La politique bolchevik
Dans la Dépêche du mercredi 22 mars, on peut voir que le vice-président de Tahiti Nui (hum hum) a visité toute les grandes surface et prôné la baisse des prix. Nous sommes tous d’accord sur le fait que le coût de la vie en PF est trop élevé et qu’il faut remédier au problème. Comment le faire sans avoir une politique bolchevik ? Telle est la question que les politiques devraient se poser…
Je cite : « Les dirigeants de grandes surface (…) ont tous opiné. Pas le choix de toute façon. Ceux qui ne joueront pas le jeu (en ne respectant pas correctement la législation de la concurrence et des prix) seront sanctionnés. »
- Nous sommes dans un pays libre, une économie ne peut pas fonctionner dans un marché régulé. Le marché libre est la source même de l’économie avec la concurrence pure et parfaite. Pour exemple, l’URSS, qui a voulu réglementer les prix et qui s’est effondrée ensuite…
- Baisser la marge des commerçants, c’est aussi baisser la TVA qui est le premier revenu du territoire. On préfère donc avoir un déficit budgetaire et une baisse des épargnes et des investissements plutôt qu’une économie de marché.
- De plus, les grandes surfaces sont souvent moins chères que les magasins de proximité pour ce qui est de l’alimentation, si l’on doit s’attaquer à des commerçant il faudrait commencer par eux.
- Enfin, le gouvernement se contredit: il augmente les taxes mais veut faire baisser le coût de la vie… Le seul moyen pour inciter les commerçants à baisser les prix, ce sont les aides, et non des bâtons dans les roues.
Le seul moyen de baisser le coût de la vie est à mon avis d’augmenter la productivité et la croissance. Nous savons qu’il n’y a pas de formule magique, mais si la solution adoptée est communiste, autant se lancer dans autre chose que le commerce…
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Commentaires
quand on sait qui est jacqui et le ia mana (théoriquement socialiste), on comprend ses tendances bolch … je n’ai pas oublié son programme d’antan et je n’en voudrais pour rien au monde. Pourtant il est numéro deux du gouvernement …
Le problème, c’est qu’en polynésie…française, nous sommes quand même loin du modèle théorique de la concurrence libre et parfaite.
En second lieu, une seule enseigne, Carrefour pour la nommer, est quant même pour de nombreux produits, nettement en position dominante. Allez interroger tous les magasins d’électronique, d’électroménager, d’informatique et vous verrez que c’est quand même la sinistrose dans leur activité commerciale.
En ce qui concerne les petits commerces, ils sont évidemment plus chers que les grandes surfaces, mais justement, on pourrait s’attendre à un écart de prix bien plus grand, car, c’est logique, qui dit gros volumes achetés par la grande enseigne, dit capacité de négociation auprès des fournisseurs bien plus importante et donc obtention de prix très bas. Mais cette enseigne répercute-t-elle les prix obtenus auprès des forunisseurs ( notamment chinois) au consommateur final ? J’en doute : j’ai plutôt l’impression que cette enseigne se fait une "surmarge", même en étant moins chère que le petit commerce. D’où la nécessité, effectivement, d’une vraie concurrence, et celle-ci ne peut être le fait que d’une autre enseigne aussi importante et pour une surface de vente au moins équivalente à celle de Carrefour: Géant casino, Leclerc, ou, pourquoi pas, Wal Mart ( je plaisante, bien sûr, car on c’est comme si on introduisait un "tros gros éléphant" dans un magasin de porcelaine… de Chine) !
S’il n’y a pas régulation par une concurrence équilibrée, il faut bien envisager d’autres moyens : contrôle des prix et des marges, règlementation anti-concentration abusive, règlementation de la concurrence….
C’est vrai que la définition d’un "panier populaire", défini à travers une liste de "produits indispensables", fait un peu bolchévique. De là, à créer des magasins pour les pauvres et des magasins pour les pauvres, du "hard discount à la maohi" en quelque sorte, il n’y a qu’un pas ! Mais quelquefois, à situation commerciale particulière, solution règlementaire particulière.
