Du populisme en Polynésie française

Par lebop • 12 February 2006

Après un an de Taui, il m’a paru intéressant de m’interroger sur le populisme en Polynésie. Existe-t-il ? Comment s’est-il exprimé lors des récentes campagnes électorales ? Quels partis utilisent ce ressort dans leurs discours et leurs actes ? Quelles formes prend-il dans les discours des uns et des autres ? Quelles conséquences produit-il sur les comportements de la population de notre pays ?

Le populisme joue éternellement sur les mêmes ressorts : l’appel aux masses, l’affirmation que le peuple porte en lui la vérité révélée, la conviction que les corps intermédiaires et les institutions ne font qu’occulter cette vérité immanente, le recours à un homme charismatique susceptible d’incarner les aspirations populaires, le culte affectif du chef.

Dans son univers fantasmatique, le populisme rêve d’abolir deux frontières : l’une entre la décision et l’action, l’autre entre le haut et le bas. Dans le premier cas, il s’agit de nier l’épaisseur de la réalité, la puissance des contraintes, la complexité de la société : le peuple veut, le chef fait, le monde se métamorphose ; un chef qui plus est, honnête, efficace, compétent, bienfaisant, légitime. Dans le second, ressurgit la vieille idée des « petits contre les gros ».

Il détourne à son profit les émotions populaires plutôt que de se livrer à une pédagogie sur le modèle de société que l’on veut. Il refuse le compromis. Les institutions ont failli : c’est donc la faute de ceux qui les incarnent. Le système économique ne produit pas le paradis sur terre : c’est la faute des hommes politiques en place, des « chefs d’entreprise qui s’en mettent plein les poches », de « l’affairisme ». Car les élites sont incompétentes, corrompues, illégitimes.

Le populisme s’inscrit aux antipodes des vieux principes de la démocratie représentative qui multiplie les intercesseurs, les médiateurs, les détenteurs de légitimités partielles.

Dans les comportements, il se caractérise par une haine sournoise, une agressivité à peine contenue et une hostilité verbale.

Ce rapide rappel sur les diverses dimensions que revêt le populisme effectué, je vous invite, chers habitués de notre blog, à réagir et à répondre aux questions énoncées en préambule.

Merci d’avance pour votre contribution.

Commentaires

Bien sûr que le populisme, cette "plaie" de la démocratie est bien présent en Polynésie.

Il n’y a qu’à entendre Emile parler du "PEUPLE" à tout bout de champ : le peuple veut ceci, le peuple veut celà… Quel est le moteur d’un parti comme le Ai’a Api ? N’est ce pas ce discours : c’est moi, Emile le CHEF, ralliez-vous derrière mon panache blanc ? Ensemble, moi devant vous et vous deriière moi, nous allons faire de grandes choses… Lesquelles, on n’en sait rien. Suivez-moi d’abord et on verra après.

Vous voulez une baisse des tarifs internet ou du coup de fil ? ACTION, claquement des doigts : voilà c’est fait. Il suffit de la demander, je fais immédiatement. Efficacité totale.

Quelle politique économique ? Quelle politique sociale ? Attend, tu es trop compliqué, tu fais trop de discours. ..Et puis, j’ai les techniciens pour çà : Georges, Patrick et plein d’autres. T’inquiètes pas pour ça …

Politique sociale : ea aha tera mea ? D’abord, est-ce que tu as ta carte du parti ? Oui ? C’est bien. Tiens, voilà les clefs de ton logement social. Et puis, t’inquiètes pas, si tu ne peux pas payer le loyer, on s’arrangera. Viens voir le Chef : il aura toujours des solutions à ton problème.

Et puis, montes des sections dans ton quartier, dans ton district. Je viendrai vous voir dès que vous aurez monté la section. Car, moi je tourne beaucoup: tous les soirs. ACTION !

