Des propos clairs
Le message de Monsieur BOUISSOU est clair, et sans ambiguïté. C’est celui d’ un autonomiste de coeur et de raison. Le 13 avril, il souhaite le rassemblement des aunotomistes, ne semble guère douter de la victoire ( étrange…), et considère qu’ une cohabitation entre le Président TEMARU et le majorité du 13 avril serait néfaste compte tenu des urgences. Il connaît les difficultés pour établir une majorité solide, et demande qu’ une plate- forme commune soit construite par les partis autonomistes, en fonction de quatre priorités: la confiance, le logement, l’ emploi et le coût de la vie ( ce panier de la ménagère ).
Ces priorités sont énoncées avec justesse, et l’ emploi parmi elles est effectivement un axe majeur, qui devra être approché de façon plurielle. Les responsables politiques et leurs conseillers devraient toutefois, et de toute urgence, envisager ces priorités en question sous un angle dynamique, volontariste et prospectif: 55 % de la population a moins de 25 ans. Cet angle d’ approche fait souvent défaut aux décideurs. Cette méthode et cet esprit auront l’ avantage de donner un sens et une crédibilité à l’ action qui sera entreprise. Elle contribuera à rétablir la confiance. Sinon la désillusion sera grande, avec les conséquences que ça implique.
En conclusion, même si Monsieur BOUISSOU est peu représenté à l’ Assemblée et dans le Pays par rapport à d’ autres formations, il a bien parlé. Si dans 10 ans ce Pays est encore autonome, nous en aurons un avant- goût bientôt, c’est que les jeunes de ce Pays auront senti chez leurs dirigeants, d’ abord, la volonté de leur permettre dans le respect des lois, de s’ épanouir, à condition bien sûr qu’ ils fassent eux- mêmes l’ effort nécessaire.
Commentaires
Je rejoins tout à fait Lagon sur la clarté des propos de Jean-Christophe BUISSOU.
Il a énoncé des thèmes de convergence possible pour l’élaboration d’une plate-forme autonomiste.
Le thème de la création d’emplois, notamment, peut être le thème fédérateur. Mais sur ce thème, il faudra combiner :
- des actions conjoncturelles :par exemple, par l’activation de la politique du logement social, complètement en panne depuis un an ;
- des actions structurelles visant à diversifier nos activités économiques, "booster" l’exportation, concentrer les emplois aidés dans le secteur exportateur et la pêche hauturière pour éviter les effets d’aubaine dans les autres secteurs ( des emplois qui se seraient créés sans les mesures d’emplois aidés), aider à l’innovation, créer une vraie recherche-développement du Pays, réfléchir aux filières porteuses pour insérer nos milliers d’étudiants inscrits à l’UPF, en France ou à l’étranger, inciter à la relance de l’investissement privé par une concertation sérieuse avec les employeurs qui sont les vrais créateurs d’emploi, relancer la filière "pêche" en plein marasme,créer de nouvelles activités économiques dans les TIC (services de télphonie mobile,par exemple) …etc…etc..
La problématique de l’emploi des jeunes est cruciale. Il faut que nos hommes politiques concentrent leurs énergies sur ce défi considérable et arrêtent de se fourvoyer (et nous avec) dans des débats politiciens stériles.
Les enjeux réels sont là, le reste n’est qu’écume sur la vague.
Monsieur BOUISSOU a en effet très bien parlé. C’est un homme censé et clair dans sa démarche autonomiste . Schyle et bouteau continuent à être ambigus et suspicieux de nature , jamais positifs.Ils se posent en donneurs de lecons mais ils fairaient mieux d’avoir un peu plus de mémoire et d’honnêteté envers eux-mêmes.A vouloir se faire prendre pour des saints , ils doivent être irréprochables. ce n’est malheureusement pas le cas; du clientèlisme, ils en ont fait, du mélange des genres, n’en parlons pas sans oublier beaucoup d’autres exemples. Qu’ils arrêtent ce débat stérile et qu’ils ne trahissent plus leurs élécteurs.3/4 de la poulation choisit des autonomistes et grace à eux un président indépendantiste gère ce pays, est ce cela la démocratie du peuple. schyle et boutezau nous ont même assurés que l’indépendance n’est pas à l’ordre du jour et qu’il faut faire confiance à Oscar. On en parlera dans 15 ou 20 ans. Quelle naïveté en politique? difficile de diriger un pays quand on est naîf.
