Ou en est l’économie polynésienne ?
Tous les experts s’accordent à reconnaitre que l’économie polynésienne a connu une expansion foudroyante avec l’arrivée du CEP. Cette croissance a principalement été impulsée par les transferts militaires et civils de l’Etat qui ont, eux mêmes, irrigué l’ensemble des autres secteurs d’activité économique et engendré l’économie moderne que l’on connait aujourd’hui. Cette modernité caractérisée par un bon niveau d’infrastructure, un niveau de vie élevé, comparable à celui de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, une qualité de vie enviable, n’est rendue possible que parce que ce moteur externe à la Polynésie- les transferts financiers de l’Etat- se maintient. Si tout le monde s’accorde pour dire que cette dépendance financière doit être progressivement supprimée, les voies et les moyens pour y parvenir divergent fondamentalement.Pour esquisser des pistes réalistes de développement, encore faut-il essayer de comprendre la réalité économique dans laquelle nous vivons.
Comme je l’ai relaté dans un précédent billet, le moteur de notre économie reste principalement externe : en 2004, c’est un montant de 150 milliards de F CFP de transferts qui s’est déversé par différents canaux dans notre économie. Le maintien de notre niveau de vie repose donc sur une base fragile et n’est pas exempt d’effets pervers : coûts salariaux et donc de production, élevés, niveau des prix élevés, administration coûteuse (du fait, notamment du fameux coefficient d’indexation des salaires)…. De nombreux secteurs d’activité ont vécu et vivent toujours de cette “prospérité administrative” : commerce, services, industries protégées. Il est bien connu que les haut niveaux de revenus des fonctionnaires permettent, par exemple, la location de plusieurs milliers de maisons au grand bonheur de leurs propriétaires polynésiens !
Ainsi, la base industrielle, hos bâtiment, de notre pays est restreinte et vit à l’abri de la concurrence internationale grâce à diverses protections.De même, le secteur primaire, l’agriculture et la pêche, pèsent relativement peu dans la production intérieure et leurs performances restent à améliorer.De fait, l’économie polynésienne est devenue une économie de services ( plus des deux tiers du produit intérieur brut et plus des deux tiers des emplois salariés).
Comme l’ont déjà souligné divers spécialistes, le problème que rencontre le Pays réside dans l’insuffisance de développement des activités économiques qui rapportent des devises : tourisme, exportations de perles, de noni, de thons, de monoï, de vanille, de coprah, de bijoux,de produits agroalimentaires divers, d’objets d’artisanat…Pourtant, ces activités d’exportations de biens et de services pourraient représenter notre source de croissance principale si les transferts publics devaient stagner ou être réduits.
Mais on constate que ces activités ne sont pas assez diversifiées et ne sont pas assez compétitives du fait de nos coûts de production. Nous avons même des difficultés à maintenir nos exportations de biens au niveau record qu’elles ont atteint en 2000,à savoir 23 milliards de F CFP (actuellement, elles sont de l’ordre de 17 milliards de F CFP). Les exportations de perles ont nettement diminué pour remonter légèrement depuis 2 ans, nos exportations de thons se sont effondrées ces deux dernières années. Seules les exportations de noni ont régulièrement augmenté, mais celles-ci ne représentent que 10 % de nos exportations de perles.Il est donc irréaliste de penser que le noni sera le “produit-miracle” pour l’équilibre de notre balance commerciale.
En ce qui concerne le tourisme, c’est la stagnation depuis quelques années, alors que ce tourisme redémarre dans la zone pacifique ( + 7 % de croissance en 2005, par exemple). C’est pourtant là que se situe encore le plus gros de notre potentiel de développement.Théoriquement, la marge de progression est importante : en Polynésie française, le nombre de touristes par habitant est de 0,9, contre 5,9 à Hawaii et 6,6 à Guam. Mais de la théorie à la pratique, il y a un fossé. Certaines explications de cette stagnation touristique ont pu être données sur ce blog dans un billet et des commentaires passés.
L’industrie agro-alimentaire, et, dans une moindre mesure, l’industrie qui valorise certaines de nos plantes ou de nos fruits a aussi un certain potentiel de développement, mais elle sera loin d’avoir le poids du secteur touristique ou perlicole.
