De la manipulation de l’expertise (édité)

Par lebop • 2 March 2006

Mon attention a été attirée ce matin par un article d’un quotidien de la place résumant à grand traits une étude conjoncturelle de l’Institut d’émission d’Outre Mer, organisme “crédible et sérieux” et reconnu comme tel par l’opinion informée et les observateurs. Cette étude est censée porter sur l’ensemble de l’année 2005. Et quelle ne fut pas ma surprise, lorsque j’ai essayé de comprendre la méthodologie d’enquête utilisée, de constater que celle-ci était particulièrement contestable. Je m’explique…

  • Note 1 : Lors de la première publication de cette note une erreur a été effectuée : l’année 2004 n’est pas exclue de la moyenne pondérée. Néanmoins la méthodologie utilisée reste tout de même critiquable : ce post édité en explique les raisons.
  • Note 2 : Divers elements de réponse concernant le choix méthodologiques nous ont été fournis; ils sont publiés en fin de billet. Nous remercions l’IEOM pour cet eclaircissement.

En premier lieu, le rédacteur de cette étude nous dit que cette étude ne porte pas sur l’ensemble de l’année 2005, mais sur les 9 premiers mois cette même année.

En second lieu, l’auteur inclue l’année 2004 et l’année 2005 dans le moyenne pondérée au prétexte que l’année 2005 a été particulièrement atypique du fait de facteurs de nature “exogène” : lesquels ? quelle “exogénéité” on n’en sait rien.

En troisième lieu, pour couronner le tout, si je puis dire, l’auteur fait une moyenne pondérée de cette (longue) période pour comparer cette moyenne aux 9 mois de l’année 2005 !!!

En quatrième lieu, lorsque certains indicateurs (les investissements publics notamment) ne semblent pas conforter les “à prioris” de l’auteur de l’étude, celui-ci postule que l’année 2006 sera une année de “rattrapage”. L’auteur se transforme, en quelque sorte, en “madame Soleil”. De la rétrospective, il fait un saut dans la “prospective optimiste”.

Ma formation cartésienne et mes rudiments de statistiques me sont tout d’un coup revenus et je me suis dit : “mais que nous fait ce rédacteur ?” Ne nous fait-il pas prendre des vessies pour des lanternes ?

Pourquoi évacuer l’année 2004 de l’analyse annuelle habituelle au motif de diverses perturbations de nature “exogène” (notamment politiques, je suppose) ? Est-ce une non-année ? N’a -t-elle pas existé ? Les indicateurs énoncés durant cette année là sont-ils vides de signification ? Pourquoi n’intéresse-t-elle pas notre “expert” ? Et en vertu de quels arguments ? Je n’en saurai rien : l’expert l’aura décrété ainsi et il faut considérer cette position comme non discutable.

Pourquoi faire une moyenne pondérée aussi conséquente ( 2001 à 2005 quand même !)pour effectuer une comparaison avec l’année 2005 ? L’année 2005 est-elle une moyenne ? Par définition, non. Aussi pourquoi ne pas comparer, comme on le fait d’ailleurs habituellement, chaque année à l’autre, l’année 2005 à l’année 2003 (puisque selon l’expert l’année 2004 n’a pas existé) ou à l’année 2002 ou 2001, l’année 2003 à l’année 2002… Ce sont pourtant des grandeurs homogènes et donc tout à fait comparables. Je suppose que si le rédacteur a là aussi, “décrété” cette méthode d’analyse, il visait à “lisser” certaines évolutions de certains indicateurs. Pourquoi faire de telles moyennes si ce n’est neutraliser certains pics ou certains creux? Dans quel but ? Pour empêcher les lecteurs de constater que certaines années ont été meilleures que d’autres, notamment que l’année 2005 a été beaucoup moins bonne que l’une ou l’autre des années précédentes?

Et, enfin, summum du summum, cette moyenne “très pondérée”, est comparée non pas à l’ENSEMBLE DE L’ANNEE 2005, mais aux 9 premiers mois de l’année 2005. Une “année moyennée, fabriquée par l’auteur et donc non réelle” comparée à 9 mois. Deux grandeurs par définition différentes, car la “moyenne” comporte, comme on le sait, 12 mois, et 9 mois, ce sont 9 mois. On a donc comparé des choses non comparables…

Conclusion : je me suis dit, en mon for intérieur, que cet “expert” avait déjà une idée de la conclusion à laquelle il voulait arriver, “l’ANNEE 2005, NI BONNE NI MAUVAISE” et, sur ce postulat, a “choisi” une méthode d’analyse (parmi quelques autres beaucoup plus logiques) complètement arbitraire pour “démontrer ce qu’il voulait “démontrer”. Cette démonstration va même au-delà des espérances de l’auteur, puisque, à bien lire ses conclusions, l’année 2005 a été bonne !

Or, tous les observateurs dignes de ce nom, qui décryptent des indicateurs bien réels ceux là ( chiffres de l’emploi salarié sur l’ensemble de l’année 2005, hausse des prix, permis de construire, logements sociaux construits, exportation de poissons, chiffres touristiques de l’année 2005…) constatent, eux, que l’année 2005 COMPLETE a bien été une mauvaise année.