Et puis, n’oublies pas de venir à mon congrès. Plus il y aura de monde, plus le "PEUPLE" sera derrière moi, plus je ferai des grandes choses pour vous. Lesquelles ? on verra plus tard. Mettez-moi d’abord au POUVOIR…

Par Heifara le 12 February 2006 at 13:09

Oscar, c’est la définition même du populisme : un leader charismatique auprès d’une certaine frange de la population, un talent de prêcheur indéniable en tahitien, l’entretien d’un culte de la personnalité très perceptible durant les dernières élections( rappelez- vous Oscar représenté sur certaines images à l’égal "d’un saint homme….)

Un discours moralisateur à outrance. Le peuple MAOHI mythifié, idéalisé.

La classe au pouvoir ( à l’époque) : tous pourris…
L’économie ? une faillite totale : un déficit commercial béant, L’agriculture ? délaissée, les agriculteurs assistés…
Le social ? assistanat généralisé, clientélisme, achat de voix…
Les politiques au pouvoir ? Des corrompus, des affairistes, des incapables qui se sont gobergés "grâce au système CEP"…
L’Etat ? Néocolonialiste, qui entretient la dépendance…
La culture ? La langue ? Marginalisées par la "clique" au pouvoir..
Le Peuple Maohi ? Idéalisé, mais marginalisé dans son propre pays par ces "ho’o Ai’a"…
Les Terres ? Les Maohi spoliés par les "colons" (voir Vito pour la définition) et leurs descendants. Les Maohis volés par le pouvoir colonial et le pays. Il faut leur restituer LEURS terres…
Les Tribunaux ? Les jugements sont rendus par les blancs et pour les blancs. Le Maohi ne s’y retouve pas : changeons les lois….
Les essais nucléaires ? On nous a pollué notre Terre. L’Etat néo colonial doit se repentir et payer….
L’ère du CEP ? Une catastrophe économique, culturelle et sociale…. Les maohis ont été marginalisés, la spéculation a enrichi les "notables", les fonctionnaires surpayés se sont engraissés. Il faut que l’Etat répare tout çà…

On pourrait continuer longtemps la litanie et les exemples.
Mais je reconnais parfaitement cette définition appliquée au parti dominant maintenant au pouvoir.

Par Heiarii le 12 February 2006 at 22:29

Le projet autaeaera’a est révélateur d’un esprit populiste à la base.

Pendant la campagne électorale, on nous avait bien parlé "un peu" de justice sociale et de la polynésie "d’en bas"… mais sans vraiment annoncer de mesures pratiques dans ce domaine. Le discours de l’UPLD était plutôt, outre les critiques "grosses comme un camion" énoncées par Heifara, un discours démagogique sur les thèmes que l’on connait :

- le SMIG à 150.000 F CFP ;
- la restitution des terres présumées domaniales à leurs légitimes propriétaires ;
- l’allocation de la mère au foyer ;
- une politique du logement social généreuse;
…etc…etc..

Bref, des annonces qui caressaient l’électeur, notamment le "petit tetuanui", dans le "sens du poil". Et, bien sûr, on ne nous disait pas comment toutes ces mesures sociales allaient être financées.

Il est vrai qu’annoncer de nouveaux impôts est toujours impopulaire et on a préféré jouer la carte du "populisme", pour reprendre le concept defini plus haut. Et faire de la surenchère dans des annonces plus sociales les unes que les autres.

Et puis le projet "solidarité", une réforme majeure pour notre société, est arrivé en "catimini" en octobre 2005, à la demande de personne en fait.

On a pu observer que le gouvernement a voulu "passer en force" sans véritablement négocier avec les corps intermédiaires que sont les syndicats de salariés, les organisations professionnelles, le CESC, les conseils d’administration des différents régimes sociaux gérés par la CPS etc…

C’est effectivement une traduction de la volonté d’opposer les "petits aux gros", les "nantis" aux autres… Mais le discours est une chose, la pratique une fois au pouvoir est autre chose.

