CPE, contrat première embauche

Par Mana • 20 March 2006

En pleine crise sociale en ce moment en France, il serait intéressant de savoir ce que le polynésiens pense du CPE. Et j’appel à la jeunesse polynésiennes à débattre sur ce sujet qui sera certainement le plus discuté des années 2000… Les jeunes français ont-ils raison d’avoir si peur du contrat première embauche ?

On brandit des tas de discours, CPE anti-social, CPE = précarité, etc.… Le problème est peu être dans l’information de ce projet, Au niveau macro-économique, il est prouvé que la flexibilité de l’emploie est plus que bénéfique pour la croissance et le chômage en général. Maintenant au niveau de la micro-économie le fait d’avoir plusieurs expérience dans plusieurs domaine emmène un Curriculum Vitae plus enrichit même après seulement 2 ans de travail, et une main d’œuvre plus consciencieuse du travail fournit pour ne pas être jeté … Il y a des experts en économie ici et je ne m’étalerai pas sur ce sujet

On nous dit « s’il est plus facile d’embaucher il sera donc plus facile de licencier », cela est peu être vrai mais si l’on se fais plus vite virer on se ferra plus vite réembaucher ailleurs et ça on l’oublie peu être. Seulement il est ancré dans la culture française que la stabilité de l’emploie est le meilleur moyen d’être heureux, d’ailleurs si ma mémoire est bonne il y avais plus de 60% des jeunes français qui trouvaient le fonctionnarisme intéressant, chacun sa politique, mais en ce moment le plus gros problème de la France c’est son chômage et il faut y remédier Dans tout projet il y a bien sur des failles et des profiteurs du système mis en place, mais il ne faut pas croire que tout est mauvais dans le monde. Positivons !

Avait vous vue le débat sur le CPE samedi soir ? Un jeune Arabe disait qu’il ne trouvait pas de travail en France et qu’il est parti en Suède, là bas il est devenu responsable chez Ericsson, il y est resté 4 ans et c’est fait virer du jour au lendemain pour cause de réduction d’effectifs… Pourtant il ne paraissait pas choqué de ça situation, avec son expérience il a pu partir pour Londres et travailler dans une autre entreprise à la City.

Je pense donc qu’il y a sur médiatisation du CPE et une certaine propagande. J’ai peu être tord pour ses biens faits, en tout cas l’avenir nous dira quel modèle économique était le meilleur…

Commentaires

Pour ma part je serais favorable à la mise en place des CPE. Pourquoi bloquer les réformes avant même leurs mises en place? Il me semble que les "anti-CPE" ne voyent que les extrèmes de la réforme. On veut du développement, on veut de la croissance, on veut tout simplement avancer, mais on ne veut pas des réformes, on ne veut rien changer !!!
Il faut arrêter là !!! Essayons les solutions proposées, si cela ne marche pas, réformons de nouveau, mais ne bloquons pas l’instauration de réformes!!!

Par Pépé Tama le 21 March 2006 at 0:10

Le chomage français est un chomage structurel; pour le faire diminuer il s’agit donc d’agir sur les structures du marché du travail, c’est a dire sur une plus grande flexibilité et de meilleurs mécanismes d’apareillements entre offreurs de travail (les employés) et demandeur de travail (les employeurs).

Le CPE va dans ce sens en permettant 2 ans durant lesquels l’employeur pourra licensier plus facilement mais des lors embaucher avec moins de réticences. Aussi meme si ce CPE favorise une dite “précarité” il est plus favorable qu’un important chomage des jeunes, qui est a mon avis est une source encore plus grande de précarité.

Aussi concernant l’emploi, le CPE est favorable aux Jeunes. Il est par contre défavorable a ceux qui ne sont pas inclut dans ce contrat première embauche (les Plus de 27 ans) qui vont etre défavoriser dans leur acces au marché du travail par rapport aux jeunes. Des lors il serait plus logique que ce soient les plus de 27 ans qui descendent dans la rue, et réclament la mise en place d’un contrat unique !

