Bonne année 2006
Par Peter, samedi 31 décembre 2005 à 05:41 :: General
Avec quelques heures d'avance, toute l'équipe de Politita vous souhaite de bonnes fêtes et un joyeux réveillon. Ia Orana I Te Matahiti Api.
samedi 31 décembre 2005
Par Peter, samedi 31 décembre 2005 à 05:41 :: General
Avec quelques heures d'avance, toute l'équipe de Politita vous souhaite de bonnes fêtes et un joyeux réveillon. Ia Orana I Te Matahiti Api.
lundi 26 décembre 2005
Par Noindep, lundi 26 décembre 2005 à 19:58 :: General
A l'heure où le champagne arrose vos soirées, les statistiques commencent à tomber, à effrayer, à provoquer des désillusions. Un an et demi de gouvernance Tauiste, votez et élu par le peuple, admirez, comprenez, et réfléchissez...
dimanche 25 décembre 2005
Par Peter, dimanche 25 décembre 2005 à 19:02 :: Débat
Maeva Salmon est directrice Promotion Europe d'ATN et Heimata Champs est Commercial Promotion Europe d'ATN. Tous deux sont donc des personnes "vitrines" de notre tourisme. Ce sont ces personnes qui montrent, par exemple, l'accueil polynésien. Et ce sont des personnes comme ça qui peuvent nous causer quelques soucis.
jeudi 22 décembre 2005
Par Nevitz, jeudi 22 décembre 2005 à 16:12 :: General
C'est n'est pas encore Noel, que Léonard "Rere" Puputauki nous offre un 4ème blocage pour cette année 2005. Et pour quelles raisons ? D'après lui, le gouvernement a encore menti, et a l'intention de remplacer Yannick Bossie (actuel chef des GIP) par Etienne Hauata. Et même si Rere est en congé, il n'a pas attendu pour montrer son mécontentement et a établi un 4ème barrage aux portes de Motu Uta. Le bouche-à-oreille se propageant très vite, on pouvait déjà voir les automobiliste se ruer vers les stations services dès 18h. Ce blocage provoqua un "Ras le Bol" général de la part de la population, qui pensait être à l'abri de tels évenements pendant cette période de fêtes. Heureusement, vers 21h, suite à un accord avec le gouvernement, Rere a finalement dégager ses "troupes" de Motu Uta. Et selon lui, "c'est pour aider toutes ces petites gens" qu'il fait tout ça.
mardi 20 décembre 2005
Par Peter, mardi 20 décembre 2005 à 20:33 :: Petite analyse
Gilles de Robien est Ministre de l'Etat Français, alors pourquoi en parler ici ? Vous aller voir ;)
Lu dans le dernier Marianne (je ne l'ai pas sous la main, donc je vous fait la citation de tête):
Le centre n'existe pas. En France on ne peut être que de gauche ou de droite.
- Gilles de Robien
Mais quelle bêtise !? Et ce gars est un ministre d'Etat ? Bon allez, on respire et on regarde pourquoi est-ce que Gilles se ridiculise de telle façon. Alors ? Pourquoi ? Tout simplement parce que François (Bayrou, pas Hollande), s'affirme comme une alternative crédible à l'eternel refrain gauche/droite et que Gilles est envoyé (par qui ? "Mystère" !) pour le contrer, pour ne pas que mai 2002 se reproduise du côté de l'UMP.
Pourtant, un simple coup d'oeil nous montre bien que le tout-à-gauche (l'URSS) tout comme le tout-à-droite (au hasard, les Etats Unis d'Amérique du Nord) ne donne rien de bon. Soyons d'accord, si le monde est binaire dans sa conception (vrai/faux, blanc/noire, 0/1, yin/yang ...) il ne l'est pas dans son fonctionnement. C'est pourtant simple: stabilité = équilibre.
