vendredi 28 avril 2006
Par Lagon,
vendredi 28 avril 2006 à 00:58 :: Brèves
Le Président du Pays est sorti conforté de la récente mini- crise, ce qui lui permet de retrouver une majorité à l' Assemblée, majorité fragile il est vrai.
On a vu également, toutefois, que certains représentants semblaient plus soucieux de leur intérêt personnel que du respect de leur électorat, et de l' électorat en général. Ces représentants peuvent aisément passer d'un camp à l'autre, sans état d'âme affiché.
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jeudi 27 avril 2006
Par Mana,
jeudi 27 avril 2006 à 21:47 :: Brèves
Chaque civilisation a sa propre culture, même la plus petite. Parlons un peu de la culture. Qu’est-elle vraiment ? A-t-elle une place dans les sociétés modernes ? Parlons de cette culture qui est collective, comme des manifestations intellectuelles (Politita), religieuse (La bible, le coran etc…), artistiques ( Danse polynésienne, Haka etc…), qui caractérisent une société. La culture polynésienne, par rapport à la surface et au nombre de membres de la société, est d’une richesse extraordinaire. Et nous l’oublions souvent…
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Par Pépé Tama,
jeudi 27 avril 2006 à 06:30 :: Brèves
L'école de 9h à 15h; l'aménagement des périodes scolaires en fonction de la chaleur tout en ne dépassant pas 8 semaines consécutives de cours pour empêcher la fatigue des élèves. Deux promesses du gouvernement. L'une a été réalisée (aménagement des périodes scolaires), l'autre vient d'être mise au placard par Marius Raapoto lors de son allocution au JT il y a deux jours :
"Après un dialogue (un refus unanime surtout!) , une concertation fructueuse avec les divers partenaires du secteur, c'est à dire les forces vives et méritantes de l'éducation, nous nous sommes aperçus que,faire l'école de 9h à 15h, reviendrait à réduire de manière significative le nombre de semaines de vacances. Aussi, ce projet est abandonné".
Question : Fallait-il deux ans pour s'apercevoir de la contradiction entre les deux projets ? Celle-ci n'était elle pas visible dès la rédaction des programmes électoraux ? On rejoint ici El Problemo et la question de l'utilisation de promesses dont l'impossibilité saute pourtant au yeux, mais qu'on nous dit malgré tout réalisables, car c'est une volonté (divine ?) du gouvernement.
Craintes et espoirs, c'est ainsi que l'on s'amuse à nous gouverner. La religion utilise les mêmes procédés.
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mercredi 26 avril 2006
Par Noindep,
mercredi 26 avril 2006 à 23:42 :: Petite analyse
C’est fait, et cela à partir d’aujourd’hui. Les prix des cigarettes et de l’alcool vont subir leur rééchelonnement fiscal, afin de lever des fonds propres pour financer la réforme solidarité obèse en objectifs, maigre en incidences. Ce pacte solidarité, qui a provoqué le blocus des voies publiques il y a seulement trois mois, a été rangé aux oubliettes sociales, au profit de scènes de ménage politiques, à la fois déconcertantes et dénigrantes.
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mardi 25 avril 2006
Par Lagon,
mardi 25 avril 2006 à 22:41 :: Petite analyse
La France métropolitaine est peuplée de 60 millions d' habitants. Une douzaine de partis politiques se partagent les suffrages des électeurs, et le corps électoral élit directement moins de 600 députés.
Notre " Pays " autonome est 240 fois moins peuplé, bien que très vaste. Une douzaine de partis politiques s' y partagent également les faveurs des électeurs, et le corps électoral élit directement 57 représentants, soit 10 fois moins qu' en métropole seulement.
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Par lebop,
mardi 25 avril 2006 à 21:11 :: General
Le Président du Pays, à l'occasion de son récent discours à l'Assemblée de Polynésie française, a effectué un bilan d'étape de son action après plus d'un an de Taui Roa. Au lieu d'un passage en revue des objectifs du gouvernement, des actions ministérielles menées et des résultats attendus ou atteints, j'ai lu un discours présidentiel décousu, candide au plan international, très conjoncturel en matière touristique, très général dans le domaine des investissements publics, optimiste avant l'heure sur la réforme "solidarité", très vague en ce qui concerne l'action économique générale, muet pour ce qui est du sauvetage de la filière pêche et le développement de notre auto-suffisance alimentaire - sujet pourtant très cher au cœur de notre Président - évasif sur le contenu du nouveau partenariat avec l'Etat, autocritique et auto-flagellant sur la question de la "souveraineté". Revue de détail...
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dimanche 23 avril 2006
Par Noindep,
dimanche 23 avril 2006 à 03:55 :: General
Notre société vaque au statu quo. Alors que la capacité financière du territoire n’a jamais été aussi grande, c’est à dire le pouvoir de créer par des effets multiplicateurs de la richesse nouvelle, nous sommes incapables de rompre avec notre développement stérile, qui submerge notre pays dans le vice du statu quo. Plongé dans une mondialisation qui nous absorbe et nous dépasse et dans laquelle on règne en victime, nous subissons les humeurs de l’ère du temps.
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samedi 22 avril 2006
Par Pépé Tama,
samedi 22 avril 2006 à 14:34 :: General
Le Bop a introduit la question de la mondialisation en montrant que l'autonomie semble être le régime le plus apte à gérer au mieux ce processus. Nous traiterons ici de la mondialisation et des possibilités qu'elle offre pour réduire le coût de la vie.