A plus long terme, d’autres filières pourraient être développées, mais encore faut-il qu’elles puissent reposer sur des efforts de recherche continus : aquaculture lagonaire, aquariophilie, valorisation de plantes médicinales…
D’autres activités, moins connues du grand public, pourraient être encore plus importantes que la perliculture. On peut citer les activités visant à attirer ici les retraités ( cf le billet de pépé tama sur “l’or gris”), la santé, les marinas, le golf, le logement résidentiel de haut de gamme…
Des progrès ont été constatés dans les secteurs qui nous permettent d’augmenter nos “ressources propres” (autres, donc,que les ressources externes que traduisent les transferts de l’Etat). Le bilan du Pacte de progrès, réalisé par Monsieur Christian VERNAUDON, est très démonstratif à cet égard. ( téléchargement possible de ce bilan sur le site : www.itereva.pf ).
Très souvent d’ailleurs, les avancées dans ces secteurs ont été rendus possibles grâce aux investisseurs métropolitains, dans le cadre de la défiscalisation “Girardin”. Par exemple, nos gros investissements hoteliers ont été ou sont tous réalisés grâce à ce dispositif particulièrement puissant. Dans ce domaine aussi, le soutien de l’Etat est décisif.
Mais la question fondamentale qui se pose est la suivante : même si on en a la volonté, peut-on ou pourra-t-on se passer des transferts financiers de l’Etat sans réduire notre niveau de vie ? Car, comme je l’ai déjà souligné, le montant de ces transferts représente encore près de 3 fois le montant de nos ressources propres ( tourisme, exportations de produits). De plus, ces transferts continuent de progresser à un rythme annuel de 5 %, ce qui est considérable et ce qui explique en grande partie notre croissance globale.
Mais l’importance de ces transferts et leur croissance rapide ne doivent pas nous abstraire de tout effort visant à compléter notre autonomie politique par une autonomie économique et financière, bien au contraire. C’est la seule voie réaliste pour maintenir notre niveau de vie actuel. Mais elle est, en soi, exigeante, car elle nécessite, de notre part, des efforts continus dans la durée.Voilà un défi passionnant pour nous, jeunes générations.
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Commentaires
Que dire du secteur de l’informatique ? Depuis plus de 6 ans s’est developpé le secteur de l’externalisation et de l’hébergement des systèmes d’information des entreprises par des tiers. Depuis 2000, les exigences de haute disponibilté se sont accrues necessitant un support 24/24, 7/7… Vu la position de Tahiti (11 à 12 heures de décalage avec la métropole), stratégiquement parlant, il y aurait des opportunités malheureusement restreintes par l’absence de réseau haut débit via cables sous-marins. Espérons que le ministre des télécomunications puisse mener à bien sa politique de désenclavement numérique(projet du cable entre Tahiti et la Nouvelle-Calédonie). Tahiti pourrait alors à l’instar de l’Ile Maurice se développer dans ce type de services
Je suis tout à fait d’accord avec teavetua : il y a des possibilités dans le domaine des TIC. Il y a eu un projet de village "Metua" dont l’idée était de concentrer dans une zone particulière, équipée et aménagée, de nouvelles entreprises dans le domaine des technologies de l’information et de la communication.
On pouvait, en effet, y attirer des investisseurs extérieurs par diverses facilités fiscales et matérielles.
Mais, c’est vrai qu’il faut un cable transocéanique, car si on n’offre pas les mêmes facilités que les autres pays, ce sera difficile d’être compétitif et d’attirer les investisseurs et les cadres qualifiés pour donner de la substance à ce cybervillage.
Récemment,lors du Forum de l’agriculture des Iles Sous le Vent ( encore de la parlotte…) le Président du Pays déclarait vouloir donner au secteur primaire " la première place des résultats économiques du pays ".
Je suis désolé de lui dire que c’est du domaine de l’utopie. Comment améliorer notre auto-suffisance alimentaire ou exporter quoique ce soit lorsque l’on voit les prix de nos produits agricoles, que l’on constate qu’il est parfois impossible de transporter des produits agricoles des archipels vers Tahiti ? Combien de tonnes de légumes et de fruits finissent de moisir à l’extérieur ou sous des hangars par faute de moyens de transports ?
Va-t-on produire du blé, du riz,élever des milliers de boeufs, faire du poulet congelé au même prix que le poulet brésilen ou américain, transformer le blé en farine, produire des pommes à un coût compétitif ( quand on voit déjà la piètre qualité de nos oranges ou de nos mandarines dans les magasins), produire du jus d’orange à des coûts et des prix compétitifs, arrêter les importations de viande porcine, produire du lait UHT…etc..etc..