Ces messieurs avaient tout simplement oublié que cette réforme ne pouvait passer comme une "lettre à la poste" ou au forceps, et surtout en faisant l’économie de la pédagogie et de la négociation avec les représentants du "corps social". Ils s’imaginaient qu’il pouvaient décider et agir dans la même foulée, sans avoir de comptes de rendre à personne.

Voyant les blocages et critiques diverses émerger, le pouvoir a voulu opposer les "petits" aux "nantis", croyant que les petits étaient "naturellement" derrière eux.

Mais ils se sont aperçus que les choses étaient plus complexes qu’ils ne le pensaient et il a bien fallu qu’ils négocient pour trouver un "compromis". On voyait pendant ce temps que la culture de ce pouvoir était d’imposer ses vues, pas de trouver une solution avec l’ensemble des parties prenantes.

La campagne de communication s’est faite à postériori ( à grands coups de pages publicitaires dans les journaux qui ont coûté pas mal de millions : on se demande pour quelle utilité ???). Le compromis passé avec diverses organisations, s’avère être dans la pratique, un peu bancal et insatisfaisant pour tout le monde. On en voit les effets pervers aujourd’hui…

On est donc au "milieu du gué", mais on ne sait pas si on va franchir l’autre moitié de la rivière pour atteindre l’autre rive.

J’espère que toutes ces péripéties et cet accouchement du projet "solidarité" dans la douleur servira d’enseignement à ce gouvernement. En effet, rien ne vaut un vrai dialogue social pour des réformes majeures.

"Les monarchies meurent du favoritisme. Les démocraties ont le leur. Il se nomme démagogie. Et elles en meurent aussi."

JACQUES DE LACRETELLE

Toute ressemblance avec des personnages existant ou ayant existé n’est pas du tout fortuite, ni même indépendante de ma volonté. :o)

Par Populo le 14 February 2006 at 0:06

TAUI TAUI TAUI ROA

Le grand changement : comme s’il suffisait de le décréter pour qu’il se réalise…La désillusion est grande.

On nous avait annoncé des lendemains qui chantent. On déchante plutôt. Les prophètes se révèlent être des charlatans…

Demain : on rase gratis ! On a eu les nouvelles taxes du projet "solidarité".

Demain, les prix vont baisser. Jamais l’inflation n’a été aussi élevée qu’en 2005.

Plus de logements sociaux : seulement 150 logements construits en 2005 ( dixit Jean Christophe BUISSON). Le chiffre le plus bas depuis des décennies.

Plus d’emploi. Plus de 5000 chomeurs de plus en 2004 et 2005 (au bas mot). Eh oui, l’économie a horreur de l’instabilité. Et on le paye cash avec l’augmentation du chômage.

Régression dans le tourisme, régression dans le BTP, marasme dans l’immobilier, la pêche en perdition, l’agriculture à l’abandon…

pourtant, combien de ministres ? Combien de chargés de mission en tous genres ?

Mais la parole est libre : libre pour pleurer, oui. Libre pour constater les dégats. Piètre consolation.

Mais on nous annonce que la grande réforme en cours, c’est…. la modulation des horaires ! Ce sont les chomeurs qui vont être contents…

Par Herenui le 14 February 2006 at 0:18

Le Taui a effectivement engendré ou amplifié des comportements inquiétants pour la paix civile future : les occupations de terres se multiplient. De nombreuses familles, encouragées par le discours de restitution des terres y vont de leur nouvelle interprétation de leurs tomite.

Un "conseil coutumier" a vu le jour, avec à sa tête… le Président d’une société d’aménagement ! Le programme de ce conseil fait froid dans le dos. On a ouvert la boite de Pandorre, fermet de divisions et conflits à venir…

Le gouvernement a intérêt à y mettre bon ordre s’il ne veut pas se faire déborder par certains qui prennent déjà leurs désirs pour des réalités.

