Maeva Salmon est directrice Promotion Europe d’ATN et Heimata Champs est Commercial Promotion Europe d’ATN. Tous deux sont donc des personnes “vitrines” de notre tourisme. Ce sont ces personnes qui montrent, par exemple, l’accueil polynésien. Et ce sont des personnes comme ça qui peuvent nous causer quelques soucis.

Dans la petite affaire que je vous rapporte ici, une centrale de réservation européenne amène 8 TO et AV (dans un premier voyage) et 4 TO et AV (dans un second voyage) pour un Educ Tour. Avant de continuer, petite explication: les tour operators (TO) et les agences de voyage (AV) sous-traitent avec les centrales de réservations pour que ces dernières leur effectuent les réservations convenues avec le client. Les Educ Tours sont des voyages de familiarisation durant lesquels les TO et les agences de voyage se voient présenter une des destinations qu’ils vendent. C’est donc dans un Educ Tour que le professionel du voyage se fait l’idée de la destination qu’il vend. Ces détails apportés, continuons.

Lors du premier voyage, la centrale s’entend dire que l’avion est plein. Le responsable du groupe voit à l’embarquement, avec consternation, que ce n’est pas la place qui manque. Soit.

Lors du second voyage, celui avec les 4 gros clients, le directeur de la centrale demande avec insistance le surclassement. Deux billets peuvent être surclassé, les deux autres: niet. Soit. Quand un avion est plein (et cette fois-ci, c’était vrai), on ne peut rien y faire, on peut même se réjouir qu’ATN remplisse ses (nos) avions. Mais quand le directeur de la centrale voit que deux sièges de la classe Business sont occupés par les personnes citées au début, ça passe mal, très mal.

Comment peut-on, au tournant de notre économie, au moment de la mondialisation de la destination Tahiti se permettent de snober, comme l’ont fait Mme Salmon et M. Champs, ces professionels du tourisme qui nous envoyent de si précieux touristes ? Comment, dans des conditions pareilles, atteindre les 300 000 touristes ? Résultats: les deux TO surclassés lors du second Educ Tour ont commencés à utiliser Air New Zealand et Air France pour la destination Tahiti.

Serait-ce une dramatisation d’une petite affaire ? Je me permet de paraphraser l’excellent Fenua Economie:

Un professionnel rapporte cette anecdote:
“Quand on demande à l’hotêl Royal Palm, à l’île Maurice, qui sont ses concurrents, il répond Le Cipriani à Venise, La Samana à Saint Martin ou encore La Mamounia à Marakech. Quand on demande au responsable d’un grand hôtel de Moorea qui sont ses concurrents ? Il répond l’Intercontinental ou le Sheraton de Moorea”

N’oublions pas qu’Air Tahiti Nui a décroché des titres d’excellence et que son service à bord est sûrement parmis les meilleurs. Mais ne nous contentons pas ces modestes lauriers.