Tavararo Président !
Tavararo, candidat à la Présidence de la Polynésie française et fervent défenseur de la “plate-forme autonomiste”, s’est exprimé hier, dans un stade Pater plein à craquer, lors d’un meeting politique historique. Son discours, applaudi par plusieurs dizaines de milliers de personnes conquises, vous est retranscrit in extenso, ci après.
Chers polynésiens: je vous ai compris ! On nous parle d’indépendance pour notre Polynésie, une liberté de droit pour notre pays. Moi, je ne vous dirais pas cela : j’ai un autre rêve !
Lequel ? Celui d’une « liberté de fait » pour tous les polynésiens, celui d’une société ou la recherche de l’égalité des chances est le vrai idéal.
Un pays où chacun puisse exprimer toute ses potentialités, sa créativité, comme bon lui semble, libre de ses choix, libéré des contraintes matérielles.
Un pays ou chacun pourrait bâtir ses rêves, ses projets, son chemin de vie, et les admirer ensuite comme l’on admire une œuvre d’art respirant la liberté; la vraie !
Une utopie? Peut être…
Néanmoins, je préfère tendre vers cet idéal, ce rêve, cette utopie, plutôt qu’une autre : celle de l’indépendance, de la course institutionnelle ignorant le réel et bafouant cette liberté dont je parle !
C’est pourquoi je ne vous parlerais pas de fierté, de colonisation, de sang coulé. C’est pourquoi je ne m’engluerai pas dans le passé, dans des combats de boue favorisant la division entre jeunes et ainés.
Ensemble, nous construirons une société ouverte et tolérante, Attachée à son passé, à sa culture, mais résolument tournée vers l’avenir !
L’avenir….et les défis qui nous attendent pour réaliser cette égalité des chances ! Je parle ici de l’emploi, du logement, du coût de la vie, de l’ouverture sur le monde, et, surtout, surtout de l’Education, avec un grand E. Car “Il n’y a de richesse que d’homme” à condition que cet homme soit libre; libre d’apaiser ses soucis et de construire ses petits bonheurs.
C’est le quotidien de chacun de vous que je désire améliorer; celui de demain à partir d’aujourd’hui et avec vous !
Vive vous, Vive nous !
Voici les programmes et projets de TAVARARO concernant l’emploi, le logement, le coût de la vie, l’ouverture sur le monde et l’Education. Il va de soi que ces domaines sont reliés entre eux et qu’ils nécessitent avant tout une économie florissante où les entrepreneurs peuvent exprimer leur créativité et leur talent librement.
Actuellement cette liste est vide, elle se remplira au fil de vos commentaires; j’y veillerais. Tavararo me fait dire qu’il vous remercie, bienveillants blogtrotteurs !
- L’emploi
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- Le cout de la vie
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- L’éducation
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- Le logement
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- L’ouverture sur le monde
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- La nouvelle économie polynésienne
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Commentaires
Tavararo Président !
Tavararo Président !
Tavararo Président !
Super la profession de foi ! Je suis éblouie !
Je vôte pour lui.
Au fait, as-tu sa photo ?
S’il est beau, je crée demain un comité de soutien !
J’applaudis des deux mains : génial l’idée !
Comme je l’ai déjà dit, je propose que le thème de la création d’emplois, notamment,soit le thème fédérateur de la plate-forme. Mais sur ce thème, il faudra combiner :
- des actions conjoncturelles :par exemple, par l’activation de la politique du logement social, complètement en panne depuis un an et qui pourra créer plusieurs centaines d’emplois peu ou moyennement qualifiés pour résorber partiellement notre chômage important ;
- des actions structurelles visant à diversifier nos activités économiques, "booster" l’exportation, concentrer les emplois aidés dans le secteur exportateur et la pêche hauturière pour éviter les effets d’aubaine dans les autres secteurs ( des emplois qui se seraient créés sans les mesures d’emplois aidés), aider à l’innovation, créer une vraie recherche-développement du Pays, réfléchir aux filières porteuses pour insérer nos milliers d’étudiants inscrits à l’UPF, en France ou à l’étranger, inciter à la relance de l’investissement privé par une concertation sérieuse avec les employeurs qui sont les vrais créateurs d’emploi, relancer la filière "pêche" en plein marasme,créer de nouvelles activités économiques dans les TIC (services de téléphonie mobile,par exemple) …etc…etc..
La problématique de l’emploi des jeunes est pour moi cruciale. Il faut que nos hommes politiques concentrent leurs énergies sur ce défi considérable et arrêtent de se fourvoyer (et nous avec) dans des débats politiciens stériles.
Tavararo?
Jamais entendu parler.
Sur la problématique de l’emploi est ce que plus de flexibilité est nécéssaire ou le marché de l’emploi polynésien est assez flexible ? Y’aurait il des blogtrotteurs informés a ce sujet ? Concernant l’education : Je propose l’incitation a la création d’association de soutien scolaire dans les quartier défavorisé, qui serait proche du milieu familial de l’enfant, en relation avec les parents afin de favoriser la réussite scolaire. Cette solution est envisagé dans “le chomage fatalité ou nécéssité?” de cahuc et zylberberg.
Dis- moi, Pépé Tama, on en cause bientôt autour d’ un tartare de thon.
Tu vois juste.
Pour l’Education, il faut effectivement réfléchir à l’amléioration des performances de notre système éducatif. Il faut là aussi une plus grande "flexibilité " dusytème pour coller encore plus aux besoins des filières porteuses de notre économie : il nous faut des vendeurs chevronnés aussi bien pour le marché local que pour l’exportation, il nous faut des techniciens et des cadre dans le domaine des TIC, des capitaines de pêche, des ingénieurs du BTP, des médécins, des infirmières, des cadres administratifs pour le Pays et les communes, des biologistes et biochimistes pour la valorisation des extraits végétaux et animaux, des greffeurs de perles, des bijoutiers, des techniciens et cadres de l’hotellerie, des professionnels de la communication, des travailleurs sociaux pour le soutien social dans les quartiers….
Il faut surtout éviter des "figer" des formations, toujours les mêmes, pendant des années et des années.C’est, malheuresuement, ce que je constate trop souvant.
De plus , les filières bac+ 2, très opérationnelles, sont à développer. En fait, je pense qu’il y a la place pour un Institut Universitaire de Technologie.
Pour le coût de la vie, il faut mettre fin au pouvoir de marché exorbitant de l’enseigne Carrefour et donner plus de moyens à l’association Tia Ara qui est extrêmement dynamique. Il est temps qu’un contre-pouvoir consommateur puissant voit le jour dans ce pays, car il y a trop de monopoles, trop d’ententes, trop d’abus dans de nombreux secteurs professionnels.
Comme je l’ai dit par ailleurs, en ce qui concerne la "nouvelle économie polynésienne", il y a des possibilités dans le domaine des TIC. Il y a eu un projet de village "Metua" dont l’idée était de concentrer dans une zone particulière, équipée et aménagée, de nouvelles entreprises dans le domaine des technologies de l’information et de la communication.
On pouvait, en effet, y attirer des investisseurs extérieurs par diverses facilités fiscales et matérielles.
Mais, c’est vrai qu’il faut un cable transocéanique, car si on n’offre pas les mêmes facilités que les autres pays, ce sera difficile d’être compétitif et d’attirer les investisseurs et les cadres qualifiés pour donner de la substance à ce cybervillage.
De nombreux jeunes font des études spécialisées dans ce domaine et il faut donc leur offrir des débouchés, ceci pour qu’ils puissent exprimer leurs talents et leur créativité.
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