Equilibre, stabilité ... Cela ne vous rappelle rien ? Allons ! Pouvons nous sauter de suite dans les bras du bel indépendant ? Pouvons nous rester accrocher éternellement à la robe de Mère France ? Non, bien sûr que non. Il est temps d'aller vers une vraie autonomie, une autonomie économique. Il est temps de se poser la question d'une réelle indépendance: l'indépendance économique. Doucement mais sûrement.
lundi 19 décembre 2005
Par Nevitz, lundi 19 décembre 2005 à 07:34 :: Portraits
Oscar Manutahi Temaru est né le 1er novembre 1944 dans la commune de Faa’a sur l’île de Tahiti en Polynésie française. Il étudia au collège Notre-Dame des Anges (NDA) et continua au Collège La Mennais. Il a eu très tôt l'influence politique de Jean-Marie Tjibaou, philosophe et leader indépendantiste, qui fut assassiné en Nouvelle-Calédonie en 1989.

A 17 ans, il s'engage dans la marine pour 3 ans et participe à la guerre d'Algérie. A son retour à Tahiti, il passe le concours de douanier. Il prit sa retraite en 1999. En 1977, Oscar Temaru fonde son parti politique, le Front de libération de la Polynésie (FLP). Et en 1983 le parti pris le nom de Tavini huiraatira (Servir le peuple). La meme année il fut élu maire de Faa'a, une position qu'il occupe encore aujourd'hui. En 1986, le Tavini huiraatira obtenu 2 sièges a l'assemblee, 4 sièges en 1991, 11 sièges en 1996 et 13 sièges en 2001. Le 14 juin 2004, Oscar Temaru fut élu président de la Polynésie Francaise à 30 voix sur 57. Il succède alors à Gaston Flosse, qui dirigea le pays pendant 20 ans.
Dans son programme, Oscar Temaru souhaite une revalorisation du SMIG à 150 000 Fcfp sur 5 ans, améliorer les services sociaux, une réforme de l'éducation, un développement de la médecine préventive et une révision sur un nouveau status d'autonomie de la Polynésie Francaise.
Le 08 Octobre 2004, son gouvernement se fit renverser par 2 motions de censure deposées par l'opposition. Gaston Flosse fut réelu president par l'Assemblée le 22 Octobre 2004. Cependant, Oscar Temaru reprit le pouvoir le 04 Mars 2005, à la suite d'une crise politique.
dimanche 18 décembre 2005
Par Nevitz, dimanche 18 décembre 2005 à 22:08 :: General
L'Euro est la monnaie de l'Union Européenne et notre gouvernement souhaite l'utiliser en place du Franc Polynesien (Fcfp) d'ici 2009. Quelle démarche le gouvernement devra-t-il suivre pour introduire cette monnaie en Polynesie Francaise? Quelles conséquences aura-t-elle sur notre économie ?
36 membres du CESC (Conseil Economique Social et Culturel) sur 39 ont voté pour ce projet. Mais ce vote n'est que le début d'un long processus d'acces à l'euro, qui est loin d'être garanti. Pour que la Polynésie Française bénéficie de l'Euro, il faut que les 2 autres territoires français (la Nouvelle-Calédonie et Wallis et Futuna) soient d'accord avec ce changement. La démarche nécessite environ 3 ans, 2 ans pour s'occuper des formalités avec l'Union Européenne et 1 an pour que les habitants de la Polynésie soient habituer à cette monnaie.
Depuis que l'euro est la monnaie officielle de l'Union Europeen (1er Janvier 2002), la valeur du FCFP est lui est lié: 1€ =119.33 Ffcp. Ce taux provoque chez quelques membres du CESC une crainte d'inflation, qui augmenterait encore le coût de la vie, surtout pour les familles les plus démunies. Les principaux avantages évoqués lors des débats au CESC sont de:
L'euro nous permettera peut-être de faire avancer notre économie et mais peut-être aussi de la freiner. Qu'en pensez-vous ?
Hop, un peu d'humour:

mercredi 14 décembre 2005
Par Nevitz, mercredi 14 décembre 2005 à 11:17 :: General
En ce moment, le grand débat se porte sur les dépenses du gouvernement Taui. Nos quotidiens nous proposent quelques chiffres et tableaux pour mieux aborder le sujet. En comparant le budget de 2006 à celui de 2005, on s'aperçoit d'une hausse des dépenses de 38.58%. Tous ces chiffres ont bien sûr été interpretés de différentes façons.