Cette méthode de “reconstruction de la réalité” est d’autant plus discutable que cet expert savait pertinemment que, s’agissant d’une source “Institut d’Emission d’Outre Mer”, institution respectable et respectée s’il en est, les observateurs et journalistes allaient se saisir de cette “étude” et la diffuser en considérant que son contenu était “vérité d’évangile”. Par facilité, puisque les “experts le disent”.

De la fabrication discutable d’une “expertise”, on est arrivé à la manipulation de l’opinion par cette soit-disant expertise : la boucle est bouclée…

Je trouve le procédé particulièrement scandaleux. Il porte atteinte a la réputation de l’Institut d’émissions d’Outre Mer, car celle-ci a autorisé la diffusion de cette étude sans en vérifier les bases méthodologiques tout à fait critiquables. J’espère que les vrais statisticiens de ce pays vont s’exprimer sur cette question.

La note de l’IEOM est disponible ici.

  • Elements de réponse concernant le choix méthodologique :

Peut-être n’avons-nous pas été suffisamment explicite sur la méthode en raison d’une contrainte de pagination qui limitait les possibilités de développement méthodologiques et d’une volonté de n’être pas excessivement professoral.

Néanmoins puisque c’est le fonds du débat :

1) Pourquoi apprécier 2005 par rapport à une moyenne et non pas par rapport à 2004 ?

Cette note de l’IEOM part de l’hypothèse que l’année 2004 est une année perturbée, si bien que l’appréciation de la conjoncture en 2005 par rapport à 2004 peut être faussée par le niveau de cette dernière. L’année 2004 n’est globalement pas une bonne année (cf. rapport annuel de l’IEOM) : les importations ont baissé, le chiffre d’affaires des entreprises et l’emploi salarié n’ont cru que de 2%,… Mécaniquement, il est apparu progressivement que l’année 2005 devenait une meilleure année que la précédente pour essentiellement deux raisons : - l’incidence des augmentations du SMIG en 2004 sur la consommation des ménages en 2005 ; - un effet de rattrapage de l’économie après une année 2004 mouvementée (ex : les importations de biens d’équipement).

C’était un peu contradictoire avec ce que nous percevions par ailleurs au cours de l’année 2005 : mécontentement dans le secteur du BTP, baisse du nombre de touristes, diminution de la commande publique.

L’économie n’est pas vraiment florissante, mais une simple comparaison 2005 par rapport à 2004 aurait sans doute fait apparaître le contraire.

Dès lors, pour juger des performances macro-économiques de l’année 2005 et pour savoir si cette année était réellement une mauvaise année, il nous paraissait intéressant de la comparer non pas à 2004, mais par rapport à une période plus longue.

2) Pourquoi 9 mois ?

Au moment, où nous avons eu l’idée de cette note, seuls les 9 permiers mois des indicateurs sélectionnés étaient disponibles. Nous avons alors fait une moyenne sur 5 ans des neufs premiers mois et l’avons comparé aux 9 premiers mois de 2005. C’est-à-dire que l’on enlève à toutes les années le quatrième trimestre et non pas uniquement à l’année 2005 bien sûr !

(PS : il n’y a aucune pondération dans cette méthode).

3) La conclusion

Celle du document est parfaitement claire sur l’appréciation des résultats : c’est grâce à la consommation des ménages que l’économie s’est maintenue en 2005. Elle a permis de compenser partiellement la baisse des dépenses publiques qui s’est répercutée notamment sur un secteur déterminant en matière d’emplois, le BTP.

4) Sur Madame Soleil…

Et ce n’est pas être madame Soleil que d’écrire : “Un report de croissance de 2005 à 2006, imputable à un effet de rattrapage de la dépense publique, peut être envisagé, pour peu que les projets puissent être lancés dans les délais”. Les effets de rattrapage existent….. la preuve 2005 par rapport à 2004 dans certains domaines. (Mais nous ne parlons ici que des effets de rattrapage de la commande publique et non pas de l’ensemble des facteurs de la croissance économique).

Commentaires

Par Etetera le 17 February 2006 at 9:42

Iaorana

Je n’ai pas eu la chance de lire cette expertise. Mais la méthode est effectivement fort criticable. Dans quel but ?

Etetera

PS : pardon pour les fautes de français et.ou d’orthographe dans d’autres posts : je fatigue …

Le but est simple : démontrer qu’un an de taui n’est pas si catastrophique que celà et qu’il faut donc pas tomber "dans la sinistrose" comme le titrait "Les Nouvelles" dans un article récent et du même type très critiquable.

En effet, rappelons- nous, il y a quelques semaines, de cet article sur les statistiques de l’emploi salarié qui se basait sur les chiffres irréfutables de la CPS. Effectivement, les chiffres de la CPS sont irréfutables, sauf que l’article était censé faire une analyse de l’évolution de l’emploi salarié, là aussi, pour l’ensemble de l’année 2005, alors que le journaliste s’était …arrêté à fin septembre 2005 …pour conclure à une progression des emplois salariés de quelques dizaines "en 2005" par rapport à 2004. Toujours pour conforter la thèse : "le Taui, c’est pas si catastrophique que celà".

