A votre avis ?
Bien des Polynésiens, en mai 2004 puis février 2005, ont pensé que leur vote signifiait volonté d’ une alternance démocratique. Peut- être ont- ils pris leurs désirs pour réalité. Y a - t -il eu alternance, en effet ?
A priori oui, le nouveau pouvoir ayant conservé des symboles disant le lien privilégié entre ce Pays et l’ Etat, le drapeau français entre autres. Mais pas en tous lieux. Toutefois on a pu constater, entre le retour - démocratique - aux affaires de Monsieur FLOSSE, et celui, non moins démocratique, de Monsieur TEMARU en février 2005, une inquiétante dérive marquée par l’ occupation de bâtiments officiels. Rien à voir avec une démarche démocratique.
Aujourd’ hui la situation est on ne peut plus claire: le Président du Pays, par ses propos sans ambiguïté, réclame au plus tôt un changement radical, une rupture: l’ indépendance du Pays. C’est son droit le plus strict en tant que Président auto- proclamé à vie du Tavini, mais pas en tant que Président du Pays, semble-t-il. Les idées d’ autonomie , voire d’ indépendance dans l’ interdépendance ( qui présente quelque analogie avec l’ actuel statut ), sont rejetées. Dire qu’ il y a eu alternance serait donc semble - t- il peu approprié, le concept d’ alternance supposant un commun référentiel.
Il est bien possible que de nombreux Polynésiens, emportés par leurs passions, leur indifférence - ils auraient joué à se faire peur en mésestimant le risque - et leur manque peut- être de maturité politique, n’ aient pas pris conscience que leur vote signifiait, non pas alternance, mais avancée décisive vers la séparation. Le processus est entamé, le panier de la ménagère va l’ être dans les semaines à venir. Il semble bien que seule une recomposition très rapide du paysage politique autonomiste, respectueuse des forces de chacun des partenaires, permettrait de retrouver la voie démocratique, le rôle éventuel d’ un ” centre ” à promouvoir ne pouvant s’ inscrire hors de cette mouvance. La voie référendaire peut également être envisagée, ce qui permettrait à l’ Etat d’ en tirer toutes les conséquences pour ce qui le concerne. Les évènements il est vrai peuvent se précipiter.
Une remarque enfin: une indépendance arrachée à la hâte pourrait conduire les Polynésiens à la misère, à moins qu’ un mécène n’ apporte aussitôt une aide gratuite aussi substantielle que celle apportée jusqu’ alors par l’ Etat. Mais qui ? La Nouvelle - Zélande ? La Papouasie ? La Chine ? Le Lichtenstein? Monsieur le Président du Pays, certes, entend valoriser les ressources naturelles du Pays et développer le tourisme. C’est tout un programme, mais en attendant le panier de la ménagère va coûter plus cher et peser moins lourd.
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Commentaires
La possibilité d’un changement qui prenne en compte les forces de chaque partie arrive, elle est pour le 13 avril 2006, avec l’élection du président de l’Assemblée pour un an. Les autonomistes sont majoritaires, nettement, à l’Assemblée. Il ne dépend que d’eux de faire en sorte que ce changement soit effectif.
Oscar Temaru restera président de l’avenue Bruat. Il pourra toujours perdre son temps par ses déclarations intempestives.
L’Assemblée, avec un président autonomiste, sera un excellent contre pouvoir. Reste à convaincre les élus autonomistes qui se disent au centre, qui ne veulent pas mettre leurs mains dans la "mer…". Qu’est ce qui peut les gêner. La démocratie serait encore plus respectée : prise en compte des forces réelles. Ceux et celles qui continuent de crie que le dabat actuel n’est pas indépendance contre autonomie se trompent lourdement. C’est bien l’avenir qui se joue avec la recherche effrénée de la banalisation de l’indépendance d’Oscar Temaru et de ses sbires. Les électeurs se doivent de faire pression sur leur leader pour qu’enfin, ceux-ci prennent leurs responsabilités. Gaston Flosse est prêt à faire l’effort de ne pas se mêler des affaires locales. Pourtant, la population du Tahoeraa, la plus nombreuse, n’a pas donné son aval, mais l’acceptera certainement, malgré le mal que cela va lui faire, car elle, pense d’abord à l’intérêt général. C’est cela aussi un parti responsable. Est-ce le cas des autres ?
Iaorana
Dire des votants polynésiens qu’ils sont immatures en politique et sont indifférents quant à leur avenir uniquement parce qu’ils n’ont pas choisi le "bon" cheval selon toi, c’est fort de café et peu respectueux. Surtout qu’OT n’a été élu QUE grâce à la fameuse prime instaurée par GF, sûr qu’il était de l’emporter haut la main.
Certes, l’actuel président fait preuve d’irresponsabilité, il outrepasse ses pouvoirs (à l’étranger), est peu respectueux envers la population qu’il juge devoir être rééduquée car complètement engluée dans la "french attitude". Pour qui se prend-t-il effectivement ? Lui, le retraité fonctionnaire des Douanes qui profite encore aujourd’hui des largesses de l’Etat par sons statut de président (le P majuscule étant réservé à JC), ose donner des leçons au nuna’a et lui dit qu’il doit travailler le fa’apu ! Mais pourquoi ne le fait-il pas lui ? Pourquoi n’a-t-il pas baissé le train de vie du gouvernement et le sien ? S’il croit qu’en se conduisant ainsi, les maohi voteront l’indépendance, il se gourre complètement. Il me fait penser aux systèmes communistes ! Soyez heureux dans la misère pendant que moi, le président de tahiti nui (encore une aberration), j’irais me pavaner avec les riches de la planète, à faire du golf, etc …
Donc, je suis d’accord, des griefs à son encontre, il y en a la pelle. Mais faut-il pour autant brandir la menace de l’indépendance dès demain ? Il n’a pas le pouvoir de le décider.