"Les Nouvelles" ont comparé le budget 2005 à celui de 2006. Une comparaison très défavorable pour le Taui, car il montre une augmentation générale de 38,58%. La majorité pense que les résultats de l'année 2005 ne sont "pas sincères" et qu'il est préférable de comparer le budget 2006 à celui de 2004 pour obtenir des chiffres plus significatifs.
Par rapport au budget de 2004, l'opposition se base sur les dépenses au niveau des 17 ministères, qui est de 761 489 292 Fcfp, tandis qu'Emille Vanfasse montre une diminution de 913 965 072 Fcfp au niveau du budget de la Présidence. Chacun essaye évidemment de présenter ces chiffres à son avantage. Mais si nous regardons les dépenses globales, on s'apercoit que le Taui nous propose quand même une diminution de 9%. Cela reste néanmoins très proche des dépenses qui furent énormément critiquer par le Taui lorsque le Tahoera était au pouvoir.
mardi 13 décembre 2005
Par Peter, mardi 13 décembre 2005 à 20:00 :: Revue de Presse
L'Assemblée a adopté le budget 2006 du Pays mardi à 1h du matin, "en catimini", article détaillé de TahitiPresse. Ou comment le Gouvernement avoue qu'il est dans une impasse.
lundi 12 décembre 2005
Par Noindep, lundi 12 décembre 2005 à 20:33 :: Petite analyse
La passe de Papeete est bloquée, les pêcheurs sont mécontents. Ils ne sont pas les seuls d’ailleurs.
Encore un secteur clé de notre économie qui s’attaque à ce nouveau collectif budgétaire. Toutes les dépenses économiques importantes ont fléchi au profit de dépenses plus superflues. Le secteur de la pêche est le premier bouc-émissaire de ce budget Tauiste, avec 18% de baisse pour 2006, alors même que le secteur traverse une crise majeure, et qu’un financement publique sera plus que nécessaire !
Le malaise politique se poursuit. On s’aperçoit que rien ne va plus, et malgré quelques tentatives désespérer de s’y opposer impérativement, avouons le nous, la Polynésie française est victime d’un malaise politique, dirons-nous presque que c’est la fracture politique ! Le gouvernement est en train de prolonger son erreur de gouvernance, et l’échec et mat s’annonce. Plus que trois coups...
Mais dans quel pays vivons-nous ? On l'ignore, mais en tous les cas l’anarchie politique s’installe, s’enseigne, et s’applique. La grève est devenue plus que jamais le nouveau moyen de capter l’attention d’un pouvoir politique sourd et déborder par des responsabilités au delà même de ses capacités...Ceux qui les ont choisi, ne ralez pas !
dimanche 11 décembre 2005
Par Peter, dimanche 11 décembre 2005 à 18:34 :: Brèves
L'indépendance en Polynésie est une affaire de conviction et .... de testostérones. M. Temaru l'a dit "Si Dieu le veut, je serais le premier président d'une Polynésie indépendante". Voilà, c'est dit, M. Temaru veut marquer l'Histoire polynésienne de la pierre de l'indépendantisme.
Soyons précis, l'Indépendance en soi n'est pas ce qui fait peur à tant de gens en Polynésie, c'est l'arrêt des versements de l'Etat français. Le CEP et l'après-CEP ont amené des richesses faciles en Polynésie. Nous n'avons presque pas eu besoin de travailler. Sommes-nous indépendant économiquement ? Loin de là ! M. Temaru l'a reconnu lui même au début de son mandat, avant de changer de son de cloche au fil des forums du Pacifique.
Pourquoi ne pas arrêter ce discours schizophrène et dire simplement: "Voici notre plan pour nous amener à une indépendance économique, premier pas vers notre indépendance pure et simple" ?