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Par lebop,
samedi 22 avril 2006 à 12:42 :: General
Le Président du Pays, Monsieur Oscar TEMARU, à plusieurs reprises, a invoqué la nécessité de l’indépendance pour faire face à la mondialisation ou à la globalisation. Mais en quoi l’indépendance nous donnerait de meilleures armes pour faire face à la mondialisation ? Le Président du Pays s’est bien gardé de nous éclairer à ce sujet ou de nous expliquer les bénéfices concrets que nous allions en retirer. En fait, je pense qu’ il serait bien en peine de nous convaincre….
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vendredi 21 avril 2006
Par La Rédaction,
vendredi 21 avril 2006 à 22:38 :: Editorial
A nos lecteurs.
Les rédacteurs amateurs de Politita vous remercient de votre fidélité et de votre contribution. Ils tiennent par ailleurs à vous préciser leur ligne de conduite.
Politita n'est apolitique que dans la mesure où il n'est pas l'émanation d'un parti, d'un groupe, ni d'une association. C'est son droit le plus absolu.
Politita participe cependant au débat politique en cours dans le cadre du droit à l' expression. Il considère qu'actuellement et pour longtemps sans doute l'autonomie est et restera le seul moyen pour ce Pays de préserver le niveau de vie de ses habitants, voire de l'améliorer, dans le respect de ses spécificités.
Politita revendique son droit à l'erreur à ce sujet. C'est son droit le plus absolu.
La démarche de Politita ne relève évidemment que de ses rédacteurs. Très simplement Politita se réserve de dire ce qui lui semble utile de dire, et répétons-le ne se situe pas par rapport aux structures existantes. Politita a vocation à l'autonomie de la pensée, l'indépendance de la pensée n'existant pas selon elle: d'où sa volonté de dialogue constructif. C'est son droit le plus absolu.
Politita a pour objectif premier d' inciter la jeunesse de ce Pays à participer à la réflexion sur l' avenir de la Polynésie
Politita considère que l'échéance du 13 avril revenait, au fond, à approuver ou non les grandes orientations du Président du Pays, tout particulièrement la volonté inébranlable d'une marche très rapide vers l'indépendance. C'est son droit le plus absolu. Politita a le plus grand respect pour toutes les opinions, qu'elles qu'elles soient, qui s' inscrivent dans le cadre des règles démocratiques, y compris donc celles qui, dans ce contexte, argumentent en faveur de l'indépendance. C'est son devoir le plus absolu.
Politita n' a pas vocation à tenter de concurrencer les quotidiens ou hebdomadaires existants, très implantés,qui disposent de journalistes qualifiés et rompus à l'exercice de ce métier. C'est un blog, doublé d'un bulletin recto-verso qui sera occasionnel faute de moyens, et tiré à quelques centaines d'exemplaires seulement.
Politita a pour objectif premier d'inciter la jeunesse de ce Pays à participer à la réflexion sur l'avenir de la Polynésie, donc sur son avenir, en meilleure connaissance de cause, et de s' engager dans l'action politique. Il vise à convaincre par l'échange d'arguments, non pas à embrigader (procédé totalitaire) ou à corrompre (procédé mafieux), dans le cadre de la liberté d' expression toujours. Et dans ce cadre, son droit le plus absolu est d'argumenter en faveur de la thèse qui est sienne, l'autonomie de ce Pays.
Nous sommes flattés de votre intérêt, et y voyons le signe d' une connivence éthique.
La Rédaction
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Par Mana,
vendredi 21 avril 2006 à 22:25 :: Brèves
Nous pourrions avoir l’impression de déjà vu, surtout au niveau des déceptions. Souvenons nous, qu’au premier Taui, tout le monde parlait d’erreur politique. De l’impossibilité de ce nouveau gouvernement tauiste de gouverner par manque de capacité ou encore d’expérience en la matière. Pourtant,il a subsisté.
Encore une fois pour le deuxième taui. Tout le monde disait que la situation allait se renverser, ce n’est pas possible de continuer comme ça. Pourtant, encore une fois, il a subsisté.
Aujourd’hui nous assistons à la même erreur.
Tout le monde parlait déjà de l’échec d’ OT. De son abdication. Calculer et essayer de déterminer le nouveau gouvernement. Aujourd’hui, le « poker menteur » continue…
Comme dirait Jean Gabin
« La vie l’amour, l’argent les amis et les roses. On ne connaît ni le bruit ni la couleur des choses, c’est tout ce que je sais, mais ça jle sais »
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Par Noindep,
vendredi 21 avril 2006 à 17:32 :: Chroniques
Entre des démissions fantoches, des malversations politiques, et des politiciens immatures, c’est la presse qui sourit. Mais derrière ces slogans de soutien, se cachent des parlementaires en errance politique, réagissant au coup par coup. But Rules rather than discretion.
Les premiers qui souffrent de cette pathologie de la conscience, sont sans équivoques les prétendus « ni-ni », qui n’hésitent pas à rallier le camps de la colère, lorsque ils sentent qu’ils perdent le contrôle de leur vote. Semblant de coopération, perchoir gagné, le rescapé de l’arche Fetia Api préside ce dialogue de sourd et a préféré suivre les conseils de sa camarade de promotion, en versant dans la trahison de ses convictions, plutôt que de préserver l’équilibre institutionnelle.