Que ce même journaliste prenne les chiffres à fin décembre 2005 et il constatera, au contraire, une baisse de l’emploi salarié, soit, sur la base de la même source ( la CPS), mais sur l’année 2005 en entier, une conclusion strictement à l’inverse de la première !!!

De plus, le journaliste s’est bien gardé d’aller plus loin que les chiffres (avec manipulation des trimestres de référence) pour faire une analyse de la problématique de l’emploi en Polynésie : les "vrais experts", car il y en a quand même, estiment qu’il faut créer au moins 2500 emplois salariés par an pour stabiliser le taux de chômage (déjà élevé puisqu’il est estimé à 13-15 %) à son niveau actuel. En 2005, en prenant même la conclusion erronée du journaliste, la situation de l’emploi s’est donc nettement aggravée, puisqu’il n’y a quasiment pas eu de création d’emplois en 2005 et que le nombre de chomeurs s’est accru de plus de 2000 personnes. Cette situation n’est-elle pas inquiétante ? N’y a-t-il pas de raisons de succomber à la sinistrose ? Plutôt que de nous "rassurer " par des manipulations, ne vaut-il pas mieux voir la vérité en face pour mieux l’affronter ?

En fait, certains experts et journalistes "complices" ont décidé consciemment de manipuler l’opinion sous des apparences d’objectivité : "les chiffres ne mentent pas"… Mais les statisticiens disent eux-mêmes qu’on peut faire dire aux statistiques une chose et son contraire. Tout est question "d’angle d’éclairage". Par exemple, "l’angle" choisi par cet "expert de l’IEOM" est tout à fait particulier. Qu’il compare les années "en brut" (une méthode tout à fait classique) et on aura des surprises !

Donc, amis blogueurs, ne soyons pas dupes. Analysons les méthodes, pour que ces pseudo-experts soient démasqués. Et soyons vigilants sur les pratiques de certains "pseudo-journalistes".

Par Hinarii le 17 February 2006 at 20:51

Je pense, moi aussi, qu’il y une vraie stratégie de communication développée par un réseau de personnes inféodé au Taui pour nous faire en fait de la propagande à peine masquée. Ces personnes sont à des postes névralgiques de certains organes médiatiques et sont en connexion avec divers idéologues de l’actuelle majorité.

Si, si, je vous assure, je ne tombe pas dans la paranoïa et je vais citer des noms :

- Monsieur Eric MONOD à TNTV ;
- Madame Brigitte Olivier, concubine de Mr MONOD et Monsieur Olivier GELIN à RFO ;
- Madame Muriel PONTAROLLO, rédactrice en chef des Nouvelles ;
- Monsieur Yves FORTUNET à la Dépêche ;
- Monsieur Christophe COSETTE, chargé de communication à la Vice-Présidence ;
- Messieurs MARERE et BARRAL à la Présidence ;

Ce noyau est rejoint par divers autres supplétifs sur lesquels ils peuvent avoir un pouvoir hiérarchique. Quelquefois, ils cachent un peu leur jeu sur des des thèmes mineurs pour que la propagande ne soit pas trop évidente, mais la ligne idéologique est, elle, constante.

Ils ont décidé de modeler massivement les esprits par la "fabrication" d’informations très orientées et ont largement dépassé leur rôle de journalistes.

Décryptez les articles, commentaires, analyses et propos des personnes citées ci-dessus et vous verrez…

Ils s’adossent toujours aux mêmes experts : Monsieur Jean-Marc REGNAULT, dont les sympathies "tauistes" sont bien connues, Monsieur Tamatoa BAMBRIDGE qu’ils présentent souvent comme sociologue, mais qui est "professionnellement" conseiller auprès du Président indépendantiste de l’Assemblée (ce qui change tout en terme d’indépendance d’esprit….), Monsieur Tony GEROS, Monsieur Sémir AL WARDI….

Cette cohorte d’experts a été rejointe par Monsieur BARILLOT, rédacteur du fameux rapport tendancieux sur les essais nucléaires cautionné par Madame TEA HIRSCHON.

Et il faut croire que ce pseudo-expert de l’IEOM a décidé de faire un bout de chemin avec Monsieur FORTUNET avant de repartir tranquillement en Métropole…

Ce réseau de journalistes "choisit" les experts, toujours les mêmes et fait monter la mayonnaise par une hyper-médiatisation sur des thèmes choisis. Un vrai "matraquage médiatique" grâce aux supports qui les emploient : journaux du monopole Hersant, TNTV, RFO, Tahiti Pacifique… Cette collusion est très claire pour ceux qui veulent justement décrypter les choses.

Il est temps de défendre dans ce pays le pluralisme de l’information complètement mis à bas par toute cette bande.

Je rejoins tout à fait Hinarii. Etudiant en communication, j’observe nos médias depuis maintenant trois ans et j’ai très bien vu le glissement. Contrairement à ce que l’on veut faire croire, durant les dernières années de la mandature FLOSSE, les journaux et RFO avaient une liberté de ton très critique et ils ne ménageaient pas du tout nos hommes politiques. La seule exception était TNTV, télé du pouvoir, hier comme aujourd’hui, malheureusement.