Certes, si Sarko devait passer Président, il paraitrait que nous aurions des soucis à nous faire : larguons les amarres des tom-pomiens et concentrons-nous sur nos problèmes franco-français. Dans quelles conditions ? Il me semble, tout de même, que cela passerait par voie référendaire.
OR, la population, dans sa majorité en voix, n’a pas voté pour l’UPLD. Peur du tavini et de ses dérives ? possible. pas confiance en l’homme fort dudit mouvement ? certainement.
Pour retrouver un jeu démocratique, il faudrait en premier lieu supprimer la prime / les élections.
Pour ce qui est de GF, il ne lâchera pas les affaires locales, ça j’en suis plus que sûre. D’ailleurs, n’est-il pas conforté par les membres de son parti qui lui ont manifesté encore toute leur confiance ? Ainsi, il pourra toujours l’annoncer mais, au moment du vote interne du parti, le vote démocratique dira le contraire ET il se verra contraint et forcé (ah, ça fait mal de se dévouer ainsi …) de s’y remettre !
Les autres partis sont jeunes. Je fais abstraction de Mimile et du tavini, bien sûr. Les gens n’ont pas confiance en eux parce qu’ils n’ont pas fait leurs preuves. Pis encore : ils sont timorés ! Pourtant, ils sont jeunes. Mais pas de réactivité. Des déclarations trop tardives, du style, j’arrive après la bataille et je me justifie. Non, non, ce n’est pas ça la politique. Il faut se jeter à l’eau, il faut croire en son projet si on veut être considéré comme un atout potentiel, enfin un candidat potentiellement valable …
Je souhaite de tout coeur que vous, les étudiants, ne serez pas aussi attentistes. Je ne le crois pas, au vu de ce blog.
Parahi
Etetera
Il est en aucun cas péjoratif et interdit de parler d’immaturité politique des polynésiens : il n’ont jamais été confronté a la situation, aux choix et aux conséquences de ceux ci , qui furent les leurs lors des élections dernières. Des lors ils n’avaient pas d’expériences historiques en ce domaine, et etaient donc privés d’un outil de raison. On peut ainsi parler "d’immaturité politique", cela n’est pas forcement péjoratif, ce n’est pas un manque de respect : il faut arreter une certaine “bienséance bien pensante”, parfois déplacé et éttoufante outre mesure dans certains domaines, en surinterpretant abusivement les mots.
De plus, il ne s’agit pas de "brandir la menace de l’indépendance" , il s’agit de mettre en question la reversibilité des actes et décisions de nos gouvernants, et de leurs conséquences. Si ceux ci ne sont pas réversibles alors oui il y’a risque a aboutir a l’indépendance. A ce moment l’election peut etre décrite à postériorie comme ayant été un pas important de fait vers l’indépendance et des lors que c’est une election, un choix (meme si ce dernier fut basé sur une info incomplete).
je n’utiliserais pas le terme immature/mature, car il suppose de l’experience, donc la memoire de ce qui a ete. Les polynesiens ont tous vecu des periodes de penurie economique, sans doute pas les plus jeunes (ceux qui n’avaient pas 18a et plus en 1990).
Les annees qui ont precedees 1990 etaient bien maigres, appauvries par la gestion catastrophique d’alexandre leontieff avant 1986; il a fallu a GF 5 ans pour retablir une economie saine et florissante, dont tout le monde a profite de 1991 a 2005.
Il est donc faux de dire simplement que les polynesiens sont inexperimentes (d’ou leur immaturite). A l’heure ou les jeunes ecoutent de moins en moins leurs anciens (memoire, experience), il n’est pas etonnant, que les traditions se perdent, que beaucoup de ces jeunes maintenant adultes aient votes Taui, qu’ils aient ecoute les sirenes de tous bords leur reinventant un passe dont ils ne se souviennent pas/plus.
Au lieu de faire leur propre experience, ils reprennent a leur compte celles des autres, inadaptees, preferant se noyer dans la masse des tout-pensants plutot que de dire courageusement "je ne me souviens pas".
oui, c’est péjoratif et il ne s’agit pas de bienséance mal placée. Les voix étaient presqu’équivalentes entre autonomistes et upld, avec une majorité en voix pour les autonomistes. Comment marquer son désaccord avec un parti en place depuis 20 ans notamment à cause de ses excès sans risquer de basculer dans l’extrême ? Comment alors même que le mode de scrutin est anti-démocratique ? Il y eut beaucoup de débats avant ces élections. La population s’est beaucoup exprimée, a cherché à comprendre les programmes des uns et des autres, il y eut des discussions et dissensions au sein même des familles etc …
Comment peut-on alors dire de cet électorat qu’il est indifférent et immature alors qu’il a manifesté un intérêt certain pour ces élections ?
Lorsque Le Pen est passé au 2ème tour, a-t-on dit de l’électorat qu’il était immature et indifférent ? non. On a dit : qu’est-ce qui a pêché dans la campagne de la gauche ?
Je rapproche volontairement ces deux élections, bien qu’elles soient différentes en tous points, pour l’analyse faite sur l’électorat.
Les partis de l’opposition actuelle a beau dire : on a compris la leçon, il n’en demeure pas moins qu’ils ne savent que crier au lieu de bâtir un projet qui rassemble vraiment et qui intègre les préoccupations premières de la population.
Comment dire d’un électorat qu’il est immature alors qu’il a refusé de se faire "acheter" après la motion de censure ?Là encore, les politiques n’ont pas compris alors qu’ils le clamaient. Ce ne sont pas des sucettes ni un "bon Papa Noël" que réclame la population MAIS bel et bien un taui dans la façon de gérer le pays, dans les orientations politiques pour une économie plus "équitable". J’entends par là un train qui ne laisse personne sur le quai. Ce foutage de gueule a été sanctionné.