Résultat aujourd’hui, les jeux sont fait et rien ne va plus. Philippe SCHYLE peut être fier de présider la crèche territoriale dans laquelle il ne fait pas figure d’autorité. Nicole BOUTEAU elle, gâte l’UPLD en prônant une nouvelle autonomie. On attend depuis des mois qu’elle juxtapose ses propos avec son action. Elle divague et flirte avec toutes les idéos politiques, comme son ami Jacky BRYANT, sans jamais fonder leur propre conviction.
En réalité, toute cette joute parlementaire s’articule autour d’un faux débat. Acheter des girouettes aux frais du contribuable entasse les reliques dans le camp de l’UPLD et alourdit sa logistique. Chacun tente en vain de contenir les externalités négatives de cette prime majoritaire, celle qui a donner la parole à la prose Tauiste qui donne aujourd’hui le vertige à l’opinion. Le récent remaniement ministérielle presse le pays vers le chaos économique, et lorsque le Taui parle, c’est l’économie qui pleure…
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Par Pépé Tama,
vendredi 21 avril 2006 à 13:52 :: General
Après la réaction à chaud, j'ai voulu prendre un peu de recul et analyser ces dernières semaines de vie politique polynésienne avant et après la venue de François BAROIN. J'ai découvert un nouvel objet d'étude politique et je l'ai appelé le "paradoxe d'oscar".
Voilà, en effet, un Président du Pays qui, depuis plusieurs semaines, suit une trajectoire de radicalisation idéologique progressive en excipant son dogme dominant : l'Indépendance. Profitant de ses "missions" à l'étranger, il communique à tour de bras sur l'Indépendance, multiplie les "petites" provocations, profite de diverses tribunes pour semer ses petites graines souverainistes, "banaliser" la question, appeler à l'aide pour le libérer du joug colonial, "éduquer" les réfractaires, rassurer les inquiets, réveiller ses militants endormis, effrayer la bonne société des beaux quartiers, rendre illisible l'avenir économique de nos entrepreneurs, faire rêver nos agriculteurs à propos de la "Noni Republic Maohi", culpabiliser "l'Etat colonial et sanguinaire", savonner la planche de Baroin. Bref, Oscar a décidé de dire : Je suis indépendantiste et fier de l'être.
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jeudi 20 avril 2006
Par Pépé Tama,
jeudi 20 avril 2006 à 13:42 :: General
Pour conserver à n’importe quel prix le pouvoir, Oscar Temaru a employé les grands moyens : retour de ses poids lourds à l’Assemblée, « promotion ministérielle » de certains élus autonomistes des îles. Une stratégie politicienne particulièrement étudiée pour maintenir une majorité à l’Assemblée de Polynésie française
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mercredi 19 avril 2006
Par Mana,
mercredi 19 avril 2006 à 00:45 :: Débat
La démocratie, un grand mot cité par tous les dirigeants politiques en mal de parole, que peut on dire à un peuple sans être controversé ? « Je suis pour la démocratie », d’ailleurs UPLD = union pour la démocratie. Dans cette logique, nous combattons la dictature et le totalitarisme, pourtant c’était une union « d’autonomistes » à l’époque pour contrer des autonomistes. Que vient faire la démocratie ici ?
En gros, c’est un grand mot comme « capital humain, développement durable » qui noie le poisson.Passons.
Parlons de la crise démocratique en Europe.
Attaquer la démocratie ne se fait pas dans l’éthique nationale, alors constatons.
La démocratie c'est le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple.
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mardi 18 avril 2006
Par Pépé Tama,
mardi 18 avril 2006 à 13:53 :: Petite analyse
"Pas question de déposer ou voter une motion de censure !" a déclaré Nicole BOUTEAU dans un communiqué relaté par l'Agence tahitienne de presse.
Au moins, les choses sont dites clairement et fortement. Pour ceux qui douteraient encore du positionnement de Nicole BOUTEAU, les masques tombent.
Voilà une élue qui, quelle que soit les attitudes, comportements, déclarations, décisions de la majorité UPLD qu'elle a contribué à faire accéder au pouvoir, annonce tout de go, qu'elle la soutiendra mordicus. Un chèque en blanc en bonne et due forme. Une garantie de soutien sans faille.Un représentant de l'UPLD n'aurait pu mieux dire pour affirmer son allégeance !
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Par Pépé Tama,
mardi 18 avril 2006 à 13:13 :: General
On apprend que le prix du pétrole bat des records de hausse. Que nos embouteillages du matin et de l'après-midi vont encore coûter quelques millions supplémentaires qui vont se rajouter aux centaines de millions de F CFP gaspillés en pure perte chaque année par manque d'anticipation et de prospective collective. Que, de colloque en séminaire sur le "développement durable", on ne sait toujours pas quelle stratégie énergétique nos gouvernants vont mettre en place pour contrôler, voire réduire notre dépendance énergétique.
Et chacun pense à la même question : a quand la hausse -forcément douloureuse - à nos pompes ?