Au moins BOUISSOU a la tête sur les épaules; Il a déjà commencé à rafler les électeurs de Bouteau et Schyle, c’est tout à fait . Le consenssus mou en politique est considéré comme une faiblesse. régle numéro un; Vas -y et continues , tu es sur la bonne voie des petites formations politiques pour l’instant mais bientôt les grans partis composeront avec toi et plus avec les ni ni , d’éternels hésitants et donneurs de lecons, c’est fatiguant. Ils s’enfichent complètement du bien-être de la population et de son économie. Tout est ramené à leur petit pito.Le pays n’avancera jamais avec ce type de comportement.Encouragements pour bouissou bien que je ne sois pas un adhérent de sa formation politique.
En même temps dire des évidences "autonomiement" correctes…
S’il faut vraiment faire avancer le schmillblick, pourquoi l’opposition {ne s’est jamais mis, se met pas} dans la peau du gouvernement actuel et ne propose pas des projets/dossiers complets sur un point donné (montage d’un réseau Wimax sur Papeete, Bandes cyclables sur l’agglomération…) soumis avec des chiffres/couts que le gouvernement pourrait reprendre tel quel s’il les trouvent bien. Le but étant bien sûr de communiquer au préalable de la soumission de tel ou tel projet ?
La question est plus profonde que ça en fait (ohhh j’essaie d’aller au fond des choses) : Quels sont les objectifs de ces gens dans la vie ? Quelles idées avaient ils derrière la tête avant de faire de la politique ? Parce que j’ai l’impression qu’ils ont vraiment oublier que le vrai chemin, c’était de faire avancer le schmillblick (qu’on pourrait traduire par tirer le peuple vers le haut socialement, intellectuellement…) et que même en étant conseiller territorial c’est à dire pauvre personne abandonnée de un million par mois grosso merdo… oui, que même à son niveau, il pourrait trouver du temps à remplir ce putain de wiki ou déposer des projets comme cités plus haut, au lieu de déblatérer des évidences !!!!!!!!!!!
Maiko a bien souligné la nécessité de créer les conditions de la confiance en l’ action politique.
On a vu voici deux ans qu’un bilan et un projet n’étaient pas suffisants. L’ électeur se détermine par rapport à bien des facteurs.
C’est sûr, mais en même temps,Philip SCHYLE souhaite un "projet de société", ce qui vise peut être à placer la barre trop haut. Lorsque celui-ci s’était allié au "Taui 1" à l’UPLD, était-il aussi exigeant?
Car il est clair maintenant qu’il n’a pas la même vision de la société que Monsieur Oscar TEMARU.
Et il faudra bien passer par se partager le "gâteau",cad,en fait, répartir les responsabilités et les fonctions en fonction du rapport de forces politique des partis qui s’allient… Chose que le Fetia Api avait bien accepté quand ils ont eu deux ministres et la présidence de la commission permanente lors de ce même Taui 1 !
Changer ses niveaux d’exigence en fonction des interlocuteurs est une attitude politique un peu bizarre.
La plate-forme autonomiste de JCB me parait être la solution appropriée à l’urgence.Le tout est de décider et d’obtenir des résultats concrets dans les prochains mois. Ce ne sera pas très compliqué, vue l’inertie dans laquelle on est avec le gouvernement actuel : beaucoup de gesticulations, beaucoup de parlottes inutiles, mais pas beaucoup de décisions majeures et encore moins de résultats concrets…
Je crois que les jeunes doivent effectivement être la préoccupation première de nos gouvernants. Il faut donc que ce pays continue d’avancer dans sa modernité (qui peut ête différente, bien sûr, de celle d’autres pays, car c’est à nous de l’inventer). Pourquoi ?
Parce qu’il faudra offrir à des milliers de jeunes, tous différents par définition, des opportunités pour qu’ils puissent exprimer leurs talents dans de multiples domaines.
Et là, je suis assez inquiet du peu d’avancées récentes dans le domaine économique de notre pays, car je ne suis pas sûr, à ce rythme qui frise la stagnation, que notre société ou notre économie pourra "absorber" l’arrivée des jeunes, diplômés ou non, dans des activités nécessaires ou utiles à cette société polynésienne moderne.
