Aujourd’hui à l’assemblée de Polynésie Française, a été effectuée une présentation du rapport de la commission d’enquête sur les essais nucléaires (séance retransmise en direct). Cette commission est présidée par Tea Hirschon (upld).

Dans sa présentation du rapport, cette dernière a effectué l’affirmation suivante : “on ne peut accuser la commission d’enquête d’être le fossoyeur du tourisme polynésien”; dans la mesure où la commission a rendu public une étude scientifique (CRIIRAD) affirmant qu’il n’y avait pas un taux de radioactivité anormalement élevé, dans les îles habitées aux plus proches des sites d’essais, qui mettrait à l’heure actuelle ces populations en danger. (Les Touristes n’ont donc pas de raisons de s’inquiéter !)

Or plus loin dans la présentation, elle affirme qu’il y’a certaines suspicions de causalités entre les essais nucléaires et des effets néfastes ayant des répercussions sur les populations jusqu’à aujourd’hui. Elle affirme ainsi qu’à Mangareva concernant le poisson: «certaines espèces sont encore impropres à la consommation”. (Les touristes ont donc des raisons de s’inquiéter ?)

Il y a ici une contradiction : on semble vouloir ménager la chèvre et le chou.

Quid de la ligne de conduite initialement posée par la commission: une évaluation des dangers relatifs aux faits sans aucune pression extérieure (qu’elle soit d’ordre touristique ou idéologique) ?

On ne peut jouer sur deux tableaux dans ce domaine.