Et puis, comment instaurer une concurrence dans le commerce de détail dans les iles, alors que les commerces existants s’alignent les uns sur les autres ? N’oublions donc pas les îles. La concurrence, malheureusement ne se décrète pas, et quelquefois, les controleurs des prix, sont les meilleurs remparts aux abus très souvent constatés dans les îles. Les choses ne sont pas si évidentes…
Le gouvernement doit effectivement arrêter de surajouter des taxes aux impôts et taxes existants et celà passe par une maitrise des dépenses publiques. Il est temps d’arrêter la fuite en avant. Le Pays doit revenir à une gestion publique raisonnable et conforme à une population de 260.000 habitants.
Le problème, c’est qu’en polynésie…française, nous sommes quand même loin du modèle théorique de la concurrence libre et parfaite. En second lieu, une seule enseigne, Carrefour pour la nommer, est quant même pour de nombreux produits, nettement en position dominante. Allez interroger tous les magasins d’électronique, d’électroménager, d’informatique et vous verrez que c’est quand même la sinistrose dans leur activité commerciale. En ce qui concerne les petits commerces, ils sont évidemment plus chers que les grandes surfaces, mais justement, on pourrait s’attendre à un écart de prix bien plus grand, car, c’est logique, qui dit gros volumes achetés par la grande enseigne, dit capacité de négociation auprès des fournisseurs bien plus importante et donc obtention de prix très bas. Mais cette enseigne répercute-t-elle les prix obtenus auprès des forunisseurs ( notamment chinois) au consommateur final ? J’en doute : j’ai plutôt l’impression que cette enseigne se fait une “surmarge”, même en étant moins chère que le petit commerce. D’où la nécessité, effectivement, d’une vraie concurrence, et celle-ci ne peut être le fait que d’une autre enseigne aussi importante et pour une surface de vente au moins équivalente à celle de Carrefour: Géant casino, Leclerc, ou, pourquoi pas, Wal Mart ( je plaisante, bien sûr, car on c’est comme si on introduisait un “tros gros éléphant” dans un magasin de porcelaine… de Chine) ! S’il n’y a pas régulation par une concurrence équilibrée, il faut bien envisager d’autres moyens : contrôle des prix et des marges, règlementation anti-concentration abusive, règlementation de la concurrence…. C’est vrai que la définition d’un “panier populaire”, défini à travers une liste de “produits indispensables”, fait un peu bolchévique. De là, à créer des magasins pour les pauvres et des magasins pour les pauvres, du “hard discount à la maohi” en quelque sorte, il n’y a qu’un pas ! Mais quelquefois, à situation commerciale particulière, solution règlementaire particulière. Et puis, comment instaurer une concurrence dans le commerce de détail dans les iles, alors que les commerces existants s’alignent les uns sur les autres ? N’oublions donc pas les îles. La concurrence, malheureusement ne se décrète pas, et quelquefois, les controleurs des prix, sont les meilleurs remparts aux abus très souvent constatés dans les îles. Les choses ne sont pas si évidentes… Le gouvernement doit effectivement arrêter de surajouter des taxes aux impôts et taxes existants et celà passe par une maitrise des dépenses publiques. Il est temps d’arrêter la fuite en avant. Le Pays doit revenir à une gestion publique raisonnable et conforme à une population de 260.000 habitants.
Pour favoriser la conccurence et la baisse des prix, il faut peut être accepté aussi l’entré de l’enseigne " casino " dans le pays…
Carrefour avait comme politique " si vous trouvez moins chère ailleurs on vous rembource"
Trouvons justement ces lieus et implantons les!
bon.. euh, je ne vais p-e pas m’exprimer aussi bien et aussi "intelligemment" que Teumere, certes.. mais bon, toute opinion est bonne à prendre, non ?
et bien, je ne suis pas tout a fait calée en matière d’économie mais je suis bien d’accord sur le fait que c’est totalement contradictoire de vouloir une baisse des prix tout en imposant une augmentation des taxes. je pense que ce gouvernement devrait arrêter de critiquer l’ancien gouvernment, car on a deja fait le tour de la question mille et une fois, mais plutot de chercher des solutions à des problemes qu’ils semblent créer eux-même…
Trop d’impôt tue l’impôt: il est certain que si l’on continue à prélever des impôts auprès des entreprises et des ménages en ces temps de morosité économique, on va provoquer un cercle vicieux dont on aura du mal à se remettre.