Aujourd’hui encore, on ne sait pas à quel parti se vouer et pour cause : c’est bataille rangée, on joue à la petite guéguerre aux frais du contribuable. Là, pour le coup, ils ne respectent pas leur électorat.
…l a menace de l’indépendance pour demain est pourtant bel et bien ce que les autonomistes dénoncent pour revenir au pouvoir. JC est attaché à l’outre-mer français. Mais un autre pourrait bien se décider à dire : chiche ! votez et qu’on n’en parle plus. Mais justement, à trop brandir cet épouvantail, ne craint-on pas de provoquer tout simplement une partie de la population et l’inciter à voter OUI à cette indépendance ? Là, pour le coup, on se retrouverait comme dans les cours de récréation avec : t’es pas cap ! ah oué ? ben té, je dis OUI rien que pour te faire caguer ! Sauf que, si cela devait se passer (ouh, horrible dénouement d’un film d’horreur pour moi), ce serait réellement de l’immaturité !
atchao
ps : j’ai pour habitude d’interpréter les mots dans leurs contextes et non de les surinterpréter abusivement : obligation professionnelle. Mais si je l’ai vraiment fait ici, alors je me fais peut-être trop vieille …
Maturité, immaturité: cette dernière est envisagée en tant qu’ hpothèse.
pas de problèmes à émettre des hypothèses, Lagon et c’est bien car il faut chercher dans tous les sens.
C’est encore par habitude professionnelle que je l’ai réfuté. Quand on émet une hypothèse (qu’on croit bonne ou pas, peu importe), on doit pousser le raisonnement jusqu’au bout afin de voir si elle peut tenir face à ses opposants.
Attention, je peux parfaitement poursuivre un raisonnement quand bien même je ne serais pas d’accord avec ce que j’écris. C’est indépendant. Pour comprendre ceux qui sont en face, il faut essayer de suivre leur raisonnement. Je me fais souvent l’avocat du diable également quand je pense que les initiateurs du sujet ne sont pas allés jusqu’au bout et qu’ils peuvent étayer davantage.
Ce n’est pas le cas de cette hypothèse car là j’ai émis une opinion également…
L’hypothèse d’immaturité est tenable, car je le repète le choix et les conséquences de ce choix etaient inédites. Aussi il y’a manque d’expérience, de vécu ( car on ne savait pas comment un président apartenant à un parti indépendantiste allait gérer le pays, meme si il promet que l’indépendance est pour plus tard, il peut deja tracer la voie malgré ses dires “officiels” ) , il y’a donc immaturité ( l’immaturité n’est pas l’idiotie ou la bétise…) due a une information incomplète alors que les enjeux sont de taille.
Etetera évoque le fait que ce choix etait réfléchit : les polynésiens savaient ce qu’ils ne voulaient plus, ils ont donc agit avec des raisons tenables. D’accord, cependant cela suffit il pour dire que le vote etait mature ? A mon avis c’est une condition nécéssaire mais pas suffisante pour parler de maturité.
En effet pour que le vote soit le fruit d’une maturité politique il aurait fallu qu’en plus de savoir ce que nous ne voulons plus, nous soyons a meme de mesurer les conséquences de notre choix, les risques de dérives (vers une indépendance de fait pour exemple) par rapport aux enjeux en vigueur. Aussi y’a t’il deja eu une élection resultant de la maturité politique en polynésie ou ailleurs ? Seul l’histoire permet à postériorie (malheuresement) d’en juger.
De plus l’argument des débats ayant permis la maturité etc etc je n’y crois pas trop pour plusieurs raisons.
-Tout d’abord le débat etait d’avantage tourné vers les passions, les hommes que les idées (les dissensions dans les familles meme l’illustre). Cela est d’autant plus vrai que meme lorsque nous ne sommes pas en campagne electorale, lorsque le climat est plus serein, concernant la reflexion les idées ne fusent pas ! (voir billet un debat peu fécond).
- Ensuite concernant les programmes electoraux ceux ci sont vides de sens, un débat basé sur ces derniers ne pourrait ainsi n’etre qu’un débat stérile, sans avancées. (voir a ce propos le billet El Problemo avec l’exemple de la réforme Te autaeraa non débattue dans les programmes pour exemple)
Des lors manifester un interet certain pour l’election meme si c’est une condition nécéssaire pour etre une preuve de maturité n’est pas une condition suffisante; loin de la. L’hypothèse est donc tenable…
ok, désolée mais j’ai des problèmes d’acception de certains mots et je n’arrive donc pas à m’en dépêtrer. Je ne ferai plus cette erreur par rapport à vos billets car l’objectif de ce blog est de permettre un éclairage aboutissant à un ou des programmes politiques viables.
J’ai toujours pensé que ce qui s’est passé en Polynésie n’a pas été une alternance du type alternance "droite-gauche". En ce sens, le changement politique qui s’est produit pouvait et peut toujours avoir des conséquences dangereuses.
Beaucoup de gens -hélas- avaient pensé provoquer une "banale alternance" et avaient, le "coeur léger"( immaturité ?), vôté Taui. Il ne peuvent que constater aujourd’hui que leur vôte a été dénaturé. Du changement du "mode de gouvernance" ( encore un mot à la Bouteau…) on en est à parler d’indépendance quasi quotidiennement. Pourtant, pour reprendre une formule fameuse, "l’indépendance n’était pas à l’ordre du jour", mais aujourd’hui est justement un autre jour…
En fait d’alternance, il faut prendre garde à ce qu’on ait pas pris un ticket aller sans retour. Bien sûr, il y aura d’autres élections, mais j’espère qu’elles seront toujours démocratiques ou du moins j’espère qu’elle verront la confrontation rationnelle ( et non passionnelle…) de réels démocrates. Mais là seul l’avenir nous le dira…
Il est d’ailleurs tout à fait étrange que les élus qui parlent maintenant d’indépendance quasi quotidiennement aient défendu, pour arriver au pouvoir, des idées parfaitement démagogiques et complètement contraires à leur idéal : hausse du SMIG, allocation de la mère au foyer, hausse des minimas sociaux, logements gratuits… Toutes ces mesures ne peuvent être proposées que dans le cadre du système économique et social actuel. Et encore, car ils ne se sont pas posés la question de savoir, en élus censés être responsables, si le système actuel était capable de supporter le financement de toutes ces mesures.