Le cas de Muriel PONTAROLO est tout à fait révélateur du dérapage auquel on assiste. Les Nouvelles, sous la houlette de sa rédactrice en chef, ne sont plus du tout un journal d’information et même plus un journal d’opinion. Les unes de ces derniers jours sont typiques de ce glissement : ce n’est plus de l’information, on fait de la politique-fiction, du sensationnalisme dans les titres, on imagine des scénarios, on se met à la place de.., on pense à la place de…, on prête des intentions… on sait mieux que d’autres…on sait avant les autres… on a droit, en primeur, à des documents confidentiels, qui, comme par hasard, ont "fuité" vers les nouvelles.. On fait des hypothèses et on fait les questions et les réponses…

Emile va-t-il être Président ?
Patrick LEBOUCHER va-t-il être Député ? Que va dire James SALMON ?
Béatrice VERNAUDON va-t-elle être soutenue par l’UPLD ?
Sarkozy va-t-il venir ?
Le budget va-t-il être retoqué ?
L’UPLD va-t-elle imploser ? Si oui, que va -t-il arriver ? Sinon, que va faire Oscar ?

Un leit motiv : faire en sorte que "Gaston" ne fasse pas son retour ou soit évincé de son parti. Tout faire pour le marginaliser, le critiquer même quand il ne dit rien… Sous -entendre, deviner ses pensées… Traquer les dossiers "affairistes" y compris en allant sur la vie privée ( cf la vente de la propriété de Huahine).

Pour celà, soutenir à bout de bras les "ni-ni", les autonomistes autres que le Tahoeraa, défendre (encore) le Taui malgré les critiques et la dégradation objective de la situation économique et sociale.

Bref : les "Tout sauf Gaston FLOSSE ont droit la tribune ouverte, à plus d’espace de communication. Les autres sont ignorés ou marginalisés. Demandez, par exemple, à Antonio PEREZ comment Les Nouvelles "massacrent sa communication", par des commentaires déplacés sur ses analyses, des qualificatifs péjoratifs,etc,etc…

C’est toute une stratégie de communication qui se déploie par rapport à une logique politique. Madame PONTAROLO veut être actrice du jeu politique, l’orienter selon ses souhaits ou ses préférences et tous ceux qui contre-carrent cette logique sont "assassinés" médiatiquement. Le journal est devenu un instrument au service de cette logique.

Quelle différence avec leurs collègues des "Nouvelles Calédoniennes" qui font leur boulot d’information parce que c’est leur rôle.

Pour comparer : http://www.lnc.nc

La différence est instructive.

Par Pépé Tama le 17 February 2006 at 22:33

Wiston Churchill disait qu’il y’avait trois types de mensonges : le mensonge simple, le parjure, et les statistiques! Concernant le manque de pluralité de la presse je suis d’accord. Mais je dirais que ce qu’il manque le plus c’est des analyses qui soient ranger dans les rubriques analyses et opinions comme cela est le cas dans “le monde” par exemple : on met bien en évidence la rubrique ANALYSES ET OPINIONS. Avec des analystes différentes qui opposent s’opposent rationellement. Et des journalistes qui restent a leurs places , sans vouloir modifier le cours de l’histoire. Car au fond on ne leur demande pas d’ébaucher la réalité mais bien de donner les faits. A nous de rester vigilants.

En effet concernant les titres des nouvelles effectivement on est dans la politique fiction : ça craint….

Le journaliste, rédacteur de cet article devrait avoir honte. Vous tous les journalistes verreux, avez-vous oublié les principes d’objectivité qui doivent-être les votres ? Avez-vous oublié votre responsabilité si vous manipulez volontairement l’information ?
Les gens simples vous font confiance, croient en vous, parce-que c’est écrit, parce-que vous avez fait des études, parce-que vous êtes journalistes, ils vous font confiance.
Nous, avons tendance à faire l’inverse, c’est à dire à assimiler TOUS les journalistes, à quelques malhonnêtes. Un à prioris, que l’on pourrait simplifier par : c’est écrit, bon, c’est peut-être vrai, peut-être faux. On ne vous fait pas confiance !
On parle aujourd’hui de la responsabilité de tous les métiers, y compris des juges, en cas de faute. A quand de vrais journalistes, qui écriront des faits établis, et devront répondre des fausses nouvelles.
La manipulation volontaire de l’information en PF est hélas le quotidien.
Oui, Doubs, ca craint….