Je rajouterais seulement que je ne suis pas particulièrement pour l'indépendance telle qu'elle est présentée. La Polynésie n'est pas suffisamment importante d'un point de vue des matières premières, de la démographie, des sciences pour se permettre de se dresser fièrement comme pays indépendant. Notre salut passera, à mon humble avis, par l'autonomie d'abord, le partenariat ensuite.
jeudi 8 décembre 2005
Par Noindep, jeudi 8 décembre 2005 à 17:48 :: General
Où allons-nous ? Pendant que le projet solidarité est mal mené chez les partenaire sociaux, le débat sur le collectif budgétaire à l'assemblée est houleux.
A l'heure où je vous écris, rien ne va plus en Polynésie française. En effet, la CPS risque d'être la nouvelle cible de blocage. Motif : Encore Te Autaeaeraa ! Les administrateurs de la CPS refusent d'être les responsables de ce théâtre de la cruauté, dans lequel le gouvernement donne le ton. Il impose et non propose, de faire passer cette réforme au frais de la caisse. Pourquoi ? Eh bien, parce que l'augmentation de la CST ne sera que de 5% (contre 33% réclamé par le gouvernement) ajouté à son budget qui vient d'être rejeté. "Un budget en hausse de 20%" nous dit Nicole Bouteau, "des dépenses justifiés" nous dit le président. Bref, 17 ministères, 20% d'augmentation budgétaire, et le projet Te Autaeaeraa à financer, bref les caisses du territoire sont à sec tandis que les richesses diminuent !
A l'autre bout du monde, le sénateur Gaston Flosse, fait une plaidoirie en faveur d'un scrutin d'auto détermination sur l'indépendance en Polynésie. Alors que le budget outre-mer est encore une fois à l'avantage de la Polynésie française, on demande aux polynésiens de choisir les prochains siècles de leur histoire. Somme-nous certain de ce que l'on fait ? L'ex président de la Polynésie française a t-il si confiance en l'électorat Polynésien ? Celui qui l'a sanctionné voilà presque un an, et qui à cause d'une campagne anti-Tahoeraa intenter par les Tauistes, est boudé par la population. En donnant le pouvoir au peuple de s'exprimer sur une telle question, le sénateur Flosse vient d'ouvrir la partie de poker. En effet, si le oui l'emporte, la Polynésie accède démocratiquement à l'indépendance. Si le non l'emporte, Oscar Temaru a perdu la partie.
En tous les cas, on espère tous que le peuple ne réitèrera pas Février 2005, et agira pour sa cause, celle de ses enfants, et celle du bon sens...
Par Nevitz, jeudi 8 décembre 2005 à 14:14 :: General
"Te Autaeaeraa" c'est quoi ? La semaine dernière on ne savait pas du tout ce que c'était. Et cette semaine ? Ben ca n'a pas changé. Depuis lundi, on a deux protocoles d'accord sur le projet de solidarité: celui du 14 novembre et celui du 05 décembre. Et puisque le second protocole n'a pas annulé le premier, on se retrouve avec des textes qui ont été signés par différentes personnes et qui sont contradictoires sur certains points. Par exemple, dans l'accord du 5 décembre, il n'y a plus l'augmentation de 33% sur la CST et le régime familial universel (RFU) est suspendu. Le gouvernement a le choix entre un des deux ou rédiger un troisième protocole qui satisfaira tout le monde. Mais il faut qu'il se dépêche, car la fin du vote du budget se déroulera le 13 décembre.
mardi 6 décembre 2005
Par Noindep, mardi 6 décembre 2005 à 15:37 :: General
Tout est fini ? Eh bien vous ne croyez pas si bien dire, un préavis de grève vient d'être relancé pour la nouvelle année, c'est à dire retour des conflits dès janvier.
Hier soir les négociations ont tourner court. Les patrons, plus particulièrement la CGPME et la FGC ont quitté la table des négociations hier soir. La levée des barrages a permis de réenclencher le processus de négociations, mais rien n'avance. On fait un pas en avant et deux en arrière.