Par ces mesures, qui visent toujours une redistribution des revenus entre "pauvres" et "nantis", ces élus du Taui ne se sont pas rendus compte qu’ils s’éloignaient en fait du projet de construction d’une économie basée sur nos propres ressources, condition sine qua non d’une éventuelle indépendance politique !
Mais peu leur importait la cohérence : ils ont additionné les propositions pour attirer le maximum d’électorat. Car, c’est bien connu, on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre !
On en revient à l’immaturité : nos concitoyens ont-ils réellement analysé les programmes des partis politiques en lice ? Ont-il fait ou voulu faire des "tests de cohérence" ? Se sont-ils posés la question du financement de toutes les mesures proposées ? Les financements nécessaires de toutes ces mesures ne dépassent-ils pas les possibilités du Pays ?
Autant de questions importantes dans une société de "citoyens matures" qui saurait discerner les programmes politiques réalistes des autres… Je rêve, en ce qui me concerne, d’une "société à la scandinave" constituée de citoyens informés, cultivés et à qui "on ne fait pas prendre les vessies pour des lanternes". I have a dream…
Je veux revenir à la notion de mémoire et d’expériences vécues.
Tahiti regorge d’expériences dans tous les domaines, du moment qu’un grand nombre de gens habitent et travaillent au même endroit, ils développent, créent, modifient ensemble ce qui les entoure, et dans quel environnement ils vivent.
Seulement, je constate qu’une majorité de polynésiens n’ont une mémoire que sur le court terme, la mémoire à long/moyen terme étant reçue et enseignée par nos anciens. De plus en plus de polynésiens ne savent pas engranger cette mémoire ou ne veulent pas le faire (la mémoire à court terme est déja un travail difficile : avoir un job, gagner sa croûte, économiser pour partir en vacances, trouver une copine, avoir des ami(e)s, se fringuer à la mode, avoir une voiture, en mettre plein la vue à ses amis/voisins/fetii, etc).
Le travail sur la mémoire à long terme est plus difficile car il demande de s’arrêter, de faire silence, de réfléchir à ce qui a été positif/négatif, ce qui a marché/n’a pas marché, pourquoi ça n’a pas fonctionné comme dans la théorie, ce qui peut être amélioré.
Quand ce travail sur la mémoire à long terme n’est pas effectué, les gens qui en sont dépourvus, imaginent voire créent à partir de leur problématique à court terme les éléments mémoriels de leurs expériences : les données de la mémoire à court terme conditionnent et transforment littéralement la réalité des données de la mémoire à long terme. Les erreurs des expériences passées deviennent des solutions miraculeuses aux défis d’hier et d’aujourd’hui !!! L’inaction, cause de nombreux problèmes passées, est gommée de la mémoire, remplacée par des ennemis imaginaires. Les hommes irresponsables sont transformés en messies du nouveau millénaire.
Les évènements ou non évènements qui sont connus de tous, dont leurs acteurs ont souffert, et continuent à souffrir, deviennent la norme, la généralité, ne soulevant quasiment plus de protestations.
Le taui n’est que la ènième manifestation d’une quasi absence de mémoire à long terme des polynésiens (le fameux nunaa dont tout le monde parle).
Nous serons condamnés à toujours faire des erreurs à moins que nous n’apprenions davantage d’elles, le travail de cette mémoire à long terme est important, un mea culpa ne suffit pas, un livre des livres ne suffisent pas, des discours à n’en plus finir à la radio-télé-journaux ne suffisent pas, les harengues pluri-politique/anti-politique/pro-politique ne suffisent pas, les projets de diplomé(e)s ne suffisent pas.
Tant que la réalité sera faussée, et observée avec la loupe déformante de nos désirs personnels, de l’idéation de nos théories à propos de ce qui devrait être fait, nous continuerons à semer du vide. Et le taui de ne plus finir…
Je penses néanmoins que les polynésiens se souviendront que le taui n’a pas été ce qu’il a dit : il a effectué les meme erreurs que le gouvernement précédent. Les polynésiens ne sont pas dupe, néanmoins j’ai peur que cela ne les fassent etre désabusé vis a vis de la politique. A mon avis la mémoire ici ne fera pas defaut, ils se souviendront de cela.
J’aime bien le "nihilisme mémoriel" de J. La solution serait-elle d’arrêter le temps qui passe ? Et puis, je ne comprend pas très bien : est-ce que les solutions ont déjà été appliquées dans passé par les anciens ? Je crois que c’est un peu construire l’avenir dans le rétroviseur.
Je préfère le passage suivant : "du moment qu’un grand nombre de gens habitent et travaillent au même endroit, ils développent, créent, modifient ensemble ce qui les entoure, et dans quel environnement ils vivent".
A partir de là, l’avenir est ouvert et à nous de l’imaginer, car je ne pense pas que cet avenir a déjà été pensé ou écrit par quelque vieux sage que ce soit.
Et puis, l’Histoire avec un grand H a souvent été écrite par des hommes qui avaient des désirs ( ou des ambitions) personnels ( ou pour leur pays). Le désir n’a pas pour moi, une connotation forcément négative, car celà fait partie de notre humanité.