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samedi 15 avril 2006
Par Noindep,
samedi 15 avril 2006 à 22:15 :: Petite analyse
La France a fait entrer la Polynésie française dans le 20ème siècle, malgré que l’objectif premier de sa présence résidait dans l’exhibition de sa force de dissuasion. Sans négliger l’Histoire, la prospérité du pays agace nos voisins du pacifique, et fait rougir nos consommateurs, heureux et satisfaits d’être membres de ce village planétaire, que McLuhan appelle la mondialisation. Cependant, les choses évoluent, mais pas toujours dans le bon sens…
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Par lebop,
samedi 15 avril 2006 à 20:38 :: General
A la lecture du discours de son Président sortant, Monsieur Tony GEROS, j'ai été surpris par la faible ambition qui l'a animé pendant son année de mandat. Pour le dire franchement, ses propos ont singulièrement manqué de hauteur de vues. Il s'est beaucoup attardé sur l'organisation interne de l'institution, à l'image d'un chef de service qui décline son rapport d'activité : est- ce celà que l'on attend du Président de l'assemblée délibérante de notre Pays ?
Au chapitre de la politique de l'emploi, j'ai retenu que l'Assemblée avait entériné les mesures d'emplois aidés présentés par le Gouvernement. J'ai aussi noté que la parole avait été libérée : mais a-t-elle été productive ?
Au regard des moyens humains ( une administration autonome à l'effectif important et encadré par un statut du personnel très généreux), budgétaires (plusieurs milliards de F CFP par an) et matériels ( une commission permanente et 9 commissions dôtés de chargés de mission hautement qualifiés) très conséquents que s'est octroyée l'Assemblée, les citoyens-contribuables que nous sommes ne peuvent-ils pas en attendre un rendement plus important ? Une capacité de proposition plus riche ? Un contrôle de l'exécutif plus rigoureux ? Une mission d'évaluation des programmes plus effective ?
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vendredi 14 avril 2006
Par Pépé Tama,
vendredi 14 avril 2006 à 00:50 :: Petite analyse
Le vieux lion se précipite pour féliciter Monsieur Schyle, quelque peu étonné de cette élection dès le premier tour, Madame Bouteau s’en va dire « désolé » à monsieur Géros, ex-président de l’assemblée ; Madame Birk quitte l’assemblée dégoutée : le « bluff » a fonctionné.
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Par Pépé Tama,
vendredi 14 avril 2006 à 00:40 :: Brèves
Oscar Temaru est un démocrate : il n'a cessé de l'affirmer. Son cheval de bataille a été celui de "la parole libérée".
Les faits sont pourtant la : Hirohiti Tefaarere doit passer par le conseil d'Etat pour retrouver son siège à l'assemblée; Emile Vernaudon ne peut y siéger, sa démission n'ayant pas été actée par le Président du pays.La décision du conseil d'Etat concernant Mr Tefaarere semblait pourtant indiquer la voie démocratique à suivre.
La parole, la voix de certains est donc restée enchainée : on peut le regretter, l'applaudir, néanmoins cette pratique ne peut être qualifiée de démocratique.
Le bilan de monsieur Géros faisait état de cette parole libérée; dans ce cas, aujourd'hui fut l'exception confirmant la règle.
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Par Lagon,
vendredi 14 avril 2006 à 00:30 :: News
En effet, on pensait acquise la réélection de Monsieur GEROS, fidèle lieutenant du Président TEMARU, certains autonomistes peu représentés à l' Assemblée donnant l' impression de soutenir l' action du Président du Pays. L' élection de Monsieur le Maire d' Arue, qui s' affiche autonomiste, est donc une surprise.
Il est vrai que le parti autonomiste majoritaire Tahoreaa lui a ouvert la porte. Le décompte des voix laisse par ailleurs penser que Madame BOUTEAU, autre autonomiste affichée, aura voté pour son allié, ce qui est logique. De toutes façons, les autonomistes étant largement majoritaires dans ce Pays, leur représentation voudra peut- être le prouver en dehors des appartenances partisanes.
On espère bien que Monsieur SCHYLE aura le comportement exemplaire de Monsieur Hiro TEFAARERE, dont les qualités avaient été reconnues par tous à l' occasion de son passage au " perchoir ", comme disent les journalistes. Monsieur TEFAARERE a été un modèle : il a fait son travail avec sérieux et objectivité.
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jeudi 13 avril 2006
Par Noindep,
jeudi 13 avril 2006 à 05:05 :: News
C'est fait, Philippe Schyle vient d'être élu président de l'assemblée de la Polynésie française, avec une majorité absolue. 29 conseillers sur 57 ont rallié la cause autonomiste, qui marque une volonté de changement, et l'abandon d’une éthique indépendantiste. Ce fait marque le départ d'une nouvelle alternance chez les républicains de cœur, avec une discrétion toujours aussi prononcée des oranges, et la véritable naissance politique d’ADN, qui est depuis sa création très marginale, et très marginalisée.
L'UPLD, quant à elle, ne donne plus signe de vie. Avec le départ des autonomistes de cœur, et le dégoût de certains indépendantistes de raison, c'est le syndicat de l'indépendance qui s'effondre, tout comme son leader qui perd au fil des jours son souffle. Déchu dans sa quête politique, le Président de la Polynésie française persiste dans sa bêtise, et signe une nouvelle fois, son contrat de licenciement. La démocratie informe, elle risque d’être dans les prochaines semaines très sévère.