Le report des négociations a été reporté à 2006. Eh oui mais 2006 commence dans moins d'un mois, la signature du report permet juste de gagner du temps, en évitant de prendre en otage les petits commerces, et la haute saison touristique de décembre. Mais dès Janvier, tout reprend. C'est reculer pour mieux sauter.
Tandis que chacun prépare son réveillon de Noël et le nouvel an, les syndicats quant à eux élaborent de nouvelles stratégies, pour mettre le gouvernement au pied du mur et l'obliger à abandonner une réforme sociale de plus en plus rejetée.
lundi 5 décembre 2005
Par Nevitz, lundi 5 décembre 2005 à 20:19 :: General
La grève est enfin finie et tout le monde est content. Le match qui se déroulait entre le gouvernement et les syndicalistes s'est terminé par un match nul. Comme l'a dit Marc Ploton, porte-parole de l'intersyndicale des fonctionnaires "Ce soir, il n'y a pas de gagnant, il n'y a pas de perdant. La paix est revenu et c'est le pays qui gagne". Nous devons surtout remercier le haut-commissaire Anne Boquet, qui a su réunir les partenaires pour discuter du problème. Cette réunion abouti à la signature d'un protocole d'accord entre les partenaires. Suite à ce protocole, le gouvernement suspend la hausse de la CST pour 2006, et réserve cette année pour une étude plus approfondie sur la réforme Te Autaeaeraa.
"PS: petite faute corrigée"
dimanche 4 décembre 2005
Par Maiko, dimanche 4 décembre 2005 à 23:17 :: No comment



Par Pépé Tama, dimanche 4 décembre 2005 à 21:16 :: No comment
"Un sentiment d'apaisement semble bercer la Polynésie, mais pour combien de temps ? N'oublions pas que le gouvernement joue son mandat sur cette réforme,celle qu'il a promis aux polynésiens... (Noindep)".
Justement : Le gouvernement n'a pas promis cette reforme! C'est en cela d’ailleurs qu’elle est critiquable. En effet lors de sa campagne électorale l'UPLD n'a pas inséré cette reforme dans son programme; celle ci (L'UPLD) n'a donc pas jouée carte sur table. La réaction des syndicats est donc légitime que l'on soit ou non d'accord avec eux.
A mon avis c'est ici que l'on touche à la principale carence de la démocratie polynésienne, à la source meme, c'est à dire lors de la mise en place des programmes electoraux. (Cliquez sur lire la suite pour plus si affinités..)
Par Noindep, dimanche 4 décembre 2005 à 19:38 :: Brèves
C'est terminé, du moins on l'espère. En tous les cas, les voies publiques sont libre d'accès, et tout cela on le doit à Mme Boquet, qui a su arbitrer les disputes entre les syndicats et le gouvernement.
Anne Boquet coure au secours de la Polynésie. Oui mais à quel prix ? En apportant son soutien de médiateur, l'Etat, en la personne de Mme Boquet, a demandé que les serviteurs de la République soient épargné de cette réforme, qui les faisaient passé pour des contribuables sans aucun bénéfice. C'était l'honoraire de Mme Boquet.
Dénotons ici l'impuissance du gouvernement à faire accepter sa première loi de pays, tandis que son budget est dans le collimateur des non inscrit qui dominent les négociations législatives. Un budget idéaliste selon certain, il n'incarne pas le gouvernement modeste tant promis avant février 2004.
En tous les cas, le calme est rétabli, le gouvernement a lâché son augmentation de CST (du moins temporairement), les syndicats chantent l'ode à la joie...mais les problèmes sont toujours là. Le projet Te Autaeaeraa vise à réduire les inégalités, améliorer les déficits sociaux récurrents, et ainsi favoriser la croissance sociale. Mais comment vont-ils le financer désormais ?