Il y a même une qui veut restaurer la royauté à RAPA.Si elle pouvait mettre "son" île dans un bocal, elle n’hésiterait pas .. Heureusement que le ridicule ne tue plus de nos jours…

Par Mata ara le 14 February 2006 at 0:26

Des comportements "jusqu’au boutistes" : on en a vu un exemple récemment avec le trio qui s’est balladé au Pays Basque. Pour eux, si j’ai bien compris, les choses ne vont pas assez vite, il faut accélérer la cadence. Sur quoi ? Comment ? On ne sait pas trop.

D’après ce que j’ai compris, ils veulent des actions de changement plus radicales. D’après eux, il y a trop de personnes qui freinent.

Est-ce qu’il faut aller plus vite en s’affranchissant de la loi par exemple ?

Citoyens, soyons vigilants.

Bien sûr qu’il y a eu un discours xénophobe qui a été distillé en 2004 et 2005. Il a imprégné certains esprits qui rongeaient leurs freins jusque là. Quelques barrières ont sauté et la forte augmentation de la délinquance est l’un des indicateurs d’une évolution plus radicale de certaines franges de notre population.

Malheureusement, à de vrais problèmes, la coalition au pouvoir a énoncé de fausses solutions en se laissant aller à la facilité d’un discours démagogique.

A la pédagogie, elle a effectivement préféré la démagogie. Elle s’est laissée aller à des promesses faciles qui ne poussent pas à l’effort et au travail.

Une terre, une maison, un emploi : ça ne s’obtient pas en un claquement de doigts. Et pourtant, on a laissé croire que c’était facile et on a ouvert la porte à des revendications irréalistes et à des comportements "hors la loi".

Il est temps de revenir à la raison.

Par Tauhiti le 15 February 2006 at 16:53

Bilan positif du TAUI TAUI ROA: 4000 chomeurs, pres de 5000 touristes en moins, du jamais vu depuis 6 ans, moins de recettes touristiques que 1999, 2000, 2001, 2003 et duree de sejour moindre que les autres annees malgre augmentation de frequences , plus d’avions, plus d’hotels dans certaines iles, augmentation de 40 a 60%du buget de promotion depuis 2004, deficit de pres de 2milliards de ATN soidisant a la faute du petrole, pourquoi ANZ, Lan chile , Air france et j’en passe n’ont pas ce deficit. certaines compagnies ont meme des benefices. On augmente les taxes aeriennes de facon inconsiderable parfois de 50% pour couvrir la hausse du petrole et ATN a un deficit colossal a cause du petrole? chercher l’erreur.Le client paye et on dit aux contribuables que le deficit est dû au fait que la compagnie absorbe toute seule cette lourde charge d’exploitation. On prend vraiment les citoyens que nous sommes pour des demeures. Et lesjournalistes sont aveugles, ils n’ont plus le sens de la critique constructive???? quand cela les arrange, la parole est loin d’etre liberee au niveau de la presse!!!! La peche aux thons plonge! le projet de HAO va encore plus plomber le secteur, la perliculture va mal , pres de 1000 emplois en mois au Tuamotu non répertorié par les statistiques , l’agriculture vascille , les agriculteurs ne savent que faire de leurs fruits et legumes, ce n’est pas grave le slogan a la mode c’est planter, planter et planter vous par la meme occasion pendant que d’autres sont au frais, le batiment va mal, plus de projets , plus d’investisseurs,c’est la premiere fois qu’on voit en polynesie des familles entieres venir vous demander du travail voir vous supplier pour avoir du travail a domicile, c’est grave les gens sont a l’agonie , c’est tres mauvais signe pour un pays. On ne voit cela que dans les pays sous développes. la delinquance interieure a augmente pres de 50% et les autorites locales ne s’en inquietent pas pensant que c’est de la competence de l’Etat. FAUX , en amont c’est le travail des autorites publiques locales pour qu’il y ait moins de chomeurs , plus de partage avec les chomeurs et pas entre salaries comme le projet AUTE truc muche, plus d’education parentale, bref rien ne va plus dans notre pays. Et personne ne tire la sonnette d’alarme meme pas certains journalistes qui ne sont
meme plus objectifs.On va se prendre tout cela comme une tornade en pleine figure et on mettra beaucoup d’annees avant de remonter la pente. Entretemps, on aura gagne la fuite des cerveaux , la promotion internationale des essais nucleaires avec ses retombees nefastes, touristes, fuyez, ne venez pas chez nous, nous sommes contamines laissent sous entendre tous les UPLD, QUEL GACHIS? LE PEUPLE A LES ELUS DU’IL MERITE. NE VOUS EN PRENEZ QU’A VOUS MEMES ET SORTEZ LES MOUCHOIRS SI CELA N’EST PAS DEJA FAIT POUR LA PLUPART DES SECTEURS HORMIS L’ADMINISTRATION ET L’ENSEIGNEMENT. MERCI A LA MANNE FINANCIERE METROPOLITAINE ENCORE PRESENTE. CELA RESTE MOINS DOULOUREUX DANS CES DOMAINES. CERTAINS DEMIS SONT INSCONCIENTS QUAND ILS DISENT A LA TELEVISION, L’INDEPENDANCE NE NOUS FAIT PAS PEUR MAIS IL FAUT UNE INDEPENDANCE ECONOMIQUE D’ABORD? POURQUOI PAS DISENT CERTAINS AUTONOMISTES ELUS , ON VERRA DANS 10 OU 15 ANS, C’EST IRRESPONSABLE? Aucun pays n’est independant economiquement parlant meme pas les Etats -Unis, il ne faut pas rever. Avec la FRANCE et sans la FRANCE, c’est passer de la vie en rose a la vie en noir. Si vous ne me croyez pas , faites en l’experience et vous n’aurez que vos larmes pour pleurer toute categories de personnes confondues. Il est fini le temps des irresponsabilites , assumez vos actes et arretez de dire que c’est la faute des elus, c’est grace a vous qu’ils sont au pouvoir et a certains autonomistes qui ont trahi les votes de certains electeurs, je le concois . Ceux-la sont pardonnes mais ne vous trompez pas la prochaine fois , pensez à notre avenir, NE L’HYPOTHEQUONS PAS!!!!