Plutôt que de chercher toujours de nouvelles recettes pour des dépenses plus ou moins fondées, ou pire, pour entretenir un train de vie dispendieux pour une petite communauté comme la nôtre, il faut au contraire passer au crible les dépenses de notre administration et de nos organismes publics pour revenir à la raison.
Les choix de dépenses doivent se faire dans le cadre de programmes élaborés et choisi de manière rationnelle. Pépé TAMA parlait de la réforme de la loi de finances en France ( où l’on raisonne maintenant en programmes avec objectifs, indicateurs et évaluation). C’est celà la gestion moderne d’un pays.
Il faut arrêter la gabegie pour financer les extravagances de tel ou tel de nos Ministres ou le clientélisme des partis au pouvoir.
Quant à Carrefour, cette enseigne a un pouvoir de marché exorbitant en Polynésie. Au plan mondial, c’est la deuxième multinationale commerciale au monde après Wal Mart. Il faut absolument un contre-poids à cette puissance commerciale qui ne fait que maximiser ses bénéfices ici. Et il n’y a pas de secret pour arriver à cet objectif : faire des prix légèrement plus bas que les autres ( ça lui est facile vu sa puissance de frappe auprès de ses fournisseurs, aussi bien étrangers que locaux), mais pas trop bas pour maximiser ses recettes et ses bénéfices.
C’est la raison pour laquelle l’association Te Tia Ara a raison de prôner une vraie concurrence entre deux enseignes fortes et j’espère que le gouvernement ira dans ce sens.
On vient d’apprendre à la télévision que le conseil des ministres avait autorisé l’implantation de deux nouvelles grandes surfaces sous l’égide de deux grandes enseignes : Géant casino et Carrefour,
mais :
- Il a décidé de sa propre initiative de modifier les données présentées par ces enseignes, soit une réduction de leur surface d’implantation.
Je trouve cette décision particulièrement illogique : on fait croire que l’on respecte une égalité parfaite entre les deux projets, mais on modifie les montages des acteurs économiques concernés.
Cette égalité est une fausse égalité quand on prend en considération l’existant : en effet, Carrefour a déjà une avance de plusieurs milliers de M2 sur Géant Casino avec déjà deux implantations à Punaauia et à Arue., alors que Géant Casino n’a pas encore un début de m2 sur le terrain.
En fait, cette décision accentue l’avance de Carrefour en autorisant pour cette enseigne une troisième grande surface.
De plus, modifier le calcul économique des promoteurs des deux projets risque, en fait, d’écoeurer dans la pratique Géant Casino qui risque de ne pas concrétiser son projet du fait du boulevard encore laissé à son concurrent déjà implanté sur le terrain. Est-ce le but avoué de la manoeuvre du conseil des Ministres ?
La vrai décision équitable était, paradoxalement, de n’autoriser que le projet de Géant Casino, ceci pour commencer à rétablir l’équilibre, car, actuellement, Carrefour possède déjà un trop grand pouvoir de marché.
On nous fait croire à nous, citoyens, que cette décision respecte l’égalité, alors, qu’en fait, elle n’est pas équitable.
Il faut croire que le lobbying des dirigeants de Carrefour en Polynésie a porté ses fruits auprès du Gouvernement.
Suite au prochain épisode….
C’est anormal que le gouvernement veuille interférer dans les décisions d’investissement privé à ce point en "conseillant" de réduire le nombre de M2 et en modifiant le calcul économique des investisseurs privés. Oui, c’est à croire que l’on est dans une économie dirigiste qui fonctionne à coups "d’oukazes" en s’imaginant, en plus, que les investisseurs vont s’exécuter en entendant les ordres du Prince ! Non, ils iront tout simplement investir ailleurs : en Chine, dans les pays de l’Est, ou dans les pays émergents d’Asie.
Comme le dit le Président Oscar, en ces temps de "mondialisation" ou de "globalisation", ces investisseurs n’ont pas de temps à perdre et iront tout simplement investir ailleurs, dans des contrées plus accueillantes…
Alors, additionner les milliards des deux projets en faisant croire au peuple que les deux investissements des deux enseignes de grandes surfaces vont se faire, c’est aller un peu vite en besogne !
La venue de l’Euro sera certainement un bon guide de comparaison et de discussion entre les prix pratiqués entre la "métropole" et ses "enfants" de Polynésie! :o)
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