Te Autaeaeraa

Par Mana • 22 March 2006

Ce projet étant controversé, on se sert alors de «fusible politique» comme Christian Vernaudon. Le peuple ne comprend peut être pas l’intérêt économique d’un tel projet, les politiques ont peut être peur de se faire descendre dans les sondages, en tout cas, ce que l’on peut observer, c’est un ralentissement de l’action, comme un étouffement de l’affaire. Pourquoi ? Pourquoi avoir honte des initiatives politiques? “Cela n’a jamais été fait ailleurs” qu’on nous répond… On n’a pas le droit d’être les premiers ?

Te Autaeaeraa


Les objectifs du projet

  1. Augmenter les revenus et le pouvoir d’achat des pauvres afin de réduire l’écart social
  2. Rendre l’économie plus compétitive par une baisse des charges sociales pour crée des emplois
  3. Meilleur organisation de la protection sociale
  4. Garantir un financement fiscal performant en matière économique (pas comme le RMI)

Le principe

  1. Baisse des cotisations sociales patronales et salariales
  2. Pour financer une hausse des salaires plus élevées pour les petits salaire
  3. Financés par une augmentation de la CST et sur la consommation

Résultats attendus

  1. Transfert de pouvoir d’achat
  2. Défense de la compétitivité des entreprise et crée de l’emploi

Il faut savoir que :

  1. Sur 64000 salarié déclaré en août 2005, 25000 gagné un salaire inférieur à 150 000FCFP brut soit 39% des salariés…
  2. Plus de la moitié ont un salaire de 180 000 FCFP brut
  3. Bientôt plus de 4000 jeunes arriveront sur le marché du travail chaque année et seulement 1400 postes seront libérés par le départ en retraite…

Les faits

  1. Le SMIG augmente donc de 6000FCFP en 2006 et de 7000FCFP en 2007
  2. Baisse des taux de cotisations CPS
  3. Grâce cela le SMIG net perçu pourrait augmenter plus que le SMIG brut sur 3 ans

Je voudrais vous faire part des augmentation de CST sur 4 années:

Salaire x1000 CST 2005 % CST 2006 % CST 2007 CST 2008 %
[0; 150[ 0.5 0.5 0.8 1
[150; 350[ 3 3 5 6
[350; 700[ 3.5 3.5 5.8 7
+ de 700 5 5 8.3 10

Source : Christian Vernaudon, présentation du projet Te Autaeaeraa

On peut être pour ou contre, cependant cette taxe est prévue pour réduire les inégalités sociales. Pourquoi donc les syndicats la rejette? Sommes-nous mal informés? De ce que j’ai lu ce projet est plus que bénéfique pour l’emploi et la réduction des inégalité. De plus on ne peut pas considérer cette taxe comme un impôt sur le revenu (malgré une croissance plus que proportionnelle suivant le salaire) car elle n’entre pas directement dans les caisses du territoire, elle est redistribuée entièrement. Ce que l’on peut dire pour l’avenir, si ce projet est accepté, c’est qu’il faudra suivre l’évolution des redistributions pour vérifier la-dite équité. Que pensez-vous de ce projet ? Bénéfique aux entreprises ? Bénéfique aux bas salaire ? Je la considère bénéfique des deux points de vue: cette taxe baisse les cotisations sociale de l’employeur, ce qui incite à l’embauche et bénéficie aux employés qui ont un salaire net plus élevée. A voir.

Commentaires

Par Pépé Tama le 22 March 2006 at 16:10

En effet je suis d’accord avec toi, sur le fond la logique initiale est bonne : on transfer une partie des couts de la protection sociale pesant sur le entreprise, sur les rentrée fiscales que l’on augmente. Et avec le surplus on augmente les salaires des plus défavorisé; on aura en passant fait progrésser l’emploi.

Aussi en théorie, dans le fond, ce projet est tout benef. Néanmoins il s’agit de voir si dans la pratique le projet ne sera pas dénaturé dans son fond. Si l’art du politique (allier la théroie a la pratique sera réalisé) sera réalisé avec serieux; c’est ici que se Chrystallisent les craintes, a ce niveau, et non concernant le fond du projet.

A savoir si les recettes fiscales permettront de compenser les exonération de charges et la hausses des salaires. Et quel niveaux de cst et de taxe cela nécéssiterait il ? Car il faut faire en sorte que l’effet néfaste sur la consommation ne soit pas trop grand.

De plus a savoir si l’on décide de ne pas augmenter en trop grande proportion les rentrée fiscales, il faudra a ce moment choisir entre les deux objectifs : améliorer l’emploi ou augmenter les salaires; dans la mesure ou on ne peut plus réalisé les deux en meme temps due a l’insuffisance de moyen

==> la logique initiale est dans ce cas de figure ebranlée : on pourrait malencontreusement choisir de partager le Gateau, sans penser a l’agrandir.