Face à tout cela, le président sortant ne peut qu'être admiratif devant son bilan, que beaucoup de ses compères reconnaissent. Expression de la parole libérée, et d'une équité de rôle, Anthony Geros témoigne de ce personnage d'ouverture, qui a su, malgré quelques actions erronées, redonner à l'Assemblée de la Polynésie française sa noblesse républicaine. Le vote d'aujourd'hui, qui reste très symbolique, rappel la politique à la raison, et fait acte d’une démission majoritaire de l’éthique présidentielle.
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Par Tavararo,
jeudi 13 avril 2006 à 00:41 :: Tavararo
Marutea est la candidate que je soutiendrai pour l’élection du président de l’Assemblée. Titulaire d’un diplôme en management des ressources humaines elle a les compétences nécessaires. De plus, elle se situe au dessus des calculs partisans : d'abord, elle n'en a pas trois (ni deux...elle est normale, quoi !), elle n’a pas une mairie de Arue en danger, elle n’est pas originaire du Far West et n’a pas été élevée dans la savane. Surtout, elle sait faire passer l’intérêt général avant ses considérations personnelles ! Son spot parfait : c’est vraiment l’assemblée. Je vous retranscris ici son discours effectué lors de ce fameux meeting du stade Pater.
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mardi 11 avril 2006
Par Noindep,
mardi 11 avril 2006 à 19:23 :: No comment
Le rêve s’effondre, la réalité fait mal. Le ministre des Postes et télécommunications quitte le gouvernement et rejoint ainsi son ami Hiro dans la tribune des déçus, des incompris, des délaissés. Ce gouvernement a eu tendance à privilégier la collégialité sous toutes ses formes, à tel point que la ministre de l’artisanat avait un pouvoir d’influence aussi fort que celui de l’industrie. Collégialité n’exclue pas priorité.
En tous les cas, Emile prend le large pour la croisière présidentielle, soigneusement escorté et encadré par la communauté des républicains de cœur (ie les autonomistes). Tous y voient le personnage de l’alternance, autour duquel l’autonomie peut graviter. Emile n’était à l’UPLD qu’en transit politique, le temps de flatter son ego et renforcer son assise populaire.
A moins de deux jours de l’élection du président de l’assemblée, cette démission va sans doute calmer l’euphorie des cadres de l’UPLD, à l’image de Mr GEROS, en vénération constante devant la symbolique Union Plurielle du 23 mai, vieux rêve de campagne. Un président déchu, une majorité émue, la Polynésie est fidèle à sa réputation d’enfant capricieux de la démocratie, et témoigne une nouvelle fois de sa dynamique politique.
C'est sur ce tempo de grâce républicain, que l'autonomie prend le large et laisse loin derrière elle l'idéologie d'une indépendance de court terme. Trop de paroles sans pleurs, trop de fierté sans craintes, alimentent le suicide collectif de cette majorité, qui risque d'ici quelques temps de subir les aléas de la démocratie, et rentrer dans les statistiques des politiciens de passage…
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lundi 10 avril 2006
Par Mana,
lundi 10 avril 2006 à 23:52 :: Brèves
Plus importante encore que la question du président de l’Assemblée, se pose la question du Président du pays.Il y a beaucoup de spéculations en ce moment pour déterminer le chef du gouvernement, un gouvernement d’alliance encore une fois, donc peu soudé et qui fluctue à toutes incitations. Un gouvernement d’entente, c’est évidement un partage des tâches. Si ce partage se fait à la proportionnelle, on ne peut pas espérer une grande participation du Fetia ‘api et du No ‘oe te nunaa dans le camembert. Si l’on compte 21 inscrits Orange, 8 non inscrits et peu être quelques trahisons du côté de l'UPLD, on pourrait atteindre une majorité autonomiste de grand pouvoir. Mais qui bénéficiera de ce pouvoir ? Si l’on estime à 6 la trahison du côté bleu (clair ou foncé) on obtient 60% d'orange, 22.8% pour les non inscrits et 17.2% de bleu contrasté au sein du ralliement autonomiste. Cette répartition serait dans le meilleur des cas, la plus « équilibré » possible.
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Par Lagon,
lundi 10 avril 2006 à 21:36 :: Brèves
Madame BOUTEAU et Monsieur SCHYLE, qui ont pris leurs responsabilités en 2004 et 2005, croyant favoriser une alternance démocratique, vont devoir cette fois encore prendre une position claire devant leurs électeurs et l' ensemble des Polynésiens A les entendre les propos du Président TEMARU seraient condamnables. Ils reconnaissent donc de ce fait leur surprise et leur déception.
Le scrutin du 13 avril ayant une valeur symbolique, le Sénateur FLOSSE renonçant à participer à la partie en cours et - toujours aux dires d' un quotidien local, d' où la nécessité d' être circonspect - certains Représentants UPLD autonomistes à l' Assemblée envisageant de signifier leur attachement à l' idée d' autonomie, on ne peut raisonnablement douter du choix qui sera fait jeudi par Madame BOUTEAU et Monsieur SCHYLE.
Dans tous les cas de figure leur choix sera respectable, mais leur électorat ne comprendrait guère l' abstention, selon les quelques informations dont nous disposons, et des contacts que nous avons avec une partie de cet électorat.
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Par Peter,
lundi 10 avril 2006 à 07:37 :: General
Non, nous ne nous prenons pas la grosse tête, nous ne cherchons pas à nous faire mousser, nous ne préparons aucune campagne électorale. Nous souhaitons seulement amener un maximum de gens à débattre. Tout simplement.
