils sentent qu’ils perdent le contrôle de leur vote. Semblant de coopération, perchoir gagné, le rescapé de l’arche Fetia Api préside ce dialogue de sourd et a préféré suivre les conseils de sa camarade de promotion, en versant dans la trahison de ses convictions, plutôt que de préserver l’équilibre institutionnelle.

Résultat aujourd’hui, les jeux sont fait et rien ne va plus. Philippe SCHYLE peut être fier de présider la crèche territoriale dans laquelle il ne fait pas figure d’autorité. Nicole BOUTEAU elle, gâte l’UPLD en prônant une nouvelle autonomie. On attend depuis des mois qu’elle juxtapose ses propos avec son action. Elle divague et flirte avec toutes les idéos politiques, comme son ami Jacky BRYANT, sans jamais fonder leur propre conviction.

En réalité, toute cette joute parlementaire s’articule autour d’un faux débat. Acheter des girouettes aux frais du contribuable entasse les reliques dans le camp de l’UPLD et alourdit sa logistique. Chacun tente en vain de contenir les externalités négatives de cette prime majoritaire, celle qui a donner la parole à la prose Tauiste qui donne aujourd’hui le vertige à l’opinion. Le récent remaniement ministérielle presse le pays vers le chaos économique, et lorsque le Taui parle, c’est l’économie qui pleure…

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Le paradoxe d'Oscar

Par Pépé Tama, vendredi 21 avril 2006 à 13:52 :: General

Après la réaction à chaud, j'ai voulu prendre un peu de recul et analyser ces dernières semaines de vie politique polynésienne avant et après la venue de François BAROIN. J'ai découvert un nouvel objet d'étude politique et je l'ai appelé le "paradoxe d'oscar".

Voilà, en effet, un Président du Pays qui, depuis plusieurs semaines, suit une trajectoire de radicalisation idéologique progressive en excipant son dogme dominant : l'Indépendance. Profitant de ses "missions" à l'étranger, il communique à tour de bras sur l'Indépendance, multiplie les "petites" provocations, profite de diverses tribunes pour semer ses petites graines souverainistes, "banaliser" la question, appeler à l'aide pour le libérer du joug colonial, "éduquer" les réfractaires, rassurer les inquiets, réveiller ses militants endormis, effrayer la bonne société des beaux quartiers, rendre illisible l'avenir économique de nos entrepreneurs, faire rêver nos agriculteurs à propos de la "Noni Republic Maohi", culpabiliser "l'Etat colonial et sanguinaire", savonner la planche de Baroin. Bref, Oscar a décidé de dire : Je suis indépendantiste et fier de l'être.

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