Par Teihotu le 18 February 2006 at 14:48

J’ai un autre exemple de manipulation flagrante de l’opinion : le débat sur les essais nucléaires “animé” par le Directeur-Commissaire Politique de la chaine gouvernementale TNTV. Un animateur - “acteur” complètement partial, qui avait invité plus d’”antis” que de “pros”, qui coupaient la parole aux pros et qui la laissait complaisamment aux anti. Ces derniers pouvaient déclarer leurs inepties (exemple : les 4000 membres de moruroa e tatou sont tous malades à cause des essais nucléaires…) sans peur d’être contredits par l’animateur qui prenait pour argent comptant ce qu’ils disaient. Monod passant “à la question” l’émissaire du ministère de la défense sans ménagement, mettant en doute ses propos essayant de le “piéger” assisté de “l’expert objectif” Jean-Marc REGNAULT (qui veut aller fouiller les archives en historien “objectif”), filtrant les questions des téléspectateurs… Une leçon de propagande qui visait à préparer la sortie du rapport HIRSHON et anticiper les gros titres des nouvelles, de la dépêche, de RFO ( avec l’inévitalbe GELIN, le spécialiste de la question à RFO)… Bref, tout un conditionnement psychologique du bon peuple. Ces journaux soit-disant critiques qui, là aussi, ont pris pour argent comptant ce que disait le rapport. Le message était : “le rapport a dit, donc c’est vrai”. La sortie du rapport a été ensuite relayée par un matraquage dans les deux Télés. On avait effectivement l’impression d’une stratégie concertée et téléguidée. Si à la sortie, les polynésiens n’étaient pas convaincus de la nocivité des essais , c’est vraiment qu’ils étaient sourds et aveugles… En tous les cas : propagande réussie. Suite à la prochaine…

les statistiques disent que ce sont les femmes en Polynesie qui sont beaucoup plus touchees que les hommes par le cancer de la thyroïde. Pres de 80% des cancereux sont des femmes? Les femmes n’ont pourtant pas travaille sur le site de Morurua, alors Madama Hirshon, où est l’erreur? Il n’y a rien de scientifique ni de sanitaire dans votre rapport? des anecdotes, des racontars et des pseudo-scientifiques qui disent que si vous voulez un travail plus approfondi, qui revelerait une realite accablante pour l’etat sur la nocivite des essais, il faut rallonger le cheque. En gros, tout cela est un gachis pour le pays . A cause de vous, de L’upld, notre image touristique en prend un sacre coup au moment où les résultats ne sont deja pas fameux. TUER LA POULE AUX OEUFS D’OR , c’est irresponsable. Il fallait laisser l’association concernée continuer à confectionner ses dossiers individuels aupres du tribunal qui tranchera sur la preuve apportée ou pas. Mais avec votre bouche et un rapport tous azimuts, systematiquement a charge contre l’Etat, nos touristes metropolitains visiteront moins la polynesie et finiront même par boycotter notre destination. A moins que vous faites tout ce remue ménage pour accelerer votre independance si chere a vos yeux. Je pencherai plutot pour cette hypothese. Vous detruisez plus que ne construisez. Vous en assumerez toutes les consequences .

Par Etetera le 19 February 2006 at 2:35

Le fait que les métros viennent moins n’est pas le fait des déclarations anti-nucléaires et à charge contre l’Etat. Pour cela, je pense que les impacts seront plus importants envers les autres pays.

Les français ne viennent pas ou presque plus parce que :
- trop cher ! eh oui, monopole avec accord entre ATN et AF : ils tuent la destination à eux deux !!!
- problème de transit aux EU. Beaucoup en gardent de mauvais souvenirs, de ce passage obligé
- actuel problème de visa américain ayant entrainé des désistements massifs ces derniers temps …

Les français ne viennent pas ou presque plus parce que :
- trop cher ! eh oui, monopole avec accord entre ATN et AF : ils tuent la destination à eux deux !!!

ETETERA, tu devrais te renseigner avant de dire des idioties.
Accord entre AF et ATN ? ATN fait souvent des promotions en complet désaccord avec AF !!!
Tahiti c’est cher, parce que c’est loin !! Hélas, il n’y a rien à faire contre ça. En 1980, le prix d’un billet éco de Tahiti à Paris et retour était de 230 000 CFP. Et combien aujourd’hui alors que les frais des compagnies, pétrole, pilotes, ont terriblement augmentés.
Pour compléter cette comparaison, une autre… Les billets les moins chers de paris, c’est vers les antilles… 50 000 CFP… C’est donné… Pour 8 heures de vol… Tahiti 21 H plus les frais d’un atterrissage… prends ta machine à calculer…

Par Pépé Tama le 19 February 2006 at 3:24

Cool cool les gas. RDV sur tourisme et cout de la vie :p

Par Etetera le 19 February 2006 at 3:47

pas d’accord avec toi Nogo … n’oublie que toute entente est illicite. Il faut donc montrer des désaccords et pourtant, regarde bien dans le temps et prends du recul en retraçant le tout depuis la chute des autres compagnies (au fait, pourquoi ont-elles quitté notre destination au départ ? …). Pas besoin de calculette pour cela. Et je n’oublie pas les subv …

Suis cool Pépé Tama et je viendrais sur le post Tourisme, c’est ok ! :)

Par Teihotu le 19 February 2006 at 12:50

Une information complémentaire quand même : hier, dans un des journaux de la place, au sein de l’article relatif au problème des passeports biométriques, les tours opérateurs ont signalé au GIE tahiti tourisme que la médiatisation du rapport HIRSCHON sur les essais nucléaires AVAIT DES INCIDENCES AUPRES DE CERTAINS DE LEURS CLIENTS. On voit donc qu’il ne s’agit pas de fantasmes de notre part, mais bien de la réalité, puisque les professionnels le disent.