Ainsi, demain, dans la journée, seront distribués en ville plusieurs dizaines d'exemplaires du premier bulletin de Politita. Pour vous témoigner notre gratitude pour votre participation sur ce blog, nous avons souhaité vous le présenter en avant-première. Et également vous demander un petit service. Tout simplement.
Ce bulletin est une simple feuille A4 recto-verso. Rien de bien pompeux. Juste de la matière à discussion. Ainsi, nous vous serions reconnaissant d'imprimer ces deux feuilles en recto-verso (il suffit d'utiliser deux fois la même feuille dans votre imprimante) et de la faire passer. Tout simplement.
Bien évidemment, comme d'habitude, toutes les critiques pertinentes sont attendues, nous ne demandons qu'à nous améliorer. Mauruuru.
Le bulletin est téléchargeable ici
[Edit:] fichiers mis à jour, les bulletins sont sans faute et en pdf. Merci de faire passer ;)
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dimanche 9 avril 2006
Par lebop,
dimanche 9 avril 2006 à 20:21 :: General
Tous les experts s'accordent à reconnaitre que l'économie polynésienne a connu une expansion foudroyante avec l'arrivée du CEP. Cette croissance a principalement été impulsée par les transferts militaires et civils de l'Etat qui ont, eux mêmes, irrigué l'ensemble des autres secteurs d'activité économique et engendré l'économie moderne que l'on connait aujourd'hui. Cette modernité caractérisée par un bon niveau d'infrastructure, un niveau de vie élevé, comparable à celui de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande, une qualité de vie enviable, n'est rendue possible que parce que ce moteur externe à la Polynésie- les transferts financiers de l'Etat- se maintient. Si tout le monde s'accorde pour dire que cette dépendance financière doit être progressivement supprimée, les voies et les moyens pour y parvenir divergent fondamentalement.Pour esquisser des pistes réalistes de développement, encore faut-il essayer de comprendre la réalité économique dans laquelle nous vivons.
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Par Pépé Tama,
dimanche 9 avril 2006 à 18:39 :: General
Tavararo, candidat à la Présidence de la Polynésie française et fervent défenseur de la "plate-forme autonomiste", s'est exprimé hier, dans un stade Pater plein à craquer, lors d'un meeting politique historique. Son discours, applaudi par plusieurs dizaines de milliers de personnes conquises, vous est retranscrit in extenso, ci après.
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samedi 8 avril 2006
Par Lagon,
samedi 8 avril 2006 à 21:52 :: Petite analyse
Le message de Monsieur BOUISSOU est clair, et sans ambiguïté. C'est celui d' un autonomiste de coeur et de raison. Le 13 avril, il souhaite le rassemblement des aunotomistes, ne semble guère douter de la victoire ( étrange...), et considère qu' une cohabitation entre le Président TEMARU et le majorité du 13 avril serait néfaste compte tenu des urgences. Il connaît les difficultés pour établir une majorité solide, et demande qu' une plate- forme commune soit construite par les partis autonomistes, en fonction de quatre priorités: la confiance, le logement, l' emploi et le coût de la vie ( ce panier de la ménagère ).
Ces priorités sont énoncées avec justesse, et l' emploi parmi elles est effectivement un axe majeur, qui devra être approché de façon plurielle.
Les responsables politiques et leurs conseillers devraient toutefois, et de toute urgence, envisager ces priorités en question sous un angle dynamique, volontariste et prospectif: 55 % de la population a moins de 25 ans. Cet angle d' approche fait souvent défaut aux décideurs. Cette méthode et cet esprit auront l' avantage de donner un sens et une crédibilité à l' action qui sera entreprise. Elle contribuera à rétablir la confiance. Sinon la désillusion sera grande, avec les conséquences que ça implique.
En conclusion, même si Monsieur BOUISSOU est peu représenté à l' Assemblée et dans le Pays par rapport à d' autres formations, il a bien parlé. Si dans 10 ans ce Pays est encore autonome, nous en aurons un avant- goût bientôt, c'est que les jeunes de ce Pays auront senti chez leurs dirigeants, d' abord, la volonté de leur permettre dans le respect des lois, de s' épanouir, à condition bien sûr qu' ils fassent eux- mêmes l' effort nécessaire.
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vendredi 7 avril 2006
Par Noindep,
vendredi 7 avril 2006 à 22:57 :: Chroniques
La visite du ministre de l'Outre Mer, a adouci l'oreiller sur lequel le politique fait sa sieste depuis des mois. Rassuré désormais, chacun tente d'extraire de cette visite un alibi visant à asseoir sa stratégie parlementaire du 13 avril. Nicole BOUTEAU la première, qui broutait l’herbe de la prairie UPLD autrefois, appel à un défilé des autonomistes sur l'avenue de la République. A vrai dire, Nicole a perdu depuis des mois son électorat, dégoûté d'une stérilité politique à outrance et d'un programme sensible à l’humeur médiatique. Elle est opportuniste, et se dresse derrière une étiquette centro-radicale, que son ami Schyle brandit avec force, sans pour autant masquer leur peur de l'indépendance et leur conscience autonomiste. Une société de dupes.