Notre Président n’a jamais dû regarder attentivement les rayons alimentaires de nos magasins. Croire que l’on va arrêter la trentaine de milliards d’importations de produits alimentaires d’un coup de baguette magique, c’est illusionner nos braves agriculteurs.
Il n’y a aucune politique de l’agriculture pour la raison que les crédits ont été sabrés et que, par exemple, l’argent destiné à l’Epic vanille a été supprimé.
Deux jours de " cinéma " face à des agriculteurs qui sont restés sur leur faim.
Par contre, et pour la seconde fois, Ahiti Roomataroa a réitéré les propos qu’il avait prononcés il y a quelques semaines à Raiatea concernant l’emploi. Selon lui, " il n’y a plus d’emplois en Polynésie en dehors des emplois dans le primaire ". Oscar Temaru a confirmé en déclarant devant le conseil municipal de Taha’a " le tertiaire est saturé ; aucune filière ne peut s’ouvrir dans ce domaine. C’est le primaire qui doit être épaulé pour occuper le marché du travail ". Ces déclarations sont en parfaite contradiction avec les propos enthousiastes d’un Pierre Frébault et d’une supposée embellie du nombre des salariés. Ceux qui vont être heureux ce sont les Polynésiens qui s’obstinent à suivre des études. Finiront-ils, une pelle et une pioche à la main comme le recommande le ministre de l’Agriculture ? En tout cas, Oscar TEMARU a conclu sa prestation par ces mots " A chacun de s’y mettre, car aucune aide ne viendra".
Ce niveau de réflexion "primaire" m’inquiète : ce n’est pas demain qu’une stratégie de développement crédible verra le jour…
A force de noircir le tableau de la gestion FLOSSE, on oublie justement de constater qu’il y a eu, en 15 ans, des progrès importants dans la conquête de notre autonomie économique : en 1991, nous avions 25 % de "ressources propres". Enn 2000, nous étions monté à 43 % des ressources propres. Aujourd’hui, du fait de la crise de la perle et de la pêche, nous sommes redescendus à environ 39 %.
Nous avons donc progressé de 14 points, ce qui n’est pas une mince performance dans le contexte international actuel.
On a souvent tendance à s’auto-flageller, alors que nos efforts collectifs ont porté leurs fruits, car nous étions dans un contexte de stabilité et les acteurs économiques avaient confiance, car ils savaient qu’il y avait un cap clair de défini. Il s’agit maintenant d’aller plus loin.
Pourquoi, justement, ne pas faire une nouvelle concertation, du type "Charte de Développement" pour réfléchir ensemble à une nouvelle stratégie de développement ?
J’ai constaté ces derniers temps que nos hommes politiques sont impuissants à définir cette stratégie tous seuls. La société civile peut, à mon avis, les y aider.
L’indicateur de la balance commerciale n’est pas l’indicateur pertinent pour la Polynésie. Nous sommes vers 10 % de taux de couverture de nos importations de marchandises par nos exportations de marchandises.
Nous améliorons notre "score" grâce à la balance des services touristiques : près de 50 milliards de recettes en 2004, mais quand même 29 milliards de F CFP de dépenses touristiques des polynésiens à l’extérieur. La balance est, certes, positive, mais "seulement" de 21 milliards de F CFP. Peut donc mieux faire…
Le bon indicateur est la balance des paiements qu’élabore maintenant chaque année l’Institut d’Emission d’Outre Mer.Grâce à notre excédent de services touristiques, grâce aux devises rapportées par Air Tahiti Nui en matière de transport aérien, grâce encore aux transferts de l’Etat, notre balance des paiements est relativement satisfaisante.
Ceux qui se basent sur notre balance commerciale pour dire que notre situation économique s’est dégradée se trompent complètement dans l’analyse.Il est vrai que cet indicateur peut servir leur idéologie politique : "noircir" le tableau pour conduire le peuple vers l’indépendance idyllique, par exemple.
Personne ne peut contester que de 1996 à 2004, notre niveau de vie ne s’est pas amélioré.Le produit intérieur brut a grossi plus vite que la population.
Le transport aérien intérieur a explosé, le trafic maritime intérieur a plus que triplé, ce qui montre l’ampleur du développement des archipels.