Et la mémoire à long terme est contenue dans nos bibliothèques ou nos musées et circule dans des millions de cerveaux humains de par le monde. Et c’est sur cette base que se construit progressivement la "CIVILISATION".
Enfin, bref, je ne vois pas trop où J veut en venir. C’est un peu trop "psychologisant" à mon goût…
Nous pouvons apprendre de nos erreurs, et c’est ce que nos anciens ont fait, et tentent de nous l’apprendre mais peu de nous ecoutent. L’histoire aura beau être enregistrée dans autant de supports de formes différentes possibles, si nous ne faisons pas un travail de réflexion sur le passé, si nous oublions les contextes dans lesquels nous avons fait des erreurs, alors toutes les décisions que nous prenons aujourd’hui et que nous prendrons demain ne seront pas basées sur la sagesse, ni l’expérience acquise. Nous serons dans l’inefficacité de ne pas savoir comment faire, d’avoir oublié.
Il est certain que regarder dans le rétroviseur ne fait pas avancer la voiture, mais vous permet d’avancer en toute sécurité pour vous-même et les autres.
J’ai souvent rencontré des gens qui niaient avoir eu une vie heureuse sous prétexte qu’ils étaient englués à ce moment dans des problèmes à n’en plus finir! Des gens qui fonçaient tête baissée sans réfléchir à l’efficacité de leur action/décision. Des gens qui rêvaient au grand loto alors qu’ils jetaient l’argent par les fenêtres.
En ce qui concerne le désir, j’ai parlé de loupe déformante cad tu prends tes désirs (ce que tu espères, imagines, rêves) pour des réalités, en déniant l’expérience des autres surtout ceux qui souffrent. Les hommes qui nous gouvernent prennent leurs désirs pour des réalités, nient l’expérience des autres qui ne collent pas avec leurs théories. L’expérience n’est pas seulement ce qui s’est passée, mais ce qui est en train de se passer réellement, là maintenant…
Les gens se souviendront sans doute de ce taui, mais y réfléchissent-ils? Comment se sont-ils fait berner aussi facilement? Comment ont-ils pu croire les promesses des hommes du taui? Parce qu’ils ont oubliés, peu d’entre eux ont regardé dans le rétroviseur avant de changer de voie.
J.
Depuis ce qui c’est passé avec la motion de censure qui a été rejeté activement, les politiques de l’opposition on peur de recommencer. Rejeté non seulement à l’assemblé mais surtout dans la rue !
Combattre le mal par le mal n’est pas vraiment une solution. J’entends par là de combattre la dictature par la censure.
Je pense que la Polynésie à confiance en son avenir et c’est pour cela qu’elle ne fait rien. Je n’excuse pas non plus cette passivité mais je l’explique à mon point de vue.
Plus personne ne contrôle Oscar Temaru, il n’écoute plus ses conseillés en communication, ses amis, ses compagnons politique, pire, son peuple.
Les yeux de l’Etat en Polynésie sont ceux du Haut commissaire de la république, et je pense qu’elle n’est pas dupe et sait très bien que la Polynésie n’est non seulement pas prête à l’autodétermination, mais aussi ne le souhaite pas. Et dans le cas de figure ou le futur Président(e) de la république écoute notre représentant, elle entendra la voix de l’Haut commissaire. Je n’en doute pas
La démocratie en Polynésie Française est bien loin d’être menacée.
Il est important de ne pas dramatiser une situation, qui, bien qu’elle soit grave, reste dans le cadre de la démocratie.
Oscar Temaru a été élu démocratiquement. L’opposition, si elle le souhaite, peux déposer une motion de censure (quant à savoir si cela est judicieux ou non, c’est un autre problème) d’autant qu’Oscar Temaru ne possède qu’une faible majorité. L’Etat français, par le biais du Haut-Commissariat joue pleinement son rôle d’organe de contrôle et a encore son mot à dire comme le prouvent les récentes actions qu’il a mené contre certains représentants de l’assemblée territoriale.
Le discours ambiant concernant la situation économique, politique et sociale de la Polynésie font parfois preuve d’un catastrophisme exacerbé et fantasme sur un clivage autonomie/indépendance vide de sens (il suffit d’observer le comportement changeant de certains de nos représentants pour réaliser qu’être autonomiste ou indépendantiste n’a pas de valeur en soit).
2009 verra l’émergence des nouveaux partis (tous autonomistes pour l’instant) car la population n’est plus dupe des manoeuvres du Tavini et du Tahoeraa. En effet, les deux grands partis de Polynésie ont négligé la profonde mutation de la population ces cinq dernières années.
La démocratie en Polynésie Française est bien loin d’être menacée.
Il est important de ne pas dramatiser une situation, qui, bien qu’elle soit grave, reste dans le cadre de la démocratie.
Oscar Temaru a été élu démocratiquement. L’opposition, si elle le souhaite, peux déposer une motion de censure (quant à savoir si cela est judicieux ou non, c’est un autre problème) d’autant qu’Oscar Temaru ne possède qu’une faible majorité. L’Etat français, par le biais du Haut-Commissariat joue pleinement son rôle d’organe de contrôle et a encore son mot à dire comme le prouvent les récentes actions qu’il a mené contre certains représentants de l’assemblée territoriale.
Le discours ambiant concernant la situation économique, politique et sociale de la Polynésie font parfois preuve d’un catastrophisme exacerbé et fantasme sur un clivage autonomie/indépendance vide de sens (il suffit d’observer le comportement changeant de certains de nos représentants pour réaliser qu’être autonomiste ou indépendantiste n’a pas de valeur en soit).
2009 verra l’émergence des nouveaux partis (tous autonomistes pour l’instant) car la population n’est plus dupe des manoeuvres du Tavini et du Tahoeraa. En effet, les deux grands partis de Polynésie ont négligé la profonde mutation de la population ces cinq dernières années.