J’espère que nos gouvernants vont en prendre acte et réfléchir à deux fois avant de bombarder les agences de presse nationales et étrangères avec des titres sensasionnalistes sur de "pseudo-révélations" et la complicité de nos "pseudo-journalistes" locaux.

Par exemple, Olivier GELIN est notamment correspondant du "Monde"et ne se prive pas de relayer ses copains de l’UPLD dans ce journal qui fait référence en France. D’ailleurs, j’ai appris que le GIE tourisme lance une campagne de communication pour inciter les français à choisir Tahiti pour leurs vacances, y compris dans le journal "Le Monde". Qu’il dise déjà à GELIN de la mettre un peu en sourdine…sinon c’est de l’argent gaspillé en pure perte.

Par Etetera le 20 February 2006 at 11:35

Autant pour moi …

la baisse en France étant survenue avant cette annonce, j’ai minimisé son impact, non j’ai occulté son impact sur les français …

mea culpa nogo …

Par freeman le 20 February 2006 at 17:23

J’ai découvert ce blog il y a quelques jours grâce à une amie, qui se reconnaîtra et que je salue au passage. Je me réjouis de l’existence de cet espace de liberté où toutes les opinions peuvent s’exprimer et se confronter.

Simplement, je souhaitais clarifier certains points relatifs à ces commentaires, souvent avisés mais aussi quelques fois inexacts. En effet, après lecture de ce point de vue, j’ai voulu en savoir plus sur cette fameuse étude menée par l’IEOM. Aussi, j’ai pris le soin de lire cette étude disponible sur son site Internet. D’ailleurs, je vous invite à votre tour, amis bloggers, à vous faire votre propre opinion en vous procurant la note en question (L’économie polynésienne en 2005) à partir du lien suivant : http://www.ieom.fr/publication_n... Cela permettra ainsi d’avoir un vrai débat sur la question.

Je rejoins Le Bop sur le fait que la méthodologie employée semble dès le départ très discutable. Je trouve en effet aberrant que, pour une note intitulée L’économie polynésienne en 2005, seuls les chiffres des 3 premiers trimestres de l’année sont pris en compte pour une comparaison avec l’évolution moyenne des 5 dernières années (complètes de surcroît). Et c’est bien là que le bât blesse. Car bon nombre des indicateurs cités dans cette étude connaissent une évolution plus marquée au cours du dernier trimestre, en raison notamment de l’incidence des fêtes de fin d’année (consommation des ménages, chiffre d’affaires du commerce, importations de produits alimentaires, consommation d’électricité …).

Si l’on excepte le postulat de départ, le raisonnement qui est tenu par la suite me semble tout à fait cohérent. Je précise que l’année 2004 n’a en aucun cas été exclue de l’analyse de l’évolution de l’économie polynésienne, comme suggéré. Seulement, l’auteur de cette étude a cru bon de comparer 2005 à une moyenne des taux de croissance annuel des 5 dernières années (2001-2005), dont 2004, afin de dégager une tendance à moyen terme. D’ailleurs, à mon sens, il était préférable d’éviter de recourir à une simple comparaison 2004/2005 sous peine de tirer des conclusions précipitées et d’autant plus optimistes pour 2005 compte tenu d’une année 2004 particulièrement morose. Une telle analyse, j’en suis certain, aurait attiré encore plus les foudres des lecteurs avisés que vous êtes.

En conclusion, je pense que le résultat du raisonnement a été faussé par un postulat de départ qui s’est avéré erroné et, inévitablement, les conclusions qui ont découlé de cette analyse sont tout à fait critiquables. Il semble évident, aux yeux d’un bon nombre d’observateurs, que l’année 2005 n’a pas été aussi bonne (ou plutôt « ni bonne ni mauvaise » pour reprendre les termes de la note de l’IEOM) que cette étude le prétend. Ceci étant dit, je ne pense pas que la méthodologie ait été choisie de manière à biaiser délibérément les résultats à la faveur de conclusions favorables, mais sur ce point, je peux me tromper.

Pour finir, une question : combien d’entre vous ont lu cette étude avant de la commenter et de tirer à boulets rouges dessus ? Certains raisonnements dans ce forum étaient pleins d’à-propos mais peu finalement (voire pas du tout) l’ont été sur la base de la lecture de cette note qui, pourtant, vous a tant fait réagir. La discussion et la confrontation d’idées sont bonnes, elles montrent une certaine prise de conscience citoyenne. Encore faut-il que les arguments déployés soient à la hauteur. Ne nous montrons pas comme ces "pseudo journalistes" ou "pseudo experts" que nous dénonçons et que nous imitons malgré nous en ne cherchant pas l’information où elle se trouve. Je retiendrai le commentaire prudent de Etetera, qui a reconnu humblement ne pas avoir lu cette étude et qui ne s’est pas étendu(e) outre mesure sur ce sujet.

Aussi, je ne saurais que trop vous conseiller de lire cette étude, disponible sur le net pour quiconque aurait montré un peu de curiosité pour la chercher, afin de vous faire une meilleure idée de la méthodologie adoptée pour la réalisation de cette note et de relancer le débat. En outre, cela vous évitera de spéculer sur les intentions de son auteur et de lui faire un procès d’intention quand il s’agit, à mon avis, d’une erreur de jugement aux conséquences fâcheuses.