En polynésie la population est jeune, nombres d’entre eux sont sans emplois. Aussi le CPE pourrait etre une solution favorisant un grand nombre, une première expérience bénéfique sur le marché de l’emploi. Il s’agit néanmoins aux préalable (afin de juger de la pertinence d’une telle mesure) de connaitre la nature prédominante du chomage polynésien : Conjoncturel ? (c’est a dire comme resultant d’une faible activité economique ) Structurel ? (c’est a dire résultant des reglementations en vigueur sur le marché du travail )

Si ce dernier est structurel est il due à un fort chomage frictionel (chomage due au mouvement de va et vient constant entre sortie et entrée dans le marché du travail),auquel cas il serait moins inquiétant, ou a une forte viscosité du marché du travail avec un devellopement du chomage longue durée ?
Quel est notre taux de chomage naturel ? (taux de chomage minimum qu’on pourra atteindre compte tenue lde la rigidité du marché du travai)
C’est en repondant a cette question sur la nature du chomage qu’on pourra débattre de l’éfficacité ou non des mesures en vue de lutter contre le chomage en polynésie. Y’a t’il un Oliver Blanchard sur l’ile pour venir pecher et sauver le NAIRU polynésien, poisson qui a été noyé jusqu’a present ?

Une chose est néanmoins certaine : la mise en place d’une loi sur l’emploi local ne sera pas le remede miracle contre le chomage, voir meme le contraire. Voir le billet suivant : A propos du projet de loi sur l’emploi local.

Ce sont toujours les mêmes qui sont dans la rue : les étudiants (qui n’ont aucune expérience de la vie professionnelle pour la plupart), les professeurs (idem), les syndicats (leur fond de commerce, c’est de faire la grève !), les hommes politiques de l’opposition (c’est leur rôle de faire opposition !).

Si j’ai bien compris les différentes revendication : dès la fin de ses études, le jeune français veut avoir la garantie de trouver un travail intéressant, juste à côté de chez lui, sans période d’essai, 35h de travail par semaine en étant rémunéré comme 39h !

Bref, le beurre et l’argent du beurre ! Ah, c’est tellement beau d’être idéaliste quand on à 20 ans !

La fameuse formule de Charles de Gaulle «Les Français sont des veaux» est selon moi donc toujours d’actualité, sans bien-sûr vouloir être péjoratif pour les bovins… ;-)

Par Etetera le 22 March 2006 at 9:49

je suis assez favorable au CPE car il met les jeunes à l’étrier et leur donne de la flexibilité.
En effet, les syndicats, en France, scandent la précarité parce qu’ils regardent ce contrat avec leurs yeux de "privilégiés".
Je suis également étonnée par la réaction négative des étudiants parce qu’avec le CPE, ils peuvent accepter de suite un poste qui leur est proposé même s’il n’est pas celui de leurs rêves. Il peut continuer à prospecter tout en travaillant et acquérir, par là même, une certaine expérience (même courte) qui lui permettra de rebondir et de se vendre.
Avantage indéniable de ce contrat pour un jeune ? Il a trouvé un meilleur poste (mieux rémunéré, correspondant plus à ses aspirations ou autre) ? Eh bien, il pond une lettre de démission et il part dès le lendemain dans la nouvelle boîte.
Dans cette perspective, ce sont les entreprises qui seraient tentées de leur proposer un CDI pour les garder plus longtemps.

Pour les plus de 26 ans, il existe le CNE, prédécesseur du CPE. Là encore, les salariés ont le droit de poser leur démission et prendre un autre job dès le lendemain. Je l’ai déjà vu en pratique et les patrons sont "tout chose" en se voyant plantés par leur salarié. Mais la loi est là : contrat flexible de deux ans avec préavis de quelques jours pour le patron et zéro jours de préavis pour le salarié.

Le plus bizarre dans le CPE, ce sont les réactions des jeunes. Des jeunes de quartiers difficiles y sont favorables car ils ont bien compris l’enjeu pour eux : d’abord pouvoir entrer dans l’entreprise. A eux de montrer ce dont ils sont capables et c’est apparemment cela, en premier, qu’ils recherchent.

Pour l’application de tels contrats en PF, je ne maitrise pas suffisamment les données du monde du travail en PF (lois, réglementations sociales, santé économique par secteurs, niveaux de qualification etc …). Je vous laisse donc développer.