Identifions et séparons les variables.
Premier élément : la métropole, sa problématique et les choix du futur président (ou peut-être présidente) à compté de mai 2007. Quel qu’il soit, il devra affronter une dette abyssale et une nécessaire cure d’amaigrissement au niveau des dépenses de l’état. En fermant le CEP et en arrêtant les essais, la France semble fermer la page de sa présence dans le pacifique, Tous les candidats par leurs déclarations ou par leur soutient à OT semble se prononcer pour l’indépendance.
Second élément : Oscar Temaru, président en exercice jusqu’en 2009 (sauf accident ou coup d’état), il a clairement manifesté son antipathie pour la France et, d’une manière plus discrète mais bien réelle, sa grande sympathie pour la Nouvelle Zélande, hors si ses prises de positions hostiles à la France, ont fait l’objet de nombreuses réactions en Polynésie, curieusement pas de réaction de l’état français et strictement aucune information dans aucun média en métropole.
Troisième élément : Le peuple polynésien, il semble totalement absent, toutes les réactions aux propos de monsieur Temaru sur les « fabriques de crétins » ou les « détritus » sont venues exclusement de quelques dirigeants autonomistes, de quelques intellectuels et des « farani » installés en Polynésie, pas de réaction du peuple. Le peuple polynésien, ne voit plus la France, elle disparait masquée par le pouvoir local qui gère les fonds métropolitains, tout les apports de la France au niveau santé, éducation, infrastructure, sécurité ne sont pas perçus par le peuple, par contre les problèmes (conséquences des essais nucléaires, mauvaises répartition des richesses et des moyens, chômages, insécurité, etc…) sont savamment attribués par la mouvance Temaru à la France.
Quatrième élément : Les « popa’a farani », comprennent-ils la situation, comment se comportent-ils vis-à-vis des polynésiens, quelle image cherchent-ils à donner, beaucoup de commentaires qui reviennent parlent d’arrogance, de mentalité de colonisateurs, alors propagande temariste ou réalité ? En tout état de cause de nombreux « farani » sont perçus comme des privilégiés, notamment les fonctionnaires qui touchent de grosses indemnités et des salaires doubles de ceux de la métropole.
Cinquième élément : Les médias et la communication, les médias tout-d’abord, dans un pays ou la communication orale l’emporte sur la communication écrite, le pouvoir en place semble bien contrôler la télévision donc l’un des objectifs est semble t-il de maintenir l’illusion que la Polynésie est seule au monde (la bulle). Et les blog’s ou forum internet comme celui-ci, ils semblent réservés aux faranis, ou sont les maohis ?? il me semble que bien peu participent aux débats, les forums de discussions, les blogs comme tout l’internet d’ailleurs, c’est une invention occidentale, qui ne correspond sûrement pas à la tradition de la communication dans le monde maohi. C’est trop impersonnel, pas de contact humain, les gens ne sont pas visibles, cachés sous des pseudos.
Voilà cinq éléments qui convergent tous vers un même résultat : une indépendance qui semble inéluctable.
A moins que ?? A moins que les partisans du maintient de la Polynésie dans la communauté française décident enfin de se bouger les fesses, parce que cela urge.
Identifions et séparons les variables.
Premier élément : la métropole, sa problématique et les choix du futur président (ou peut-être présidente) à compté de mai 2007. Quel qu’il soit, il devra affronter une dette abyssale et une nécessaire cure d’amaigrissement au niveau des dépenses de l’état. En fermant le CEP et en arrêtant les essais, la France semble fermer la page de sa présence dans le pacifique, Tous les candidats par leurs déclarations ou par leur soutient à OT semble se prononcer pour l’indépendance.
Second élément : Oscar Temaru, président en exercice jusqu’en 2009 (sauf accident ou coup d’état), il a clairement manifesté son antipathie pour la France et, d’une manière plus discrète mais bien réelle, sa grande sympathie pour la Nouvelle Zélande, hors si ses prises de positions hostiles à la France, ont fait l’objet de nombreuses réactions en Polynésie, curieusement pas de réaction de l’état français et strictement aucune information dans aucun média en métropole.
Troisième élément : Le peuple polynésien, il semble totalement absent, toutes les réactions aux propos de monsieur Temaru sur les « fabriques de crétins » ou les « détritus » sont venues exclusement de quelques dirigeants autonomistes, de quelques intellectuels et des « farani » installés en Polynésie, pas de réaction du peuple. Le peuple polynésien, ne voit plus la France, elle disparait masquée par le pouvoir local qui gère les fonds métropolitains, tout les apports de la France au niveau santé, éducation, infrastructure, sécurité ne sont pas perçus par le peuple, par contre les problèmes (conséquences des essais nucléaires, mauvaises répartition des richesses et des moyens, chômages, insécurité, etc…) sont savamment attribués par la mouvance Temaru à la France.
Quatrième élément : Les « popa’a farani », comprennent-ils la situation, comment se comportent-ils vis-à-vis des polynésiens, quelle image cherchent-ils à donner, beaucoup de commentaires qui reviennent parlent d’arrogance, de mentalité de colonisateurs, alors propagande temariste ou réalité ? En tout état de cause de nombreux « farani » sont perçus comme des privilégiés, notamment les fonctionnaires qui touchent de grosses indemnités et des salaires doubles de ceux de la métropole.