Le rythme de créations d’entreprises s’est accéléré, preuve que l’esprit d’entreprise existe en Polynésie. L’essentiel étant de créer un environnement favorable et une visibilité pour les décisions d’investissement.
De même, l’économie a créé un nombre d’emplois satsifaisant, ce qui nous a permis de stabiliser quelque peu le taux de chômage sur cette période.
Nous avons globalement pu absorber le désengagement du CEP sans grandes difficultés et même au-delà.Ce n’est pas une mince performance.
Il y a, certes, des exclus de la croissance, comme dans toute société. Mais on ne réduira pas la pauvreté par moins de croissance ou par de la redistribution sans croissance.
Réduire les inégalités, ce n’est pas appauvrir les uns pour donner un peu aux autres. C’est bien plutôt de susciter l’initiative économique pour que tout le monde profite de l’activité supplémentaire.J’ai l’impression que ces temps ci, le gouvernement a un peu oublié ce principe élémentaire.
Un autre aspect positif : l’importance du secteur public, dont on avait coutume de dire, qu’il était "hypertrophié" s’est beaucoup réduite durant cette période.Son poids relatif, notamment en matière d’emplois salariés, a diminué.
On est donc venu à un système économique plus sain, avec un secteur privé dominant et dynamique et un secteur public "normal".
On peut peut être encore considérer que le secteur public emploie encore trop de monde et n’est pas assez performant. Mais je pense qu’on peut l’améliorer par un pilotage politique sérieux ( moins de clientélisme) et par une vraie démarche qualité.
Le produit intérieur brut par habitant, indicateur généralement utilisé pour mesurer le niveau de richesse des habitants d’un pays, a continué à augmenter ces dernières années.
L’ISPF l’a évalué comme suit :
2000 : 1.894.000 F CFP par an et par habitant ;
2001 : 1.904.000 F CFP ;
2002 : 1.987.000 F CFP
La politique économique menée a accru la richesse des polynésiens. Certes, il y a des inégalités, mais ce n’est pas en supprimant la croissance que l’on va réduire les inégalités.
La croissance est une condition nécessaire, mais peut être pas suffisante.
Ce niveau du PIB par habitant nous place effectivement au même niveau que des pays comme la Nouvelle-Zélande ou l’Australie, soit parmi les pays les plus mieux lotis de la planète.
Malheureusement pour eux, les pays insulaires du pacifique ne se situent pas dans la même catégorie. Leur PIB par habitant représente entre le 10 ième et le 5ème de notre PIB par habitant.
Cet écart considérable n’a qu’une seule explication : notre appartenance à l’ensemble français.
La Polynésie française, c’est maintenant une société où il y a une très grosse classe moyenne.
Le salaire moyen se situe, je crois, aux alentours de 250.000 F CFP par mois, ce qui est véritablement enviable au plan mondial.
On parle souvent de 40.000 personnes qui ont des difficultés à joindre les deux bouts : c’est vrai. Dans le cadre de notre politique sociale, il faut effectivement s’occuper de ces personnes. A condition que celles-ci ne se complaisent pas dans l’assistanat et veuillent aussi s’en sortir. Car je crois aussi au dicton " aides-toi et le ciel t’aidera".
Mais les 210.000 autres personnes qui composent notre population vivent correctement ou bien.
La preuve ? Les familles ne sont pas obligées d’émigrer vers les pays développés pour s’en sortir.
Dans les autres pays du pacifique, ce n’est pas le cas.Les gens partent de leur pays d’origine pour vivre une vie meilleure.
Les 3/4 des Rarotoa vivent à Auckland, la moitié des wallisiens vit à Nouméa, les Tongiens se partagent entre les Etats Unis et la Nouvelle-Zélande. De même que les Samoans, les Tokeluans, les Niue…
On dit souvent que les populations vôtent avec leurs pieds. En restant en Polynésie, nos compatriotes ont démontré qu’ils voulaient le type de société qui a été construit depuis 40 ans et qu’ils en sont satisfaits.
Contrairement à d’autres qui crachent dans la soupe ou qui ont la mémoire courte, je remercie nos dirigeants successifs de nous avoir conduit là où nous sommes.
Lorsque je voyage, je compare, comme tout le monde, le mode de vie des populations des pays qui nous environnent. Et je peux vous dire que je me sens bien, ici, au Fenua.