Par Tamatoa le 15 February 2006 at 22:42

Que de changement entre la démagogie et les propos virulents d’avant le pouvoir et l’exercice modeste de ce même pouvoir un an après. Le gouvernement fait ces derniers jours particulièrement "profil bas" : il ne communique pas, le président vient de revenir d’un énière voyage ( de plusieurs jours quand même) en Nouvelle Zélande, personne n’a rien à dire sur le "retoquage" du budget 2006, personne n’a rien à dire sur le DARSE. Bref , le gouvernement est aux abonnés absents !

Hier, sur TNTV, émission sur le taui, un an après. Pour une fois, Mike LEYRAL, de la télé pourtant bleue, a eu une liberté de ton et un esprit critique au bon sens du terme que j’ai apprécié. (Aïe,Aîe, il va se faire taper sur les doigts par le commissaire politique MONOD…)

Mais Erick MONOD, partisan pourant des débats "en live" s’est bien gardé d’en faire un hier soir, de peur de voir ses préférés de l’UPLD se faire dégommer, peut être tant le bilan est piteux !

Alors, après divers interviews enregistrés, ils ont décidé de faire parler le V-P en dernier ( pour être tranquille). J’ai été surpris là aussi. D’habitude très prolixe, très incisif et combatif, très donneur de leçons, le V-P a été peu volubile, prudent, timide, discret, peu convaincant, peu désireux d’argumenter et de défendre un bilan. On avait l’impression qu’il savait , en son for intérieur, que ce n’était pas terrible et qu’il fallait vite tourner la page. Il se disait : vivement demain !