D’ou l’importance des simulations, effectuées, des hypothèses utilisées dans les simulations , bref de la transparence sur l’analyse scientifique de ce projet qui ne doit pas etre occulter par les enjeux politiques voulant peut etre aller trop vite en besogne.

Il serait ainsi preférable d’avoir l’avis de divers economistes sur ce projet, a propos de ça tangibilité; au vue des enjeux. Ce n’est ainsi pas tant dans le fond du projet que se situent les craintes.

Merci pépé tama pour l’édit de mon post j’ai plus eut de connexion pendant un moment alors j’ai pas pu l’édité ^^"
Juste pour précisé une chose :
Te autaeaeraa si on le traduit litéralement celà veut dire "L’amour Fraternelle" pour ceux qui ne savent pas

Par Sonia le 25 March 2006 at 23:15

La démonstration "sur le papier" de Mana est impeccable, mais j’ai tendance à penser que c’est trop beau pour être vrai. Si le système n’a que des avantages, pourquoi n’est-il pas appliqué par tous les pays développés, qui sont censés avoir à leut tête des gens "intelligents" ? Seuls quelques pays scandinaves à faible population appliquent un tel système.

De nombreux experts en France débattent d’un tel système : certains le défendent, d’autres s’y opposent. Car le Président de la République lui-même l’a envisagé en décembre 2005, mais son gouvernement n’est pas pressé de s’engager dans une telle réforme. Enfin, la seule différence, mais de taille, était d’augmenter la TVA ( en instaurant la fameuses TVA sociale), alors qu’ici, on mise beaucoup sur d’autres impôts sur la consommation et surtout sur la CST.

"On" nous dit que ce système est parfait. Est-on si sûr ? N’aurait-il pas fallu plutôt comparer différentes options en toute transparence et choisir la moins mauvaise ? Ne veut-on pas atteindre trop d’objectifs ( compétitivité, justice sociale, baisse des prix…) à la fois ? C’est à croire que l’on a découvert la "pierre philosophale"…

L’année 2006 est déjà une année d’expérimentation, certes, partielle, puisque le volet "impôts sur la consommation" n’est pas encore en place pour cause de recours. Mais les communes se plaignent déjà du surcoût engendré par cette réforme et les syndicats estiment que la hausse des salaires n’est qu’un rattrapage de l’inflation qui s’est accélérée en 2005. Le risque est donc grand qu’il y ait une fuite en avant du type "hausse des salaires-hausse des prix-hausse des salaires…." et que les revendications sectorielles se multiplient.

Ne parlons pas des effets inflationnistes des nouveaux impôts une fois qu’ils seront en place…

De plus, je ne suis pas sûr, accroissement des dépenses sociales aidant, que les cotisations salariales et partonales à la CPS ne continuent pas d’augmenter.

D’autre part, certaines catégories sociales sont exclues du système et cette réforme ne résout en rien la situation des chomeurs, qui, par définition, sont encore moins bien lôtis que les smigards… De même, il ne faut pas décourager l’necadrement du Pays par une hausse trop forte et trop rapide de la CST. L’économie d’un pays est construite par tous les salariés et les entrepreneurs et il ne faut donc pas opposer une composante contre les autres.

Je pense que le système actuel peut être progressivement réformé, peut être, effectivement, dans le sens du projet "autaeaeraa", mais il faut donner du temps au temps, et surtout, veiller à ce que notre économie puisse supporter les hausses très importantes de salaires décidées ces trois dernières années. Car on parle de compétitivité de nos entreprises : mais de combien on a augmenté le SMIG ces cinq dernières années ?

Je pense aussi qu’il ne faut pas relâcher les efforts de maitrise des dépenses sociales et de santé, car sinon, il faudra encore trouver des ressources partout à la fois : à la CPS, sur nos impôts directs, sur nos impôts indirects… Car n’oublions pas que nous avons un système de protection sociale très généreux et qui est ce qu’il est parce que nous appartenons à l’ensemble français. Certains de ceux qui nous gouvernent ne devraient pas l’oublier et nous entrainer dans une voie sans issue du type "indépendance". Eh oui, on en revient toujours à la même chose : le clivage fondamental est bien dans notre pays entre l’indépendance et l’autonomie.

L’autonomie nous donne des marges de manoeuvre, l’indépendance ne peut que nous entrainer dans la régression. C’est quasi-mathématique au regard de notre niveau de développement et de nos ressources propres actuelles. Il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Rappelons seulement une donnée fondamentale : 150 milliards de F CFP de transferts financiers métropolitains alimentent chaque année notre système écononomique. C’est dix fois la valeur de nos exportations annuelles de perles (environ une quinzaine de milliards) et 4 fois la valeur de nos recettes touristiques (environ 40 milliards) ! Une paille….