Un sentiment d'apaisement semble bercer la Polynésie, mais pour combien de temps ? N'oublions pas que le gouvernement joue son mandat sur cette réforme, celle qui l'a promis aux polynésiens, et sur laquelle il compte s'appuyer pour 2008.
samedi 3 décembre 2005
Par Nevitz, samedi 3 décembre 2005 à 14:39 :: Brèves
En face du showroom de Peugeot, c'est toujours le même "bazard": des carcasses de voitures, des pneus, des poubelles, des barrières et une centaine de personnes. Et pour montrer qu'ils ne vont pas abondonner leur manifestation, les grévistes rajoutent des cailloux pour renforcer leur barrages. Ces barrages ont causé beaucoup de problèmes à la population. Beaucoup de personnes ont dû abondonner leur véhicule sur la RDO pour marcher vers leur lieux de travail, les touriste perdus dans ce conflit ne savent pas comment rejoindre leur hôtel ou l'aéroport et de nombreux élèves n'ont pas pu aller a l'école.
Oscar Temaru a tenter de calmer les grévistes: "Aucune recherche d'accord ne peut être entreprise sous la contrainte". Mais Jean Marie Yan Tu (leader d'A Ti'a i Mua) lui répond: "Vous savez, il y eu une époque où le Président du Gouvernement avait bloqué le pont pendant une semaine. C'est lui qui nous a appris". Heureusement qu'hier soir à 19h, le barrage qui s'était installé à côté de la piscine municipale fut temporairement levé. Ce qui permet à la ville de respirer, après la dure journee passée.
Par Noindep, samedi 3 décembre 2005 à 09:50 :: Brèves
C'est dit, Anne Boquet Haut-commissaire de la République française en Polynésie, ne s'immiscera pas dans ce conflit. L’Etat prend le parti de la logique républicaine.
L'Etat fait la morale à Oscar Temaru. Rencontre furtive ce matin avec le président de la Polynésie française, qui s'est vu se faire la morale par le Haut-commissaire, lui rappelant que ce n'est aucunement aux contribuables français de financer une réforme fiscale locale. (faisant allusion à la participation démesurée des fonctionnaires d’Etat en Polynésie française). L'Etat a décidé de ne pas soutenir le président dans sa cause, alors qu'il comptait sur lui pour ramener le calme.
Pis encore, Oscar Temaru se retrouve seul. En effet, sans le soutien de 9 syndicats sur 10, sans le soutien de l'Etat, sans le soutien d'une population qui réclame haut et fort sa démission, sa carrière politique est sur le fil du rasoir. Sa traversé du désert, qui dure depuis le début de son mandat va bientôt touché à sa fin. Il finira peut être par prendre conscience, qu’il n’y pas que les pays du pacifique qui ont des problèmes, et que la Polynésie française n'est aucunement prête à quitter le port de la République.
En attendant, les négociations se poursuivent, le gouvernement sait qu’il n’est pas à son avantage, et que de l’autre côté l’électorat le guette, l’observe, et le juge…
vendredi 2 décembre 2005
Par Nevitz, vendredi 2 décembre 2005 à 21:22 :: Brèves
Hier était le premier jour des discussions sur le budget 2006 de l'UPLD. Ce problème avec la hausse de la CST a, depuis quelques jours, créée beaucoup d'inquiétudes dans la population. De nombreux grévistes se sont rassemblés devant le hall de l'Assemblée de Polynésie pour rencontrer Anthony Geros et lui faire part de leur mécontentement. Mais celui-ci refusa l'invitation et envoya son directeur de cabinet Hubert Lenoir accueillir les syndicalistes. Les grévistes ont alors demandé un poste de télévision pour pouvoir suivre le débat en direct. Tout était calme jusqu'au moment où notre Président Oscar Temaru prit la parole. Ce fut l'agitation général, les grévistes réclamant la démission du President Temaru. Heureusement, cette agitation ne tourna pas à la catastrophe, la majorité des grévistes ont gardé leur calme et n'attendaient que les résultats de la rencontre.
Par Pépé Tama, vendredi 2 décembre 2005 à 20:52 :: Humour
Aller une petite dose de cynisme pour la route...bloquée. La démocratie polynésienne s'est dotée d'un nouvel outil : Les barrages. Ils font dorénavant partie du folklore polynésien. Notre nouvel hymne à nous c'est ragga string: "Oh vas y bloque bébé...".