Décidément, le "gouvernement du verbe", c’est beaucoup plus facile que le gouvernement tout court. Il a notamment parlé de "réalisme". Que la liberté de parole, c’est bien, mais qu’il fallait s’en servir avec mesure ! L’air de dire, "maintenant que nous sommes au gouvernement, ne nous jugez pas comme nous, nous jugions le gouvernement quand nous étions dans l’opposition" ! Joli retournement de situation…. Celà change vraiment du populisme et de la démagogie de 2004 et 2005.

Comme on dit : " la critique est facile, mais l’art est difficile".

Par Siméon le 18 February 2006 at 12:28

La question des terres est une question très sensible et il faut se méfier de certains activistes, qui, les difficultés économiques et sociales s’accumulant, vont de plus utiliser cette question comme un chiffon rouge et faire croire aux esprits naïfs qu’ils peuvent récupérer des terrains que leurs ancêtres ont déjà vendu. Quand on voit le prix du foncier maintenant et la spéculation qui l’accompagne, certaines familles voient déjà se promener les millions dans leur tête et revendiquent à tour de bras sans aucun droit pour le faire.

Dans ces conditions et face à ces dérapages, il est important que l’Etat de droit soit respecté.

Par Pépé Tama le 18 February 2006 at 13:48

Sage analyse siméon.

Un exemple de populisme ce matin. Un groupe de 300 camionnettes et voitures d’uluberlus se réclamant du parti Ai’a Api qui, pour faire "masse" et impressionner les badauds ont décidé de faire une démonstration de force en faisant le tour de l’île tous klaxons dehors.

Cette manifestation n’avait pas d’autre but que de faire passer l’idée dans l’opinion que ce parti est un "parti puissant", qui a "beaucoup de miltants" et que le congrès attirera du monde. Voilà pour le message, "vachement profond", comme on le voit.

Pour le leader de ce parti, le "monde attire le monde". Au service de quelles idées, pour quelles actions au sein du gouvernement ? On n’en sait rien et c’est le cadet de ses soucis. Sa seule préoccupation, c’est réussir son Congrès en drainant 5 à 10.000 personnes. Une "grand messe" à la gloire du "leader maximo".

Et les 300 voitures auront gaspillé un plein d’essence, soit, au bas mot,1.500.000 F CFP, pour faire les "zigottos" avec leur drapeau bleu aux étoiles déployé. Et aussi, fait nouveau, les petits drapeaux" bleu, blanc, rouge"… pour faire "républicain".

La cacophonie au pouvoir : ça promet pour la suite….

Mimile, c’est déjà la cacophonie, une barre à droite un jour, une barre à gauche un autre jour et on fait du surplace ou rien du tout , ce qui explique les commentaires de la rue peu brillants sur le un an du TAUI TAUI ROA;

Par ariitea le 25 February 2006 at 17:58

le populisme est avant tout le fait des hommes politiques qui ne cesse, dés que l’occasion se présente, de clamer haut et fort que toutes leurs actions se font pour du peuple. Ainsi, il y a des formules bien connues qui sont devenues à la mode: "pour le peuple", "pour les petites gens", "pour la population",….Là où des politiciens français invoqueraient la "raison d’Etat",nos politiciens mettent en exergue celle du peuple.
j’aimerai juste faire remarquer que beaucoup de partis extrémistes ont eu des discours populistes, c’est par exemple le cas du front national et du partis nazi d’Hitler. Ce constat devrait nous faire réfléchir….

Par ariitea le 25 February 2006 at 18:04

le populisme est avant tout le fait des hommes politiques qui ne cesse, dés que l’occasion se présente, de clamer haut et fort que toutes leurs actions se font pour peuple. Ainsi, il y a des formules bien connues qui sont devenues à la mode: "pour le peuple", "pour les petites gens", "pour la population",….Là où des politiciens français invoqueraient la "raison d’Etat",nos politiciens mettent en exergue celle du peuple.
j’aimerai juste faire remarquer, pour finir, que beaucoup de partis extrémistes ont eu des discours populistes, c’est par exemple le cas du front national et du partis nazi d’Hitler. Ce constat devrait nous faire réfléchir….

 

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