La création de notre compagnie aérienne internationale a été un moment décisif de notre maturité en tant que Pays.
De nombreuses compagnies aériennes partaient de notre pays. Cette décision politique a été courageuse, car ce n’était pas joué d’avance.
A postériori, quand je vois 5 Airbus de notre compagnie sur le tarmac de Faaa, quand je vois les centaines d’emplois créés pour nos jeunes, quand je constate les chiffres d’affaires réalisés - plus de 21 milliards de F CFP par an -, quand j’observe le montant des devises étrangères qui rentrent dans le pays et qui alimentent notre balance des paiements, je suis fier de mon Pays.
Bien sûr, les choses ne sont pas gagnées. La preuve, ces temps ci,notre compagnie traverse des difficultés. Il faut toujours être vigilant, améliorer notre performance, rester motivé.Mais je pense que la réussite définitive sera au bout.
Quoique disent souvent les observateurs extérieurs en parlant de l’économie polynésienne comme d’une économie "perfusée", assistée ou d’un pays à l’administration pléthorique, je suis toujours surpris de constater que 43.724 entreprises étaient recensées en décembre 2004 !
C’est bien la preuve qu’il y a un réel dynamisme entrepreneurial dans ce pays. Ce dynamisme ne demande qu’à continuer, pour peu que nos gouvernants fassent tout pour créer un environnement favorable et non pas mettre les bâtons dans les roues de nos entreprises par toujours plus de nouvelles taxes, par toujours plus de bureaucratie, par des mesures trop démagogiques sous la pression des syndicats…
Nos gouvernants doivent mettre en oeuvre une politique économique et sociale équilibrée. Mais qu’ils n’oublient surtout pas que ce sont les entrepreneurs qui créent les vraies richesses et les vrais emplois. Ce ne sont pas les dépenses publiques.
Maitrise, voire baisse des dépenses publiques et incitations au développement des entreprises : c’est déjà un beau programme.
Je rejoins Lebop. Mes pistes pour développer notre économie :
D’abord le tourisme, bien sûr, sous toutes ses formes, y compris les activités pour les touristes : visites à l’intérieur des îles, plongé, excursions, etc..Il y a là un potentiel de création d’emplois à la porté de tous les polynésiens.
Il y a le nombre de touristes, mais il y a aussi la durée de séjour. on s’aperçoit que le nombre de nuitées hotelières en Polynésie a bien plus augmenté que le nombre de touristes. Or, là est le revenu pour les touristes et les activités annexes.
Ensuite, la perliculture et la nacre. Des progrès sont encore possibles.On exporte 1800 tonnes de nacre brute, alors qu’on pourrait plus et mieux la valoriser ici. Les artisans d’art commencent à mieux exploiter cette nacre, mais il faut aller à la conquête des marchés extérieurs.
Les produits agroalimentaires comme le noni et la vanille peuvent encore se développer. Pour le noni, il faut accroitre la valeur ajoutée en Polynésie. Pour l’instant, avec Morinda, ce sont les américains qui tirent leur épingle du jeu, même si on doit reconnaitre qu’on leur doit la réputation du noni tahitien à l’extérieur. Mais maintenant, nos entreprises doivent essayer d’exporter des produits finis, du noni en bouteille notamment.
Pour l’instant Morinda exporte 6000 tonnes de purée de noni qui sont conditionnés aux Etats-Unis. Il serait temps aussi qu’ils réalisent des produits finis dans leur gigantesque usine d’Atimaono.
Ensuite, il y a les essences de tiare, l’huile de Tamanu… On peut encore diversifier ce type de productions en profitant de notre nature luxuriante et de notre abondante flore tropicale.
On pourrait enfin exploiter intelligemment nos lagons par toutes sortes de productions animales. Nous n’avons pas les surfaces nécessaires pour de grandes fermes agricoles, mais nous pouvons nous lancer dans des fermes aquacoles, comme nous nous sommes lancés d’ailleurs dans des fermes perlicoles.Par exemple, l’aquariophilie se prête bien à nos lagons. On peut aussi envisager l’élevage d’holothuries, de poissons de lagons…etc…etc…
Le tout est de donner un coup de main aux porteurs de projet en matière de recherche-développement, d’aide au financement de leurs investissements, d’aides au démarrage de leur exploitation….
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