Mais je trouve dommage que les jeunes en France soient "fonctionnarisés" dans leurs têtes avant même d’avoir commencé à travailler …

Par toriki le 23 March 2006 at 20:18

bonjour Etetera!

Je partage tout à fait ton point de vue sur tout, mais j’ai le sentiment, que les jeunes en plus de ton commentaire sont les victimes de la guéguerre gauche/droite, car si le cpe donnent des résultas probants sur la baisse du chômage, ce sera porté au crédit de la droite, (voir les résultats positifs de du cne) ce que refuse la gauche socialiste à l’approche des élections) peu importe si l’on doit sacrifier (en coulisse) les jeunes.

C’est surtout comme tu le dis si bien , mettre le pied à l’étrier et entrer dans le monde du travail, et ainsi se faufiler dans les différentes entreprises , se creer au fur à mesure une expérience professionelle pour se faire ensuite une place, dans la société pour enfin EXISTER.
C’est bien mieux que de rester au chômage, ou chez papa maman sans le sous.
Mais cela concerne bien sûr les moyennes et petites entreprises uniquement qui feront passer en cdi les salariés cpe ,dont ils ont pu former,consolider et pérenniser l’emploi.

C’est dans cette initiative que le cpe trouve sa pertinence, donner envie, donner l’audace, l’opportunité aux entreprise de vouloir risquer une embauche cpe.

Dommage que les jeunes n’ont pas compris cela, mieux vaut peut être l’immobilisme, et dire que c’est la faute au systeme et qu’on n’y peut rien ????

TORIKI

Par Sidonie le 24 March 2006 at 23:16

Effectivement, il y a aussi un conservatisme de gauche qui veut avoir raison contre la réalité. Et pour éviter que la réalité ne leur donne tort, les syndicats, les collectifs étudiants de gauche…bloquent la réforme et posent des utlimatums. Ce contrat n’est qu’une mesure de plus pour lutter contre la précarité de certaines catégories de jeunes. Ce que ce conglomérat du refus ne veut pas voir, c’est que la précarité est déjà là. On dit souvent que la France des salariés a vôté depuis longtemps pour le chômage en se protégeant derrière des status protecteurs, notamment dans la fonction publique. Le taux de chômage est de l’ordre de 10 % en france, mais 25 % des jeunes de moins de 25 ans sont au chômage ! La précarité, ils la vivent donc aujourd’hui, et, en général, il ne s’agit pas, pour la plupart d’entre eux, des diplomés de l’Université. Dans le défilé de jeunes, ces jeunes chômeurs sont peu présents et c’est là tout la paradoxe de la situation. Des jeunes non concernés potentiellement manifestent et les jeunes concernés continuent par ailleurs leur galère.

La réforme doit donc avancer, même si elle doit accoucher au forceps !

Par toriki le 25 March 2006 at 3:39

oui Sidonie merci de ton commentaire ,tu as tout à fait raison, la précarité est déjà là, et le CPE, entre autre, est justement un élément supplémentaire pour sortir de cette précarité là, les grosses entreprises, comme air france ou autres de même gabaries, peuvent absorber dès le départ quelques cdi, en raison de leur potentiel en terme de marché, mais les petites entreprises même au niveau de simple artisan, le CPE est la clé du risque calculé, qui va leur permettre de tenter une embauche, mais les jeunes s’imagine que le premier souci de l’employeur est de virer celui là même qu’il vient d’embaucher! mais c’est ABSURDE !!comme raisonnement, vouloir se faire ARAKIRI?. Bien sûr si par malheur celui qu’il vient d’embaucher est un fainéant c’est sûr, il ne le gardera pas, et c’est normal, faut se mettre un peu à sa place, en revanche si grâce à cet embauche il arrive à augmenter son chiffre d’affaire, alors là c’est gagné! et comme il ne voudra pas que ce salarié qu’il a embauché et formé aille voir ailleurs, logiquement il le passera en CDI et l’augmentera aussi! et ainsi de suite, une entreprise n’est pas une association philantropique!!

C’est le marché et la concurrence qui le fait vivre!