Cinquième élément : Les médias et la communication, les médias tout-d’abord, dans un pays ou la communication orale l’emporte sur la communication écrite, le pouvoir en place semble bien contrôler la télévision donc l’un des objectifs est semble t-il de maintenir l’illusion que la Polynésie est seule au monde (la bulle). Et les blog’s ou forum internet comme celui-ci, ils semblent réservés aux faranis, ou sont les maohis ?? il me semble que bien peu participent aux débats, les forums de discussions, les blogs comme tout l’internet d’ailleurs, c’est une invention occidentale, qui ne correspond sûrement pas à la tradition de la communication dans le monde maohi. C’est trop impersonnel, pas de contact humain, les gens ne sont pas visibles, cachés sous des pseudos.
Voilà cinq éléments qui convergent tous vers un même résultat : une indépendance qui semble inéluctable.
A moins que ?? A moins que les partisans du maintient de la Polynésie dans la communauté française décident enfin de se bouger les fesses, parce que cela urge.
La question de Lagon a du sens, la réponse de Gérald est assez claire; pertinente. J’ose même une hypothèse, farfelue peut-être, mais j’espère qu’on y répondra (si on n’y répond) en argumentant sans tirer ad hominem (dans ce cas ad mulierem ! lol).
Et si, en fait, ce qui dit Gérald était si juste que cela expliquerait les récentes agitations de Nicole B (respectons son anonymat). Elle est partie en campagne, sur le terrain, à la rencontre des gens, ici, dans les îles, sans ménager sa peine.
Son discours est simple, le ni-ni, au final, c’est peut-être la prise de position sur un échiquier à venir, la Polynésie sans la France. Son projet politicien obéirait ainsi à une nouvelle logique (son projet, pas ses idées). La dichotomie autonomie-indépendance n’a de sens que par rapport à la présence métropolitiane dabs le jeu politique local, en refusant cette opposition, elle fonctionne en évacuant ce qui justement la fonde. Peut-être est-ce un signe qui vérifie ce que dit Gérald ?
La question de Lagon a du sens, la réponse de Gérald est assez claire; pertinente. J’ose même une hypothèse, farfelue peut-être, mais j’espère qu’on y répondra (si on n’y répond) en argumentant sans tirer ad hominem (dans ce cas ad mulierem ! lol).
Et si, en fait, ce qui dit Gérald était si juste que cela expliquerait les récentes agitations de Nicole B (respectons son anonymat). Elle est partie en campagne, sur le terrain, à la rencontre des gens, ici, dans les îles, sans ménager sa peine.
Son discours est simple, le ni-ni, au final, c’est peut-être la prise de position sur un échiquier à venir, la Polynésie sans la France. Son projet politicien obéirait ainsi à une nouvelle logique (son projet, pas ses idées). La dichotomie autonomie-indépendance n’a de sens que par rapport à la présence métropolitiane dabs le jeu politique local, en refusant cette opposition, elle fonctionne en évacuant ce qui justement la fonde. Peut-être est-ce un signe qui vérifie ce que dit Gérald ?
Je vous félicite pour vos analyses , Lagon , Mana, Gérald etc… sur les différents sujets tels que : A votre avis , Sortir de notre bulle , La conscience politique , ….
Que dire de plus ? Tout est dit , en particulier la synthèse de Gérald en 5 éléments qui pour moi est oh ! combien réaliste et qui coincide exactement à ce que j’aurais pu écrire .
La conclusion comme il le dit c’est l’indépendance !!! Trop de paramètres convergent vers cette issue fatale . Je ne vois pas le ta’ata tahiti ni le nuna’a iti s’opposer ni manifester tant que le peretiteni entretient ce doute .
Il fallait un taui , là je crois que dans les mois à venir le Territoire va être servi .. Que j’appréhende ce destin .
Je vous félicite pour vos analyses , Lagon , Mana, Gérald etc… sur les différents sujets tels que : A votre avis , Sortir de notre bulle , La conscience politique , ….
Que dire de plus ? Tout est dit , en particulier la synthèse de Gérald en 5 éléments qui pour moi est oh ! combien réaliste et qui coincide exactement à ce que j’aurais pu écrire .
La conclusion comme il le dit c’est l’indépendance !!! Trop de paramètres convergent vers cette issue fatale . Je ne vois pas le ta’ata tahiti ni le nuna’a iti s’opposer ni manifester tant que le peretiteni entretient ce doute .
Il fallait un taui , là je crois que dans les mois à venir le Territoire va être servi .. Que j’appréhende ce destin .
Bravo à gerald. heureusement il nous laisse une porte ouverte : bougeons nous le cul ! Et c’est ce qu’on fait car nombreux sont les Polynésiens qui sont allés place Tarahoi sur le petit stand de JC Bouissou. Que font les chefs du Tahoeraa ? trop orgueilleux sans doute pour se mouiller en signant un bulletin ? Rester sans bouger jusqu’en 2009 est suicidaire. Imaginez dans quel état sera la Polynésie ? Pour redresser un pays, et cela personne n’y pense, il faudra des années. Non je ne pense pas que la mjorité des Polynésiens soit favorable à l’indépendance. Seule une petite partie de la population taviniste depuis toujours l’est. Le moment n’est il pas venu pour un référendum. Le statut de 2004 permet à Temaru de l’organiser pourquoi puisqu’il est si sûr de lui, ne le fait il pas ?
Quant à Chirac comme l’écrit Christine Bourne sur son site, espérons qu’il ne refera pas le coup qu’il a fait à Giscard avec Sarkozy ! Comme tout cela est navrant et désolant…
Bravo à gerald. heureusement il nous laisse une porte ouverte : bougeons nous le cul ! Et c’est ce qu’on fait car nombreux sont les Polynésiens qui sont allés place Tarahoi sur le petit stand de JC Bouissou. Que font les chefs du Tahoeraa ? trop orgueilleux sans doute pour se mouiller en signant un bulletin ? Rester sans bouger jusqu’en 2009 est suicidaire. Imaginez dans quel état sera la Polynésie ? Pour redresser un pays, et cela personne n’y pense, il faudra des années. Non je ne pense pas que la mjorité des Polynésiens soit favorable à l’indépendance. Seule une petite partie de la population taviniste depuis toujours l’est. Le moment n’est il pas venu pour un référendum. Le statut de 2004 permet à Temaru de l’organiser pourquoi puisqu’il est si sûr de lui, ne le fait il pas ?