Que notre Président arrêter donc de bercer le peuple d’illusions !!!

Normalement si ce projet se déroule comme il est indiqué :

-L’inflation peu être corrigé à cours terme par une augmentation des salaires, cependant à long terme les salaires étant difficile à payer, les employeurs augmentent les prix pour pouvoir justement subvenir aux salaires, je suis d’accord avec cette vision. Mais là on assiste à une augmentation du salaire réel car les 6000Fr, c’est directement de la redistribution sociale et ce n’est pas une charge patronale mais une charge de tout un chacun, donc il n’y a aucune raison pour que les employeurs augmentent leur prix (je parle des employeurs commerçant, puisque l’inflation c’est eux quand même…)
Nous nous plaçons dans une économie parfaite avec des gens qui réagissent aux incitations et qui raisonnent à la marge…

-Pour les chômeurs, on revient au même argument, l’incitations qu’un employeur devrait avoir lors de la réduction des coûts social, c’est d’embaucher et pourquoi embaucher ? Parce que la consommation aura repris dans tout les secteurs avec cette hausse salariale des bas salaires.

-Avant on augmentait le SMIG à tout va sans voir l’effet économique par exemple l’inflation et la hausse du chômage, là cet effet est corrigé justement par ces baisses de charges patronales.

-Il n’y a pas que l’augmentation de la CST qui va financer ces charge d’état, la TVA aussi, mais pas en augmentant le pourcentage, juste avec l’augmentation de la consommation, il n’y a pas non plus de fuite de capitaux car les bas salaire vont rarement dépenser de l’argent en dehors du pays

Je pense que le projet Te Autaeaeraa c’est surtout un investissement du territoire pour relancer la croissance, réduire les écarts sociales et augmenté le niveau de vie de chacun. Maintenant la pratique nous soumettra surment une autre vision des choses…

Par Candide le 27 March 2006 at 22:54

Je ne comprend pas très bien comment ce projet améliorera la compétitivité des entreprises. En effet, le coût salarial des entreprises, notamment sur les petits et le moyens salaires va augmenter. Je pense qu’il y a une contradiction entre le résultat 1 et le résultat 2 attendu.

Comme je l’ai dis le coût salariale n’est pas des entreprises mais belle et bien de tout un chacun car il sera financer par la CST et non pas par les patrons…

Par Heifara le 28 March 2006 at 22:36

Les objectifs affichés par le projet autaearaa peuvent ne pas être atteints. On oublie un peu rapidement que toute hausse des impôts indirects sur la consommation a des effets inflationnistes que nous ne tarderons pas à sentir.

De plus, la hausse très rapide et accélérée du SMIG, avant ou en parallèle à la mise en oeuvre du projet autaeaeraa sans réelle contre-partie en gains de productivité dans les entreprises, accroît les coûts de production et donc les prix des produits de beaucoup de nos entreprises, surtout celles qui ne sont pas exposées à la concurrence internationale.

Pour les autres entreprises exposées, comme dans l’hotellerie, on dégrade encore plus leur compétitivité et leur rentabilité dans un contexte déjà très morose qui s’est traduit par la baisse de la fréquentation touristique en 2005.

Cette combinaison de facteurs ne devrait pas provoquer une hausse des créations d’emplois, bien au contraire. C’est déjà d’ailleurs ce qu’ont annoncé de nombreuses entreprises du secteur du commerce qui prédisent plutôt une destruction d’emplois. L’année 2006 risque donc d’être très difficile en matière d’emploi, notamment en faveur des jeunes.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la politique gouvernementale manque de cohérence : les actions sont contradictoires par rapport aux objectifs affichés. Pire, on veut atteindre tous les objectifs à la fois.

 

Qu'en pensez-vous ?

Ami lecteur, amie lectrice, un petite information à votre intention pour vous faciliter la rédaction de votre réaction. Politita modère a posteriori les commentaires. Un nouveau filtre permet de mettre en ligne immédiatement les commentaires qui ne semblent pas injurieux.

Ce filtre n'est en aucun cas parfait et certains commentaires déplacés seront rectifiés après coup ou, plus embêtant, certains commentaires très corrects peuvent ne pas passer de suite. Nous les validerons peu de temps après.

Votre participation à cette discussion implique vous soyez poli envers tous, même ceux que vous n'aimez pas ;) Nous vous remercions pour votre compréhension et vous souhaitons un agréable commentaire.

« La plaque tournante législative | Home | Retour à la normale? »

+ commentés

Instrumentalisation et gain de temps

125 commentaire(s)

"Scandaleux !"

110 commentaire(s)

VIVE LA DEMOCRATIE POLYNESIENNE !

108 commentaire(s)

Pétition de J.C. BOUISSOU, l'Espoir ?

104 commentaire(s)

Ouvrons les yeux .

103 commentaire(s)