Par Mana le 25 March 2006 at 8:52

La situation s’aggrave en France avec "les casseurs", ces bandes de jeunes anarchissent qui cassent des voitures, des magazins et des morals sans raison valable…
Je trouve ça scandaleux.
De plus ( je passe du coq à l’âne) la flexibilité marche dans les deux sens, un jeune quine se plaît plus dans une entreprise peu partir au bout de deux jour sans préavis. Immaginez! c’est l’employeur qui devrait se plaindre, du jour au lendemain il peut perdre un employé sans prévoir de remplaçant…Ce fait force au CDI je pense…

Par Aglaë le 26 March 2006 at 0:06

Un modèle que l’on porte beaucoup aux nues ces temps ci, c’est la "flexsécurité " à la danoise. L’idée est simple : il faut faire avec l’économie de marché et la flexibilité nécessaire des entreprises qui doivent rester compétitives en ces temps de mondialisation, mais en même temps, il ne faut pas que les salariés paient les conséquences de cette flexibilité nécessaire par une trop grande précarité pour eux et leur famille, d’où la recherche de mécanismes visant une sécurité minimale.

Les solutions à imaginer peuvent être très diverses, mais en général le mécanisme le plus habituel est le suivant : emploi, passage par une formation rémunérée, réemploi dans une autre entreprise ou activité d’utilité sociale ou congé parental… L’idée est que le temps de transition vers un autre emploi doit être court, utile, et, bien sûr, rémunéré à un niveau jugé convenable.

Le problème de ce système est quand même son coût important. Mais, pourquoi pas réfléchir en Polynésie, à une flexsécurité adaptée à nos caractéristiques ? Je pense sérieusement que notre classe politique ou le Conseil économique, social et culturel devraient sérieusement se saisir de ce dossier qui est tout aussi important que le projet "autaeaera’a".

L’imagination au pouvoir !!!

Par Tihoti le 27 March 2006 at 23:34

Merci Peter pour cette référence : j’y suis allé et c’est vachement pointu. Voilà un blog qui nous rend plus intelligent à la sortie ( comme politita.net, bien sûr). Maitre Eolas est un puits de savoir.

J’ai gardé la définition du CPE au cas où… Car on entend tellement de bêtises à ce sujet. Je suis sûr que parmi les étudiants, il y en a des milliers qui ne savent pas ce que c’est. Ils suivent les mots d’ordre pour un grand happening, à défaut de refaire Mai 68 ! Et puis, à la sortie, on leur donnera leur diplôme Bonux ! Des boeufs, je vous dis !

Par Etetera le 29 March 2006 at 0:29

… et il faudrait préciser quels étudiants car les mouvements engagés sont … politisés !

de plus, les critiques sont les mêmes que pour le cne. Or, l’employeur a tout intérêt à motiver la lettre de licenciement s’il veut éviter tout pe’ape’a ultérieur. C’est d’ailleurs déjà le cas et cela passe par avocat spécialisé en social car c’est interprétatif !

Je viens de recevoir un mail… Si c’est vrai, c’est scandaleux.
Je cite :

"Je sais que pour la plupart vous n’en avez rien à faire et vous ne vous sentez pas concernés mais c’est important pour nous étudiants en fac…
Je vous écris pour vous demander votre soutien aux étudiants qui se trouvent pris en otage par les manifestations actuelles mais aussi pour vous exposer la réalité de notre situation bien loin de celle que les médias comme à leur habitude déforme.

Je suis étudiante en master de droit des affaires à Paris X_Nanterre et je suis révoltée face au blocus des universités.
Premièrement il faut rétablir la vérité, la majorité des étudiants sont contre ce blocus sauf que nous subissons des menaces et des intimidations alors peu d’entre nous osent prendre la parole. De plus, les médias font preuve d’une véritable manipulation dans leurs reportages et oublient bien souvent de mentionner les moyens totalement anti-démocratiques utilisés par ces manifestants.

Tout d’abord, les assemblées générales qui ont été diffusées à la télévision ne sont qu’une mascarade : ainsi lorsque le résultat d’une première AG avait donné le non au blocus majoritaire, dès le lendemain une seconde AG était organisée par une minorité de manifestants pour revoter illégitimement le blocus, ne respectant pas la décision des étudiants.