Je persiste et je signe :

- Pourquoi l’année 2004 est considérée comme une année ayant connu des “perturbations de nature “exogène” ? Que veut dire “exogène” ? S’il s’agit d’instabilité politique ( qui est bien un facteur “interne” inhérent à la conjoncture locale), l’année 2005 a, elle aussi, été “perturbée”.

- Pourquoi cette méthode fait-elle un lissage des évolutions annuelles sur 2001-2005 ? Pourquoi n’y-a t-il pas comparaison annuelle, tout simplement? Le calcul d’un moyenne pondérée sur 5 années gomme, par définition, les fluctuations conjoncturelles annuelles, alors que “l’expert” fait justement une analyse conjoncturelle annuelle.Est aussi critiquable la méthode de faire une moyenne pondérée avec l’année 2005, alors que l’on compare justement cette moyenne avec l’année 2005 ( en fait les trois premiers trimestres). Cette intégration de l’année 2005 dans la moyenne pondérée me choque, car on “amplifie la pondération”.

- Merci de reconnaitre qu’une analyse conjoncturelle annuelle analyse 12 mois et non pas 9 mois.On ne compare donc pas des grandeurs comparables.Et on est bien dans une analyse conjoncturelle ( comme le titre de l’étude l’indique d’ailleurs) et non pas du tout dans une analyse de “tendance à moyen terme”.

A ma décharge, j’ai effectivement fait une erreur d’appréciation : l’année 2004 fait effectivement partie de la moyenne pondérée sur la période 2001-2005.

Mais je ne change rien à mon analyse sur le fond car c’est l’idée même de “moyenne pondérée” et de sa justification très légère ( facteur de nature “exogène : voilà bien un mot “d’expert” complètement dénaturé dans ce cas là) qui me choque. Et j’encourage aussi nos amis à aller télécharger l’étude sur le site de l’IEOM rubrique “documents” : http://www.ieom.fr/upload/economie_polynésienne_en_2005.pdf . La note introductive sera déjà très révélatrice…

Je ne peux, en effet, m’empêcher de penser que ce choix de méthode est délibérée et avait une visée “politique”. En tous les cas, la “technique” choisie n’a pas été neutre, c’est le moins que l’on puisse dire. Vous reconnaissez vous-même un manque de rigueur. C’est une remarque suffisamment grave pour que l’IEOM, s’il veut conserver, cette réputation de rigueur et de neutralité, fasse amende honorable. Pourquoi pas en “réanalysant” cette année 2005 sur la base des indicateurs 2005 définitifs et désormais connus…et, tout simplement, à la comparer aux années précédentes, année 2004 comprise, car notre climat politique est bien une donnée “endogène” ( ce n’est pas une hausse du dollar ou une hausse du prix du pétrole, n’est-ce pas ?). Les interprétations ou les commentaires peuvent même venir après l’analyse statistique, mais il est bon de séparer le commentaire de l’analyse statistique, pour que le lecteur moyen fasse bien la part de choses. Dire que l’instabilité politique a été défavorable à l’activité économique en 2004 et en 2005 me parait être une idée intéressante à faire partager, par exemple….Elle a, en tous les cas, une vertu pédagogique non négligeable !

Loin de moi l’idée de me prétendre “expert” ou journaliste, mais ceux qui se disent “experts” doivent assumer cette qualité jusqu’au bout (chacun son job, en résumé !). Je ne suis, quant à moi, qu’un simple observateur “lucide et critique” de la réalité polynésienne sous toutes ses dimensions.

Par Pépé Tama le 21 February 2006 at 0:07

Apres les chocs pétroliers de 1973 en france on a bien comparé 73 a 74 pour voir dans quelles mesures la conjoncture s’est améliorée et si cette amélioration par rapport à l’année d’avant etait significative. Car c’est ici le plus important: Savoir si les indicateurs de 2005 ont été suffisament bon par rapport a l’année 2004; dernière année de référence pour les agents economiques. Les moyennes pondérées n’intérésse que les bouquins d’analyses economiques et Historique; pas les acteurs économiques….

Pourquoi fait on des analyses conjoncturelle en comparant une année sur l’autre quand tout va bien , et pourquoi lorsque les choses semblent plus comprises sortons nous les moyennes ? Soyons cohérent : si ‘lon choisi la deuxieme solution il aurait fallu faire une analyse en terme de taux de croissances moyens sur l’année 2001 aussi, lorsqu’il y’a eu les attentats qui ont eu un impact sur le tourisme…Choc plus exogène que la politique intérieure en effet; qui est de notre responsabilité.

Qu’est ce qui est le plus profitable a un élève pour qu’il progresse durant sa scolarité : qu’on lui dise de simples “C’est bon tu es dans la moyenne” “tu es un peu en dessus de la moyenne” “tu es un peu en dessous de la moyenne” ou plutot qu’on lui dise “tu a progréssé par rapport au trimestre dernier c’est bien continue” “tu as régréssé par rapport au trimestre dernier c’est dommage, ressaisi toi”: “voici les raisons de ta progréssion; voici celles de ta baisse”. Ce afin de permettre les bons réajustement conjoncturels.