Forcé par le vérin du déclin, le président joue lui sa dernière carte, et surenchéris sa mise, peut-être la dernière de sa carrière politique. C'est sur l'autel du désespoir, que le président marie la haine et la colère, sous l’égide d’une idéologie triomphant l’indépendance de raison. La compétition entre l’Histoire et l’idéologie n’a semble t-il pas portée ses fruits, et est même devenue l’arme de l’opposition. Partant d’une volonté de bon sens, (devenir indépendant, quelle honte ?) il a participé lui-même à la caricature de son déclin.
Conscient de l’échec probable du 13, son ego ne flanche pas devant la charité médiatique, qui prend encore le risque de relativiser sa chute, son courage est salutaire.
Devant lui, une manif autonomiste dresse son portrait, et tente de répandre à toutes les couches sociétales la semence républicaine fécondant plus facilement le développement et la croissance. Car la crise siège depuis des mois sur les bancs de nos statistiques, et met la Polynésie sur le flanc. Le pays en proie à son improbable take-off, guète depuis l’après CEP sa géographie financière, de plus en plus soumise au relief de la conjoncture. Cette stratégie de développement a jeté l’encre dans une baie protectionniste, contrôlant scrupuleusement les trafics d’entrées et sorties. Trop de contrôle tue le contrôle.
La logique économique n’a guère était éduquée dans une stratégie de prudence, et c’est depuis des années, que le gaspillage a recouvert l’efficience. Aujourd’hui, notre logique de dépense sanctionne nos désirs et nos envies, et c’est sur un rappel populaire croissant, que la machine Taui s’enraille. Ils semblent être victimes d’un fatalisme temporel, conforté par une aisance rhétorique impopulaire, dont le syndicat autonomiste use et abuse avec force pour désagréger le consortium du changement. Le divorce entre la population et le Taui semble être inéluctable, sans que cela rappel au pouvoir le passé. L’histoire compte, et c’est plutôt vers l’avenir que l’urne de la démocratie bénira son nouveau messie parlementaire, peut-être le départ d’une véritable alternance ?
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Par lebop,
vendredi 7 avril 2006 à 19:13 :: General
Je crois qu'il est important de se fixer les idées, une fois pour toutes, sur ce que recouvre ce fameux terme de TRANSFERTS FINANCIERS DE L'ETAT en Polynésie française, tant leurs implications sur notre vie économique et sociale sont extrêmement importantes. Aussi, je me suis basé sur "le guide d'accueil des services de l'Etat en Polynésie française" ( année 2006) pour décomposer le montant global de 150 milliards de F CFP que représentent ces transferts. Les chiffres démontrent que l'Etat assure une solidarité financière importante en Polynésie française.
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mercredi 5 avril 2006
Par Pépé Tama,
mercredi 5 avril 2006 à 20:09 :: Brèves
Que ce soit Monsieur Myron MATAOA, Président du groupe de l'UPLD à l'Assemblée de Polynésie française s'exprimant dans les médias ou encore Nicole Bouteau commentant le déplacement de François Baroin, tous deux réclament d'avantage de financements de la part de l'Etat Français. Face à cette attitude irresponsable dans une optique autonomiste, plusieurs rappels élémentaires et de bon sens s'imposent pour nos « petits philosophes rois. »
Premièrement, il est nécessaire de prendre conscience de l'effort consentit par la France :
- Les transferts français représentent plus de 25 % de notre PIB soit à peu près 136 Milliards de Fcp. Avec l'effet du multiplicateur keynésien ( coefficient multiplicateur de 2,5) ils induisent en fait une valeur ajoutée globale d'au moins 330 milliards de francs CFP, soit pas loin des 2/3 du Produit intérieur Brut de la Polynésie française !!!
Ils croissent en moyenne de 5%/ an : dans cette perspective il y aurait doublement tout les 40 ans ! Arrivons-nous seulement à faire 5% de croissance par an??!!
- Le cout d’opportunité (de ces transferts) pour la France est à prendre en compte.
Par exemple : Le nombre de professeurs rémunérés par l'Etat et exerçant en Polynésie représente autant de professeurs qui n'exercent pas en France; l'Etat doit donc créer davantage de postes. Cela crée un surcoût.
L'effort consenti par la France peut ainsi être évalué comme équivalent au double des transferts métropolitains (un peu moins si l'on considère l'indexation)
- La prise en compte de la situation financière française, permet de remarquer que la dépense d'1 euro supplémentaire représente un effort consenti d’autant plus grand !
Transition- Voici donc le discours actuel : « allo la terre ici la lune : vous pourriez faire plus d’efforts tout de même ! ». Un retour a la réalité svp…
Deuxièmement plusieurs leçons de bon sens s'imposent lorsque l'on réclame des fonds :
- Présenter des projets crédibles et sérieux. Sortir de son chapeau, à deux jours de l'arrivée de François Baroin un copier / coller des accords de Nouméa, sans avoir au préalable réalisé un consensus, n'est qu'un pur effet de communication. Comment penser une seconde que l'Etat nous donnerait des financements sur cette base ? Cela frôle l'insulte envers l'intérêt général ; c'est un travail de fainéant !