Enfin l’AG réunissant le plus grand nombre d’étudiants jeudi dernier était un véritable scandale: nous étions majoritaires contre le blocus alors ils nous ont d’abord imposé 3 heures de faux débats (temps de parole inégal et les intervenants autorisés étaient à 90% leurs partisans). Ils ont mené une véritable propagande anti-gouvernementale bien loin du problème du CPE et énoncé des aberrations telles que le CPE facilite le licenciement des femmes enceintes et permet de licencier pour une tenue vestimentaire non conforme en dehors des horaires de travail… Le problème c’est que la plupart des jeunes (non juristes) le
prenne pour parole d’évangile!!!

D’autre part pendant cette assemblée la sécurité laisse des Individus circuler avec des foulards cachant leurs visages et manifestement menaçants. Enfin le vote s’effectue à main levée avec des gens qui pour la plupart ne sont absolument pas étudiants mais des syndicalistes ou autres appelés en renfort: nous étions 2000, seulement 750 on voté pour le blocus et ils ont quand même déclaré que nous avions perdu!!!

Mais le plus grave ce sont les intimidations et la violence de ces gens que les médias ne dénoncent pas: jeudi et vendredi lorsque des étudiants ont voulu entrer dans leur faculté des bagarres ont éclaté à coups de barres de fer, une jeune fille a été poussée dans les escaliers par des représentants de l’Unef et a été sérieusement blessée mais là encore personne ne dit rien ou ne se scandalise: non toute cette violence est légitimée par le droit de grève?!!!

Enfin lorsque les manifestants étaient minoritaires face aux vrais étudiants qui voulaient accéder aux cours, ils ont fait appel à des lycéens de Nanterre arrivant en masse et criant. Ces jeunes n’étaient là que pour nous intimider et n’ont trouvé rien de mieux que de se prendre en photo avec leurs portables devant l’université en nous narguant et chahutant démontrant leurs réelles motivations!!!

C’est donc un appel à l’aide que je vous adresse pour les vrais étudiants qui veulent que leur droit à l’éducation et celui de ne pas faire grève soient respectés. Les dirigeants de notre université étant démissionnaires et les médias refusant de prendre en compte notre témoignage, je vous sollicite donc pour nous aider à rétablir la vérité et pour que l’Université française redevienne un lieu où les libertés individuelles peuvent s’exercer loin des propagandes et de la violence."

Par Etetera le 31 March 2006 at 6:55

iaorana

c’est malheureusement vrai dans la plupart des villes. Les jeunes qui veulent étudier en sont privés par ceux déjà sous la botte des politiques. Le pire dans tout cela, c’est que les représentants UNEF se disent non pas apolitiques (ils ne peuvent pas) mais apartisans ! alors que les liens entre l’unef et le parti socialiste sont connus mais … chuttt, il est interdit d’en parler.
Quel étudiant non adhérent à un parti politique oserait dire haut et fort qu’il veut étudier ? même les journalistes font le jeu des syndicats. C’est lamentable et ils osent parler de démocratie ! Entraver la liberté d’autrui est démocratique ?

Très fort aussi : demander aux gens du privé de faire grève les jours où ils ne travaillent pas habituellement ou encore leur proposer d’entrer dans leurs entreprises et/ou ateliers pour foutre la zizanie (les étudiants syndicalistes l’ont proposé). Problème : si tu casses ton lieu de travail, tu te retrouves forcément au chômage technique et pour ? temps. T’as tout perdu mais les syndicats sont contents : ils conservent leurs privilèges bien au chaud, donc les problèmes des personnes lambda, bof, ce n’est rien.

Par Patrick le 1 April 2006 at 13:03

en Métropole, cette loi sur le CPE a pris la forme d’un conflit de générations. Le malaise de la jeunesse tient en trois constats : le taux de chômage des moins de 25 ans (22,3 %) place la France parmi les plus mauvais élèves de l’OCDE (Le Monde du 31 mars) ; parmi les jeunes, les enfants d’immigrés subissent un chômage deux fois plus élevé ; et, enfin, beaucoup de ceux des jeunes qui réussissent leurs études accèdent à des emplois inférieurs à leurs anticipations.