L'heure est grève. L'air du temps impose donc de rendre public le protocole du bon blocus.
1ere règle d'or : L'effet de surprise--> Agir le matin dès l'aube : à l'heure où blanchit la campagne.
2eme règle d'or: Faire gronder la colère--> Montrer son énervement : "on nous a pris pour des cons" Mais j'en suis certain...quelque chose ne tourne pas rond ! -on connaît le refrain-.
3eme règle d'or : Le pourquoi de la colère --> Justifier sa colère par les titres de la presse (ultra high level) locale : Pour O.T "les syndicats sont de mauvaise foi" (titre dépêche Mardi)
4eme règle d'or : La météo de l'opinion --> Ecouter le répondeur téléphonique de radio 1 pour prendre la température: " Tapea parii Ronald" "Qu'ils s'en prennent à Oscar pas au peuple". Fifty fifty : C'est O.K.
5eme règle d'or: La logistique --> Une fois le climat stabilisé : installer les chapiteaux.
6eme règle d'or: La douce insouciance --> Une fois le soleil couché ; une fois les négociations annulées (le gouvernement est en week-end) : Commencer la bringue !
7eme règle d'or: L'inertie --> personne (ni gouvernement ni bloqueurs) n'est pressé.
Félicitations, votre blocus est réussi : Vous pouvez passer au level 2 à savoir, le Blocage du pont de motu uta.
Par Noindep, vendredi 2 décembre 2005 à 19:33 :: General
Les jeux sont presque faits, et rien ne va déjà plus. C'est fait, les syndicats ont bloqué la voie publique, agissant dans la totale illégalité dixit Jacques Michaud, Secrétaire Général du Haussaire ce matin. Les syndicats réclament la médiation de l'Etat dans ce conflit, lui demandant implicitement de suppléer le président de la Polynésie française, politiquement impuissant face aux syndicats.
5h ce matin. Papeete est paralysée, la voie publique est bouchée, des carcasses de voitures gênent l'accès, les automobilistes sont invités à abandonner leur véhicule sur le bas côté et poursuivre leur chemin à pied. Nous en sommes arrivés là car les cinq réunions entre syndicats et gouvernement n'ont rien donné, dont la dernière a duré 6h ! Le gouvernement campe sur ses positions : refus catégorique de céder au chantage. Du côté des syndicats : refus impératif de lever le barrage. Où allons nous donc? Il convient de prolonger la réflexion plus loin en n'oubliant pas que la haute saison vient de commencer, Noël approche, le chiffre d'affaire annuel de certains commerces se joue dans les trois semaines qui arrivent. Gille YAU, président de la Fédération Générale du Commerce, monte au créneau pour défendre ses partisans, rendre compte aux syndicats qu'ils sont en train d'asphyxier l'économie locale, et ainsi nuire à l'emploi. Seulement, ils sont 9 syndicats sur 10 à être contre ce projet. Seul un l'a signé, rendant ce projet fiscal légitime aux yeux de la loi. Patrick Galenon (CSTP-FO) a été le seul syndicat a paraphé les trentaines de pages du projet Te Autaeaeraa. Certain l’accuse de complicité avec le gouvernement, d’autre l’ignorent, bref sans sa signature, nous n’en serions pas là.
Ce qu’il convient d’ajouter, c’est la difficulté qu’aura l’Etat a joué la carte de l’impartialité, car cette réforme l’a concerne au plus haut point, étant donné que ses fonctionnaires seront les premiers contribuables de cette réforme fiscale. Si l'on veut taxer tout le monde, pourquoi ne pas réduire les salaires du gouvernement qui gagnent plus que les dirigeants du gouvernement français ? Il ne suffit pas d’imposer, il faut savoir aussi proposer.
Par Noindep, vendredi 2 décembre 2005 à 03:41 :: Brèves
Papeete est paralysée, le gouvernement a gagné. Ultime négociation hier soir, elle s’est soldée par un échec, dû en majorité à un gouvernement noyé sous ses idéologies.