- Montrer que cette aide est productive ; c'est à dire qu'à terme, elle puisse entrainer sa propre diminution. Cela n'est pas le cas ; deux faits l'illustrent : la hausse des dépenses de l'Etat (+5%/an) et la polémique quant à l'utilisation de la DGDE pour des frais de fonctionnement et non pour l'investissement. C'est à cause de raisons similaires (irresponsabilité des gouvernants davantage tournés vers "l'assistanat" plutôt que le développement) que l'aide au tiers monde a été suspendue !
- Afficher des garanties de bonne gestion avec par exemple la mise en place de vraies réformes quant au budget du territoire. Je pense ici à la mise en place d'une sorte de LOLF. Les promesses de réduction des coûts non tenues, sont à proscrire : elles sapent notre crédibilité pourtant si dure a forger !
Cri de colère mesuré : Avons-nous entendu la moindre proposition, ou la moindre formulation de quelques unes de ces nécessités de la part de nos représentants ? Dès lors, il convient de rappeler à nos "petits philosophes rois" qu'il ne tient qu'à eux de se démener pour mériter ces fonds français. En se comportant en enfant gâtés, en tirant sur la ficelle sans montrer une réelle bonne volonté et une quelconque bonne gouvernance, c'est l'autonomie même qui est mise en danger !
Cela peut faire le jeu de la composante indépendantiste de l’UPLD. Néanmoins, lorsque l’on se dit autonomiste convaincu, dont l’entrée en politique fait suite à cette volonté de préserver l’autonomie; une réflexion plus fine et moins grossière s'impose !
Autonomie veut aussi dire responsabilité…
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Par Mana,
mercredi 5 avril 2006 à 18:48 :: Brèves
En France,la séparation de l’Eglise et de l’Etat est acceptée par tout laïc qui se respecte. Cependant, elle n’est pas vérifiée en Polynésie. Quasiment tous les hommes politiques polynésiens pratiquent une religion, mais surtout, ils ne s’en cachent pas. On peut voir souvent des débats télévisés ou encore des votes de l’Assemblée, avec beaucoup de Croix de Luther ou des Croix catholiques au cou de nos représentants. Ce genre de comportement serait porté à outrance en France et en Europe mais ici cela ne choque personne. Le seul point qu'il ne fallait pas dépasser était la croix au dessus du siège du Président à l’Assemblée. Pourquoi une telle tolérance de la religion ? Essayons de l’expliquer
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mardi 4 avril 2006
Par Peter,
mardi 4 avril 2006 à 03:17 :: General
Afin de vous offrir plus de lisibilité, Politita prend ses aises. Rien de bien fulgurant mais une interface plus sereine ainsi qu'une nouvelle colonne, afin de vous laisser à porté de clics les analyses qui nous semblent les plus importantes. N'hésitez pas à critiquer ou à suggérez, nous faisons tout ça essentiellement pour vous.
Merci de votre attention.
PS: crédit photo M. Maiko MOU, n'hésitez pas à visiter sa gallerie, elle vaut le coup d'oeil.
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lundi 3 avril 2006
Par Mana,
lundi 3 avril 2006 à 11:31 :: Petite analyse
Nous entendons souvent parler d’indépendantiste de cœur mais autonomiste de raison, cependant existe-t-il des indépendantistes de raison ? Si l’on reste ancré dans l’idée « économique », ces arguments ne peuvent pas exister pragmatiquement… Enfin pourquoi pas… Dans ce billet nous essayerons de nous mettre dans la peau d’un indépendantiste de raison, purement inventé, dans le sens que si nous étions de ce bord, quel argument logique donnerons-nous au gens pour dire que l’indépendance, c’est bien… L’autonomie est devenu un corollaire indéniable pour tous les esprits cartésiens, mais la logique de Descartes est fondée sur le doute perpétuel des affirmations, alors doutons…
Nous décortiquerons tout d’abord les arguments donnés par les partisans et ensuite les arguments imaginés…
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dimanche 2 avril 2006
Par Lagon,
dimanche 2 avril 2006 à 22:50 :: Brèves
Si dans moins de dix jours Monsieur GEROS est reconduit dans ses fonctions c' est que les Conseillers autonomistes qui ont favorisé le grand changement et installé Monsieur TEMARU au pouvoir considèrent qu' ils ont bien fait, que le bilan de Monsieur TEMARU est positif, conforme à leurs attentes, et que l' indépendance du Pays doit être gagnée au plus tôt. C'est leur droit le plus absolu.
Monsieur Emile VERNAUDON et ses alliés d' une part, d' autre part Madame BOUTEAU et Monsieur SCHYLE, d' autres Conseillers également, vont devoir se déterminer, et choisir. S' ils choisissent en fonction de leurs convictions affichées, la pirogue changera de cap. Sinon ils choisiront en fonction d' autres considérations. C'est un moment intéressant: les Polynésiens vont savoir.
Il faut bien comprendre que donner sa voix à Monsieur GEROS, OU S' ABSTENIR, signifierait renouveler sa confiance à Monsieur TEMARU. C'est très concevable au fond: c' est l' enjeu du scrutin à venir.
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Par Noindep,
dimanche 2 avril 2006 à 08:57 :: Petite analyse
Un programme riche, un personnage charismatique, un accueil de taille. La visite du ministre de l’outre mer était très attendue, autant pour la majorité que pour l’opposition. Ils tenteront chacun de faire peser leur discours, pour tenter de convaincre ce proche de Chirac, connu pour sa rigueur d’esprit, et son pragmatisme, du bien fondée de leur idées.
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