Ce niveau de chômage dévastateur explique la préférence affirmée d’une écrasante majorité de jeunes pour la fonction publique, et d’une façon plus générale leur attirance pour un statut plutôt que pour un contrat. Un contrat est plus adapté à l’économie de marché, à condition d’atténuer le degré d’insécurité qu’il comporte : mais comment le déterminer autrement que par la négociation ? Le décalage entre les études et la réalité des emplois est parfaitement connu des étudiants : cette perspective explique leur détermination.

A ce stade cependant, sans vouloir "positiver" à l’excès une situation qui reste dangereuse, trois éléments peuvent être relevés. La jeunesse d’aujourd’hui - celle, défavorisée, des banlieues, comme celle qui est issue des classes moyennes - cherche avant tout à s’intégrer dans la société comme sur le marché du travail. Pour un pays qui retrouverait confiance en lui-même, ce peut être un formidable levier.

Par Tihoti le 1 April 2006 at 13:17

En effet, le mail transmis à Mana démontre que des groupuscules bien organisés mènent le bal et font ce qu’ils veulent face à des milliers d’étudiants qui, par définition, sont en position d’infériorité face à ces groupes. Toutes les générations d’étudiants ont connu les diktats et les comportements jusqu’auboutistes de ces forts en gueule dans les amphis : coccos, anarchistes, syndicaleux et j’en passe. Tout est bon pour foutre le bordel, empêcher la tenue des cours, tricher pendant les exams… Ceux-ci se saisissent de n’importe quel prétexte pour créer de la perturbation et l’on s’étonne après que l’Université française va mal et est d’un niveau médiocre au plan international.

Je crois qu’on ne se passera pas d’une remise en question de cette université massifiée. Celà passe peut être par plus de moyens, mais il faudra faire des choix, car l’Etat ne peut plus se permettre d’accroitre encore les dépenses publiques. Réorienter des financement du secondaire vers l’Université serait une piste, car, jusqu’à présent, d’énormes moyens ont été octroyés au système éducatif français et celà ne s’est pas traduit par une amélioration des performances. Méfions-nous du discours : "plus de moyens". Il faut plutôt agir par de vraies réforme de structure et non noyer les problèmes avec plus d’argent.

Par toriki le 2 April 2006 at 12:04

je souhaiterai vous faire part de cet article prélevé sur le net pour votre information!
Très critiquée en France, l’idée du CPE commence à séduire aux Etats-Unis. Plusieurs parlementaires envisagent de l’introduire dans la législation américaine. "Nous avons aux Etats-Unis un grand nombre d’emplois dans les services et le commerce, le CPE permettrait de stabiliser cette main d’oeuvre", estime Dennis Kucinich, représentant démocrate de l’Ohio. Avec trois autres représentants démocrates, il s’apprête à déposer une proposition de loi. Les quatre congressmen disent avoir reçu le soutien de plusieurs républicains. Ils s’appuient sur une étude récente de l’économiste Jeff Faux, fondateur de l’Economic Policy Institute, estimant que le CPE pourrait conduire à la création d’un million d’emplois supplémentaires aux Etats-Unis. "Le CPE n’est peut-être pas idéal pour répondre au problème du chômage des jeunes en France, mais il me semble bien adapté aux Etats-Unis", estime Jeff Faux. La mesure, d’abord débattue par une commission économique, devrait être examinée dans trois semaines par la Chambre des représentants. "Pour une fois que la France montre la voie, il faut en profiter, ironise le représentant californien Pete Stark. Les réticences du peuple français nous renforcent dans l’idée qu’il s’agit d’une bonne réforme."

