Archive for April 15th, 2006
Un développement stérile
La France a fait entrer la Polynésie française dans le 20ème siècle, malgré que l’objectif premier de sa présence résidait dans l’exhibition de sa force de dissuasion. Sans négliger l’Histoire, la prospérité du pays agace nos voisins du pacifique, et fait rougir nos consommateurs, heureux et satisfaits d’être membres de ce village planétaire, que McLuhan appelle la mondialisation. Cependant, les choses évoluent, mais pas toujours dans le bon sens…
L’Assemblée de Polynésie française : lieu de débat, de proposition et de décision ?
A la lecture du discours de son Président sortant, Monsieur Tony GEROS, j’ai été surpris par la faible ambition qui l’a animé pendant son année de mandat. Pour le dire franchement, ses propos ont singulièrement manqué de hauteur de vues. Il s’est beaucoup attardé sur l’organisation interne de l’institution, à l’image d’un chef de service qui décline son rapport d’activité : est- ce celà que l’on attend du Président de l’assemblée délibérante de notre Pays ?
Au chapitre de la politique de l’emploi, j’ai retenu que l’Assemblée avait entériné les mesures d’emplois aidés présentés par le Gouvernement. J’ai aussi noté que la parole avait été libérée : mais a-t-elle été productive ?
Au regard des moyens humains ( une administration autonome à l’effectif important et encadré par un statut du personnel très généreux), budgétaires (plusieurs milliards de F CFP par an) et matériels ( une commission permanente et 9 commissions dôtés de chargés de mission hautement qualifiés) très conséquents que s’est octroyée l’Assemblée, les citoyens-contribuables que nous sommes ne peuvent-ils pas en attendre un rendement plus important ? Une capacité de proposition plus riche ? Un contrôle de l’exécutif plus rigoureux ? Une mission d’évaluation des programmes plus effective ?