L’Université de la Polynésie française n’a pas pour vocation à être ou à devenir une "fabrique de chomeurs". Aussi, je demande à nos hommes politiques d’être conscient de cette nécessité d’offrir un avenir à tous nos jeunes.Il y a des choix qui ouvrent des horizons pour nos jeunes, il y en a d’autres qui ferment certains horizons.
En prend-on le chemin avec toutes ces querelles politiciennes de ces deux dernières années ? Notre pays n’a-t-til pas pris du retard sur la voie du développement ?
A voir le discours désabusé ou découragé du Président du Conseil des Entreprises, samedi dans les Nouvelles, il y a de quoi être inquiet sur l’état d’esprit pessimiste qui règne dans nos entreprises.
Il est temps de revenir à des questions plus fondamentales que les "accords de Tahiti Nui "ou autres conciliabules politiciens.
Pour répondre aux critiques émisses par Coucou sur P.Schyle, je lui propose de se pencher sur les résultats de Arue…je pense que Schyle, de part son bilan à la tête de la commune,a prouvé sa valeur !
concernant les propos de JCB, que ce soit au vea tahiti ou au journal en reo farani,je voudrais exprimer mon désolement.Ce "leader" politique recemment séparé du tahoeraa, nous propose la construction d’encore plus de logements sociaux, mais ce n’est pas, à mon sens, la solution pour le long terme ! chacun sait que tahiti, et surtout l’agglomération urbaine de Papeete et des communes avoisinantes, est aujourd’hui arrivée à saturation !alors pourquoi vouloir entasser nos concitoyens, au lieu de promouvoir avec plus d’insistance si necessaire, le retour dans les archipels !la construction de toujours plus de logements sociaux est une solution de facilité issue d’une vision à court terme d’autant plus que le "taata tumu", n’est pas fait pour vivre entassé dans un quartier, et encore moins dans des immeubles ! voir la nouvelle réalisation(mais aussi les anciennes !) dans la vallée de titioro avant et après le complexe sportif de l’AS Chon Wa…
Peut-être que cela ne dérange pas certains dirigeants politiques de releguer les polynésiens de condition modeste(j’invite à revoir la hierarchie sociale d’avant la période coloniale …’manahune’ se confondant avec ‘teuteu’ ?) au fond des vallées,mais moi et beaucoup d’autres si .
Il est vrai que l’on ne peut se contenter de construction de nouveau immeuble sociaux. Il faudra d’autres projets sur le long terme. Néanmoins il y’a tout de meme urgence parfois. Or les choix a la hate peuvent avoir de mauvaise conséquences ensuite… bref c’est compliqué cette histoire du logement; tu as raison de le souligner TM.
Il y a cependant une réalité incontournable, TM. Plus des 2/3 de la population veut vivre à Tahiti ( ou n’a pas le choix), car les emplois sont concentrés sur l’île principale.
Une bonne moitié de la population vit dans la grande agglomération urbaine où est concentrée l’essentiel de nos activités économiques ( hors hotellerie et perliculture).
Je veux bien que l’on fasse des villas à la californienne ou des fermettes en mileu rural ou dans les îles, mais si c’était si facile, pourquoi ne constate-t-on pas de mouvement spontané dans ce sens, concrètement ?
Et puis regardons les embouteillages issus justement de "migrations quotidiennes alternantes", comme disent les spécialistes. Justement de personnes qui partent du milieu rural pour venir travailler à la "ville" ?
Le logement social en milieu urbain est nécessaire, car c’est la seule option qui reste à la plupart des salariés qui gagnent loe SMIG et peu plus.
Avoir un terrain et une maison de nos jours dans l’agglomération, c’est au moins 30 millions de F CFP . Qui peut se le permettre ?
La ruralité, c’est joli, mais ce n’est pas ce que veulent les gens, semble-t-il. Et dans un pays libre, il est hors de question de les forcer, n’est ce pas ? Car avec la maison, il faut l’emploi et tout le monde ne veut pas être agriculteur ou pêcheur lagonaire ( professions que je respecte au demeurant).
Et puis, offrir des logements sociaux à des personnes qui ne peuvent pas se payer un logement, ce n’est peut être pas forcément " de reléguer les polynésiens de condition modeste". Que proposes-tu à la place ?Ne rien faire ? Les laisser dans des logements insalubres ? Les renvoyer dans les iles ? ( y compris contre leur gré ?) La critique est facile, mais l’art est difficile…
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