Par Etetera le 2 April 2006 at 21:56

joli poisson … de jeffouille la bafouille en faux

Par Aglaë le 5 April 2006 at 0:10

J’ai lu avec intérêt le pont de vue d’un journaliste italien Adriano FARANO qui rejoint un peu mon propos.A méditer…

"Vu d’ailleurs en Europe, le bras de fer entre gouvernement et manifestants sur le contrat première embauche (CPE) ressemble fort à une confrontation entre réactionnaires et conservateurs. Le réactionnaire, c’est Dominique de Villepin. En ayant recours à l’article 49-3 de la Constitution, il a coupé court au débat parlementaire. Il s’est dérobé obstinément à la discussion démocratique sur un sujet aussi sensible que l’emploi des jeunes, d’une importance stratégique pour l’avenir de la France.
Dans plusieurs pays européens, les constitutions prévoient ce type de vote sans débat, où est engagée la responsabilité du gouvernement. Mais ce recours est toujours considéré comme un dernier recours, à n’employer que quand toutes les concertations ont échoué. Dans le cas du CPE français, il est intervenu sans qu’aucune véritable consultation avec les partenaires sociaux n’ait été mise en place. C’est peut-être cette incapacité à discuter sereinement des questions sociales qui semble le plus insolite aux autres Européens. Sans même parler de la tradition de dialogue des pays scandinaves, dans l’Italie berlusconienne "de droite", la concertation entre le gouvernement, les syndicats et le patronat a été le pilier des récentes réformes du droit du travail, dites "réformes Biagi", du nom du juriste Marco Biagi tué par les Brigades rouges en 2002.
Et le conservatisme ? Il est malheureusement du côté de la jeunesse qui a envahi à plusieurs reprises les rues de l’Hexagone. Car elle semble exprimer plus un désir d’immobilisme qu’un réel souci d’alternative sociale. Détrompons-la : les parallèles avec un Mai 68, qui avait servi de modèle à une génération entière d’Européens, n’ont pas lieu d’être. A l’époque, la France avait été une véritable avant-garde pour le reste du Vieux Continent : c’est elle qui donnait l’impulsion en matière d’innovation sociale et d’évolution des mentalités. De Rome à Berlin, les étudiants se tournaient, gourmands, vers les brises de révolution qui soufflaient du Quartier latin.
Aujourd’hui, au contraire, les images de la Sorbonne occupée n’évoquent plus qu’une sorte de "révolution conservatrice" vouée à préserver un paradis perdu, un temps mythique où la sécurité de l’emploi régnait dans une économie qui n’était pas encore en proie à la "mondialisation libérale".
Cette allergie au changement est assez difficile à comprendre pour les moins de 30 ans dans les autres pays européens. Ils y voient le reflet d’une jeunesse qui rêve encore en masse d’un emploi dans la fonction publique (76 % des 15-30 ans selon les sondages), mais aussi d’une société française tout entière qui n’est pas en phase avec son temps. Selon un sondage de l’institut GlobalScan, la France serait, parmi un échantillon de 20 grands pays, la plus hostile à l’économie de marché et à la mondialisation. Une pensée unique antilibérale domine et étrangle le débat public français, en le coupant d’idées réformistes qui pourtant existent et fonctionnent ailleurs en Europe.
La "flexicurité", d’abord, contraction des mots "flexibilité" et "sécurité". Ce concept lancé par le Danemark dans les années 1990 part du présupposé - sans doute hérétique selon beaucoup en France - que la flexibilité des contrats de travail n’est pas contradictoire avec l’Etat providence. En clair, simplifier embauches et licenciements peut très bien rimer avec protection sociale, puisque celle-ci est garantie par un système, très coûteux mais intelligent, d’allocations chômage.
Le "workfare", ensuite, par opposition au classique "welfare" (comme dans Welfare State, l’équivalent anglais de l’Etat providence). Cette théorie, mise en place en Grande-Bretagne dans le cadre de la Troisième Voie de Tony Blair, propose de placer le travail au centre des systèmes sociaux. Objectif : passer d’un modèle d’aides indiscriminées qui développait des mentalités d’assistés chez ceux qui les recevaient à un système fondé sur la recherche active d’emploi.
La France n’est pas plus mal armée que ses voisins européens pour s’adapter au monde actuel. Mais il y a un préalable pour y parvenir. Elle doit s’ouvrir au dialogue social et aux nouvelles idées. Pour tourner la page du réflexe réactionnaire et de la crispation conservatrice.

 

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