Hier soir encore, les syndicats ont tenté de négocier, voulant à tout prix éviter le blocus. C’est avec aucun respect que le gouvernement arrive à 19h à la présidence, tandis que dans la salle de presse, les syndicats attendent depuis plus d’une heure déjà.…le climat s’échauffe. La tension est palpable, les syndicats l'ont dit, ils ne céderont pas. Première cible : abandonner l'augmentation de la CST, et le gel des salaires. Car ce projet solidarité provoque 6000 F CFP d’augmentation de salaire d’un coup, et un gel complet les années qui suivent, laissant la porte ouverte à toutes nouvelles taxes et impôts, supprimant de facto le pouvoir syndical, et sanctionnant encore une fois le pouvoir d’achat des ménages. Le gouvernement semble ne pas faire (ou ne pas vouloir faire) la différence entre Pouvoir d’Achat et Revenu. Deux notions économiques fondamentalement différentes, qui sont volontairement confondu afin de leurrer une population certes naïve et débordée par l'inondation de statistiques, le nouvel avocat du gouvernement. Mais où se trouve l’efficience dans tout cela ? Cela fait presque un an que l’on se pose la question, toujours sans réponse. En revanche, nous conseillons au gouvernement de réfléchir à deux fois avant de rire au nez des syndicats (Mr Drollet l’a fait), car le passif social de la Polynésie est très lourd de sens, et 1987 est restée dans la mémoire de chacun comme le pire cauchemar social qu’est vécu la Polynésie française. Personne ne veut revivre cela, le gouvernement doit réagir.
Par Nevitz, vendredi 2 décembre 2005 à 00:11 :: Débat
Hier j'étais devant KNEWS, émission assez sympa, sur TNTV, qui donne la parole à la population pour recueillir chaque semaine les commentaires sur des faits marquant de l'actualité locale. Le sujet d'hier était "Te Autaeaera'a". Karl est donc parti un peu partout pour demander au quidam ce qu'il pensait de cette réforme. La réponse la plus fréquente ? "Euh...chais pas !". D'autres: "j'ai entendu parler à la télé, mais je ne sais pas exactement ce que c'est".
Après cette question, Karl leur demandait pourquoi ils ne savaient pas. La plupart répondait que c'était dû à un manque de communication, que tout ça s'est passé trop vite.
Pensez-vous que c'est un défaut de communication du Territoire ou juste que beaucoup de personnes ne s'en occupe pas ? Et que devrait faire le Gouvernement pour remédier à cela ?
jeudi 1 décembre 2005
Par Noindep, jeudi 1 décembre 2005 à 14:01 :: Petite analyse
Déçu par un rassemblement très symbolique, les syndicats ont poussé hier la grille de la présidence pour poursuivre les négociations.
Personne n’y comprend rien. En effet faire comprendre que 6000 FCFP d’augmentation de salaire sans aucune augmentation de la productivité, va provoquer une crise économique de grande ampleur, peu de gens sont capable de comprendre cela. Et pour cause, le gouvernement sert des discours fleuris et rassurants à la population, bernée par le soit disant charisme d’un président absent, en oubliant de mentionner que ce projet fiscal est le fruit d’une partie de jambe en l’air d’un soir, basé sur des variantes contradictoires, profilant à l’horizon un échec économique sanglant. Christian le sait…
Le président du conseil d’administration de la CPS, Marcel AHINI, déposera sa démission vendredi si le projet est accepté, car il ne veut être le bouc émissaire d’une réforme socialement injuste, et le pion de l’échiquier politique. Car on parle de tout augmenter, mais avec quels « sous » ? Eh bien avec les votre, et les 33% d’augmentation de la CST qui ramèneront votre gain social à 0, ou plutôt avec ceux des fonctionnaire d’Etat, qui sont in fine, les actionnaires forcés de cette entreprise sociale. Et vous vous étonnez qu’ils fussent majoritaires hier dans la rue ?