Il en est de meme pour l’analyse economique d’une année par rapport aux moyennes des années précédentes : elle n’est pertinente que dans des livres d’analyses économiques et historiques ou l’on analyse de longues périodes passées depuis fort longtemps et ou le but est de différencier une année “normale” d’une année “anormale”. Elle est peu pertinente pour juger de la bonne ou la mauvaise santé de la conjoncture economique a un moment donnée et les perspectives qu’elle génère.

L’expert fait il une étude pour un Bouquins d’analyses economiques et historiques? ou essait il de donner la conjoncture economique de 2005 comme son titre l’indique ? Dès lors il a choisis la méthodologie la moins pertinente. Erreur involontaire?

Par Pépé Tama le 21 February 2006 at 19:56

La panacée serait meme d’avoir les deux analyses : pondérée et par rapport a l’année précédente afin d’apporter une reponse plus complete du style : l’année 2005 a été tres bonne (ou peu glorieuse) par rapport a 2004; néamoins nous sommes toujours dans la moyenne des indicateurs des dernières années..

FREEMAN, ta remarque sur l’année 2004 est pertinente. En effet, elle est intégrée. Mais pour le reste, tu n’es malheureusement pas dans la bonne analyse. Désolé mais Le Bop a tout à fait raison . Je suis un économiste et ne comprend pas que les bases de comparaison ne soient pas homogènes. C’est une règle élémentaire en matière d’analyse dynamique. Qui plus est, la personne en charge de cette étude a été interrogé à la télé et a dit que l’année 2005 est bonne voire satisfaisante contrairement à sa hiérarchie qui a dit que c’est une année ni bonne ni mauvaise ( cela ne veut rien dire d’ailleurs!!!!!). Comment peut-on en tant qu’économiste averti dire qu’une année est bonne alors que les indicateurs économiques sont au rouge? Les professionnels du batiment sont très inquiets en raison d’un carnet de commandes peu rempli. Ils l’ont dit suffisamment fort durant toute l’année 2005. Et c’est du vécu et non de la science fiction.
Le tourisme, environ 5000 touristes en moins par rapport à 2004 mais si on compare à 2003, c’est la catastrophe avec des unités hotelières en hausse dans certaines iles prisées comme Bora Bora, des frequences en hausse sydney, New york et des vols journaliers sur les Etats-unis. cela veut dire que c’est bien plus que 5000 touristes en moins dans un contexte similaire aux années antérieures. Comparaison si chere et subite de notre expatrié envolé définitivement. La pêche sombre, les exportations sont au plus bas.la perliculture n’a toujours pas retrouvé son niveau d’antan et reste très fragile sur le plan concurrentiel.
l’agriculture s’améliore mais n’est pas encore consolidée et est tributaire d’aléas naturels non négligeables. Enfin bref, ne parlons pas du commerce!! c’est un secteur sinistré. En revanche, la distribution agro-alimentaire s’en sort à merveille avec le panier de la ménagère qui est en hausse, cela peut se comprendre. 2006 commence très mal pour les acteurs économiques alors ayons des analyses sérieuses pour nous permettre tous ensemble de trouver des solutions adéquates face à une économie malade et ne masquons pas la réalité. c’est le pire des maux. MERCI A LEBOP DE NOUS ECLAIRER

Par L'expert maohi le 21 February 2006 at 23:11

J’ai constaté encore aujourd’hui que cette étude de l’IEOM est utilisée " à tirlarigo". Une fois dans les Nouvelles et une autre fois dans "La Dépêche de l’Economie" ! Certains journalistes pas du tout désintéressés (mais plutôt pro -Taui) utilisent sans vergogne cette étude d’un Institut très sérieux pour dire : "pas de sinistrose", "année 2005 ni bonne ni mauvaise ( ou mi figue-mi raisin ou mi chèvre-mi chou., j’en passe et des meilleures). C’est comme si l’expert avait une réponse de Normand et n’avait pas le courage de clairement se positionner…"tout en noyant le poisson".. L’expert est donc bien utilisé ( à son corps "acceptant ?) comme alibi à des journalistes qui font "caisse de résonance" et amplifient le message. La manoeuvre est supposée brillante et le bon peuple n’a plus qu’à "gober"…

Celà donne des titres surréalistes dans les Nouvelles : " les gens sont déçus ( on ne peut pas effectivement démentir les résultats du sondage)… mais il sont confiants dans l’avenir" !!!

Les journalistes lisent dans le "marc de café" et se transforment en "madame soleil"… On verra celà dans quelques mois et on en reparlera…

Par Tahiti Overseas le 5 March 2006 at 15:20

Bienvenue a tous en politique!

Merci tout de meme pour ces eclairages sur l’actualite.

Une note tout de meme, alors que tout le monde s’accorde a dire que le gouvernement tauiste fait preuve d’amateurisme, il me parait bien douteux que ce dernier soit capable de controler les media tels que certains d’entre vous le croient.

Pour ce qui est du manque d’objectivite des media en Polynesie, cela n’a rien de nouveau. Heureusement qu’il y a Politita.net : )

 

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