Quant à Chirac comme l’écrit Christine Bourne sur son site, espérons qu’il ne refera pas le coup qu’il a fait à Giscard avec Sarkozy ! Comme tout cela est navrant et désolant…
eh bien il est temps de parler de se bouger le cul !!! que n’avez vous suivi le tahoeraa lorsqu’il s’est bougé le cul par 2 fois pour virer le champion du taui ? SEUL ! (sans l’aide de ces NON ORGUEILLEUX AUTRES PARTIS AUTONOMISTES) et maintenant vous parlez de la passivité du tahoeraa ?
non mais laissez moi rire… buissou fait de la récup fastoche et cb a tendance a lécher tout azimuts par les temps qui courent.
le sarko il fera comme ségo : brader la polynésie à la nouvelle zélande… quelques économies… çà peut être bon pour les farani … n’est ce pas ?
eh bien il est temps de parler de se bouger le cul !!! que n’avez vous suivi le tahoeraa lorsqu’il s’est bougé le cul par 2 fois pour virer le champion du taui ? SEUL ! (sans l’aide de ces NON ORGUEILLEUX AUTRES PARTIS AUTONOMISTES) et maintenant vous parlez de la passivité du tahoeraa ?
non mais laissez moi rire… buissou fait de la récup fastoche et cb a tendance a lécher tout azimuts par les temps qui courent.
le sarko il fera comme ségo : brader la polynésie à la nouvelle zélande… quelques économies… çà peut être bon pour les farani … n’est ce pas ?
Je n’entre pas dans un débat de choix de parti, tant sur un plan polynésien que métropolitain.
En final dans cette affaire, il y a 2 décideurs : d’un côté le vote, de l’autre la tirelire.
1) Le peuple polynésien, dont une majorité apparemment ne semblent pas profiter du haut niveau de vie accordé à la Polynésie et des largesses métropolitaines, ce peuple polynésien semble ignorer totalement qu’il fait partie des nations riches et favorisée, pourquoi ? Il est temps de chercher l’erreur et aussi de se rappeler qu’il peut être appelé à voter ou à s’exprimer d’une manière ou d’une autre. Rappelons-nous, aussi que ce peuple a déjà exprimé son mécontentement en propulsant un parti comme le Tavi au pouvoir.
2) Le gouvernement français (quelque soit le parti au pouvoir et le candidat élu), qui semble tenir le rôle d’un actionnaire, obligé d’injecter massivement et constamment de l’argent frais dans une société, sans pouvoir en contrôler ni les comptes, ni l’action et sans dividendes en retour. Là aussi il est temps de chercher l’erreur. Il est clair que la métropole ne souhaite pas investir à fond perdu beaucoup plus longtemps et qu’elle est tentée de couper le robinet, ou pour le moins d’en diminuer le débit.
De quelles stratégies disposons-nous ?
1) Convaincre les gens : c’est contrecarrer la propagande officielle : « si tout va mal c’est la faute des farani, nous serons plus heureux après l’indépendance ». Il est peut-être temps de démonter que si tout n’est pas parfait, tout n’est pas catastrophique et que ce qui ne va pas est, en bonne partie, attribuable au grand libérateur Oscar Temaru.
Sur différents blog’s ou forums on me dit « mais ici, toute l’information est verrouillée ».
Tout est verrouillé, pas si sûr, 250.000 habitants, ce n’est quand même pas la Chine, d’autre part la moitié de cette population habite le long d’une route de 120 Km qui fait le tour d’une île, donc l’accès aux populations et la discussion reste possible et à taille humaine, OT n’a pas encore proclamé le couvre feu que je sache, quand aux archipels éloignés on peut y faire un tour de temps en temps.
Sur différents blog’s ou forums on me dit « 70% des polynésiens aiment Oscar Temaru ».
Il serait peut-être temps de leur expliquer la réalité du bonhomme et de son mouvement. Un premier argument, qu’est-ce qui c’est amélioré depuis qu’il est là ? réponse rien au contraire tout est pire.
2) Convaincre la métropole : Il est clair, que cela implique une réforme profonde de l’économie polynésienne, rendre la polynésie plus atractive pour le tourisme, dynamiser les exportations, diminuer les coûts et les taxes, arrêter les gaspillages, diminuer la dépendance aux produits importés, notamment le pétrole, permettre une meilleure répartition des richesses, revoir le problème de l’indexation, etc..
idem que sur poisson cru gerald, je n’ai pas parlé de l’information sur T-F mais ma phrase semble porter à confusion ! Voici ce que j’ai écrit (ce n’est qu’un petit extrait) :
"Il faudra m’expliquer comment se bouger le c.l quand tout est verrouillé par les instances politiques." Je parlais bien sûr de système.
Ok Etetera je comprends mieux, le système est sans doute verrouillé au niveau des appareils politiques mais cela est la règle partout, les gens bien installés dans leurs fauteuils n’aiment pas les nouveaux arrivants.
Maintenant le débat entre autonomie et indépendance, c’est peut être aussi un gros arbre qui nous cache la forêt, avec ou sans la France le problème de fond de la Polynésie est d’abord économique et social et que quelque soit l’issue du débat, une réforme profonde du système parait nécessaire.
Il y a peut-être aussi un vide politique depuis la sortie de Gaston Flosse et l’affaiblissement de son image, le clan autonomiste se cherche toujours un leader charismatique pour éventuellement le remplacer, le problème c’est qu’on n’a pas tout le temps.
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